Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Power.

Le girl power (le pouvoir féminin en français) est un mouvement et phénomène culturel inspiré du féminisme, popularisé lors des années 1990 par des chanteuses de musique pop anglo-saxonne comme les Spice Girls, Madonna, Britney Spears, Christina Aguilera, TLC, Destiny's Child, etc. Cette philosophie est ensuite récupérée au sein du marché de la mode.

Sommaire

HistoriqueModifier

À ses origines, le phénomène girl power est associé au riot grrrl, mouvement musical féministe dont la figure principale fut Kathleen Hanna[1], et à la troisième vague féministe du début des années 1990[2],[3].

À l'origine, le féminisme visait l'égalité des droits civils et politiques par rapport aux hommes. Les femmes recherchaient une stratégie de « libération » en réclamant l'autonomie dans leurs décisions.

Le « girl power » n'est pas un phénomène décrit comme un mouvement recherchant l'égalité, mais comme le portrait d'une avancée croissante des femmes dans la société occidentale, due aux efforts menés pour l'égalité des sexes.

D'autres le voient comme une simple résultante de l'égocentrisme occidental, mais également d'un retour caché de la femme soumise par le but premier de ces clips, qui sont en premier lieu la recherche de la satisfaction visuelle de l'homme.

Les Spice Girls de 1996 à 2001 vont prôner le Girl Power en précisant qu'il ne s'agit pas de rabaisser la gent masculine mais de favoriser l'égalité des sexes et des droits. La philosophie du Girl Power par les Spice Girls comprend également l'ouverture d'esprit, la tolérance, et le respect[4],[5],[6].

Au-delà de leur musique, les Spice Girls agissent pour les femmes dans le monde entier, notamment Geri Halliwell ambassadrice à l'Organisation des Nations unies (UNFPA) depuis 1998 pour lutter contre la maltraitance des femmes et le cancer du sein à travers le monde. Le Girl Power qu'elles ont popularisé est voué à faire évoluer l'image de la femme, puis imposer une égalité et une tolérance.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Sources et bibliographieModifier

  • (en) Elyce Rae Helford, Fantasy Girls: Gender in the New Universe of Science Fiction and Fantasy Television, Rowman & Littlefield Publishers, Inc., 2000, 284 p. (ISBN 978-0847698356)
  • (en) Susan Hopkins, Girl Heroes: The New Force in Popular Culture., Pluto Press, 2002, 233 p. (ISBN 978-1864031577)
  • (en) Frances Early, Athena's Daughters: Television’s New Women Warriors, Syracuse University Press, 2003, 192 p. (ISBN 978-0815629894)
  • (en) Dawn Heinecken , The Warrior Women of Television: A Feminist Cultural Analysis of the New Female Body in Popular Media, Peter Lang Publishing Inc., 2003, 187 p. (ISBN 978-0820462196)
  • (en) Emily Pohl-Weary, Girls Who Bite Back: Witches, Mutants, Slayers And Freaks, Sumach Press, 2004, 360 p. (ISBN 978-1894549332)

DocumentairesModifier

  • Cécile Denjean, Princesses, pop stars & girl power, ARTE France, 2014 (52 minutes; Info)

Notes et référencesModifier

  1. Philippe Lesaffre, « Kathleen Hanna, pionnière punk du “girl power” », sur Le Zéphyr, (consulté le 31 juillet 2019)
  2. (en) Marnina Gonick, Girl Culture, Westport, Conn. [u.a.], Greenwood Press, , 310–314 p. (ISBN 978-0-313-33909-7, lire en ligne), « Girl Power »
  3. (en) Marion Leonard, Sexing The Groove: Popular Music and Gender, London, Routledge, , 230–55 p. (ISBN 978-0-415-14670-8), « 'Rebel Girl, You Are the Queen of My World': Feminism, 'Subculture' and Grrrl Power »
  4. (en)« From Title IX to Riot Grrrls », sur Harvard Magazine, janvier–février 2008
  5. (en)« Girl power », sur BBC News,
  6. (en)Carol Sarler, « Girl Power: how it betrayed us », sur Daily Mail,