Gino Cervi

acteur italien

Gino Cervi est un acteur italien né le à Bologne (Émilie-Romagne) et mort le à Punta Ala (Toscane).

Gino Cervi
Maigret a Pigalle (1967) Gino Cervi.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Punta AlaVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Drapeau de l'Italie Italien
Activités
Autres informations
Membre de
Compagnia del teatro d'arte di Roma (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

BiographieModifier

 
Cervi (gauche) avec l'auteur des romans Georges Simenon et l'editeur italien Arnoldo Mondadori

Jeunesse et étudesModifier

Fils du critique théâtral Antonio Cervi (1862-1923) et d'Angela Dall'Alpi, Luigi Cervi naît dans le quartier historique de Santo Stefano à Bologne[1].

CarrièreModifier

Passionné dès son enfance par le théâtre, il intègre en 1924, à la mort de son père, la compagnie d'Alda Borelli[2]. Il modifie à cette occasion son prénom en Gino. L'année suivante il est engagé par Luigi Pirandello au Théâtre d'art de Rome, troupe avec laquelle il joue notamment Six personnages en quête d'auteur lors d'une tournée internationale[2]. De 1927 à 1930, il se produit avec la compagnie d'Annibale Bertone où il rencontre Ninì Gordini qu'il épouse en 1928. En 1938, il crée avec Andreina Pagnani, Paolo Stoppa et Rina Morelli la compagnie du théâtre Eliseo de Rome avec laquelle il se produit jusqu'en 1942[2].

Il fait des débuts discrets au cinéma en 1932 dans L'armata azzurra de Gennaro Righelli, avant d'être remarqué par Alessandro Blasetti avec lequel il tourne trois films : Aldebaran (1935), Ettore Fieramosca (1938) et Un' avventura di Salvator Rosa (1939) qui lui apportent la notoriété[2].

Par la suite, il incarne entre autres Jean Valjean dans la version italienne des Misérables (1948) de Riccardo Freda mais c'est surtout grâce à son incarnation de Peppone, le maire communiste de Brescello adversaire de Don Camillo (Fernandel), qu'il acquiert une renommée internationale, endossant le rôle à cinq reprises sur une période de 13 ans (1952-1965). Un sixième film, mis en scène par Christian-Jaque, resté inachevé en raison du décès de Fernandel.

Outre la série des Don Camillo, Cervi et Fernandel ont joué ensemble dans Le Grand Chef (1959), En avant la musique (1962) et Le Bon Roi Dagobert (1963), dans lequel Cervi interprète saint Éloi.

Dans les années 1960, il incarne le commissaire Maigret pendant six ans pour la télévision italienne, série qui donnera également un film pour le grand écran, Le Commissaire Maigret à Pigalle (1966) de Mario Landi, produit par son fils, Antonio Cervi.

Il participe également au doublage italien de plusieurs films, prêtant sa voix entre autres à Clark Gable (New York-Miami), Michael Redgrave (Le deuil sied à Électre), Laurence Olivier (Hamlet), James Mason (Pandora) ou encore James Stewart (Harvey).

Il prend sa retraite en 1972 et meurt deux ans plus tard d'un œdème pulmonaire. Il est enterré au cimetière Flaminio à Rome, aux côtés de son épouse et de son fils[1].

Vie privéeModifier

En 1928, il épouse Angela Rosa Gordini dite Ninì (1907-1978), avec laquelle il a un fils, Antonio (1929-2002).

Après avoir été sensible à la rhétorique fasciste et participé à la marche sur Rome dans sa jeunesse[2], il se rapprocha plus tard du centre libéral, critiquant ses premiers engagements au travers de films tels que La Longue Nuit de 43 (1960) de Florestano Vancini. Il soutient la Démocratie chrétienne lors des élections administratives de Rome en 1967, avant d'être élu conseiller régional du Lazio pour le Parti libéral italien en 1970[2].

Il a été initié à la franc-maçonnerie en 1946 au sein de la Grande Loge d'Italie dans la loge « Palingenesi » de Rome, avant d'être affilié en 1947 à la loge « Gustavo Modena »[3].

ThéâtreModifier

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b (it) Cimitero Flaminio
  2. a b c d e et f (it) Roberta Ascarelli, « Gino Cervi (Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 24, 1980) », sur treccani.it
  3. (it) Vittorio Gnocchini, L'Italia dei Liberi Muratori. Brevi biografie di Massoni famosi, Rome-Milan, Erasmo Edizioni-Mimesis, 2005, p. 69.

Liens externesModifier