Gilles II de Trazegnies

Gilles II de Trazegnies de Silly[1] (v.1174-1204), en qualité de connétable de Flandre, il accompagne le comte de Hainaut à la quatrième croisade. Cependant il emprunte un itinéraire distinct, traversant la France et l'Italie. Arrivé à Plaisance, il trouve des messagers de Baudouin VI de Hainaut qui lui enjoignent de le rejoindre à Venise, mais Gilles préfère s'embarquer à Brindisi et gagner directement la Terre sainte, ce que Geoffroi de Villehardouin considère comme une défection. Il est tué par les Turcomans au combat de Ribla sur l'Oronte alors qu'il part secourir le prince d'Antioche[2], Bohémond IV. Dès 1199, on rencontre déjà son sceau. Le fait pour les Trazegnies de posséder un sceau du type héraldique appartenant encore au XIIe siècle doit être signalé comme rarissime[3].

Gilles 1195.jpg

GénéalogieModifier

Il est le fils de :

et le petit-fils de

  • Gilles Ier († 1161).

Il a au moins deux fils :

Il a également un frère

  • Siger " Pesteaus " qui l'accompagna à la quatrième croisade, mais rallia le camp flamand à Venise. Fait prisonnier à Andrinople (en même temps que Baudouin, devenu empereur de Constantinople), il put obtenir sa libération et revint en Occident avec le roi de Portugal qu'il aida ensuite dans sa croisade contre les Maures au Maroc.

ArmesModifier

bandé d'azur et d'or à la bordure engrêlée de gueules.



À noter : L'ombre de lion, qui charge cet écu actuellement encore, ne s'est ajoutée qu'en 1374, dans le blason d'Oste de Trazegnies. C'était la première fois que l'on employait semblable meuble héraldique ; l'ombre de lion est donc d'origine hennuyère[3].

BibliographieModifier

  • Cl-R Paternostre de la Mairieu, TABLETTES DU HAINAUT Tome I, VII. - Les TRAZEGNIES p.111-112, 1955
  • Roger Brunet, Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, Préfacée par le marquis de Trazegnies, 1996
  • Geoffroi de Villehardouin, Histoire de la conquête de Constantinople, hrsg. de Jean Alexandre C. Buchon: Chronique de la prise de Constantinople par les Francs, in: Collections des chroniques nationales françaises Bd. 3 (1828), S. 91
  • L’Estoire de Eracles empereur Liv. 27, Cap. XXV, in: Recueil des Historiens des Croisades (1859), Historiens Occidentaux II, S. 249
  • Stéphanie Vincent: « Le roman de Gillion de Trazegnies » Editions Brepols - (ISBN 978-2-503-54072-6)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

 
Statue élevée en 1868 en l'honneur de Baudouin de Constantinople à Mons.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. La pairie de Silly est entrée très tôt dans la Maison des Trazegnies, probablement par alliance. Les premières chartes datent de 1095 avec Fastré ou Fastrede, Siger et Wautier ou Walter de Silli ou Siligio qui scellent la donation d'Hellebecq à l'abbaye d'Ename et qui partagent ainsi la pairie de Silly. Le dernier baron et pair de Silly est le marquis Ferdinand-Octave de Trazegnies en 1740. Silly passe ensuite dans la famille de Ligne (Maison de Ligne).
  2. Au début de 1204, Bohémond IV le Borgne, prince d’Antioche, comte de Tripoli, fit appel aux Croisés pour qu’ils l’aident à se défendre contre le roi d’Arménie, Livon le Grand. Gilles de Trazegnies se joignit à ses troupes. Peu de temps après, il fut massacré lors d’une embuscade tendue par les Turcs. Sa veuve se remaria une troisième fois avec Rasse, fils aîné du sire de Gavre.
  3. a et b Source: Cl-R Paternostre de la Mairieu, TABLETTES DU HAINAUT Tome I, Les TRAZEGNIES p.111-112, 1955
  4. Les salles des Croisades du château de Versailles créées par Louis-Philippe en 1843 comportent les armoiries et noms des principaux chefs croisés. Voir : les croisés de la cinquième salle : Gilles, dit Gillion, seigneur de Trazegnies
  5. les vassaux des comtes de Hainaut