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Gilles Catoire

homme politique français
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Gilles Catoire
Illustration.
Gilles Catoire en 2012.
Fonctions
Maire de Clichy

(30 ans, 4 mois et 7 jours)
Prédécesseur Jacques Delors
Successeur Rémi Muzeau
Conseiller général des Hauts-de-Seine

(19 ans et 18 jours)
Circonscription Canton de Clichy
Prédécesseur Didier Schuller
Successeur Alice le Moral, Rémi Muzeau
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Meulan-en-Yvelines
Nationalité Français
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Institut d'études politiques de Paris

Gilles Catoire, né le 3 mars 1949 à Meulan (Seine-et-Oise), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Il devient maire de Clichy (Hauts-de-Seine) en 1985 à la suite de la nomination de Jacques Delors à la présidence de la Commission européenne. Catoire perd son mandat de maire en 2015, après l'annulation de l'élection municipale de 2014. Il est également conseiller général des Hauts-de-Seine entre 1988 et 1994 puis de 1996 à 2015.

Sommaire

Études et carrière professionnelleModifier

Gilles Catoire fait ses études à l'université de Paris X-Nanterre. Agrégé de sciences économiques et sociales et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1972)[1], il devient professeur au lycée de Colombes.

Il est chercheur au centre de recherche économique à l'université Paris X de 1971 à 1974, ingénieur au centre national de la recherche scientifique (CNRS) de 1974 à 1977, chargé de cours au département "gestion des entreprises et administration" à l'institut universitaire de technologie de Saint-Denis de 1977 à 1981.

Parcours politiqueModifier

Gilles Catoire entre en 1982 au cabinet de Louis Mexandeau (ministre des PTT) comme conseiller technique. Il est chargé de 1985 à 1986 de l'audiovisuel auprès du président de France Câble et Radio.

Membre du PS, il est d'abord adjoint au maire de Clichy de à , dans l'équipe de Jacques Delors, auquel il succède au poste de maire de Clichy le . Il est ensuite réélu aux élections municipales de 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014.

Gilles Catoire fut aussi conseiller général des Hauts-de-Seine, élu dans le canton de Clichy en octobre 1988. Battu en par Didier Schuller (RPR), il est à nouveau élu en mars 1996 dans une élection cantonale partielle provoquée par la déchéance du mandat de Didier Schuller, impliqué dans l'affaire Schuller-Maréchal. Gilles Catoire est réélu au Conseil général en 2001 et en 2008. Lors des élections départementales de 2015, il constitue un binôme avec son adjointe aux sports Danielle Ripert[2]. Ils sont battus, au second tour le , en obtenant 46,10 % des voix face au binôme Rémi Muzeau (UMP) et Alice Le Moal (MoDem)[3].

Gilles Catoire est candidat aux élections législatives de juin 2012 dans la cinquième circonscription des Hauts-de-Seine (Clichy/Levallois). Il réunit 48,6 % des voix au second tour, perdant pour la cinquième fois face à Patrick Balkany, maire de Levallois.

Le , il dépose un recours devant le Conseil constitutionnel pour réclamer l'annulation de l'élection de Patrick Balkany[4].

En septembre 2013, le magazine Le Point publie un article très critique sur la gestion des employés municipaux menée par Gilles Catoire à la mairie de Clichy[5]. Le magazine est condamné en juillet 2014 pour diffamation pour 8 passages de cet article, sanction confirmée en cour d'appel[6],[7].

Réélu maire de Clichy en 2014, l'élection est annulée le 11 mai 2015 pour des irrégularités sur une liste centriste[8]. Catoire annonce qu'il ne se représentera pas à la prochaine élection municipale. Le candidat de droite (LR-UDI-MoDem), Rémi Muzeau, l’emporte, ce qui met fin à l’administration de la ville par la gauche depuis 1944[9].

Affaires judiciairesModifier

Le 28 juin 2000, Gilles Catoire a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à huit mois de prison avec sursis et 20 000 F d'amende dans une affaire de fausses factures impliquant la société d'économie mixte (SEM) Clichy Communication[10]. Le même jour il a été relaxé dans une seconde affaire de fausses factures relatives au financement d'un journal politique.

En 2002 Il est visé par une enquête de la justice pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux et favoritisme à propos d'un manque de 15 millions d'Euros dans les comptes de l'office HLM dont Michel Catoire est président. Une perquisition a été effectuée, à la mairie et à son domicile[11]. Il est mis en examen pour faux et usage de faux et placé sous contrôle judiciaire mais la procédure sera annulée en janvier 2003[12].

Fin 2013 et 2014, il est visé par deux plaintes pour détournement de fonds publics en pointant un exemple d'emploi fictif[13],[14] et une pour harcèlement suite au suicide d'une employée municipale[15],[16],[17].

Autres fonctionsModifier

Gilles Catoire est membre du bureau de la Fédération nationale des élus socialistes et du Conseil national du Parti socialiste. Il est secrétaire général de l'Association des maires d'Île-de-France depuis 2002, et représente l'Association des maires de France au Conseil national des retraités et des personnes âgées (CNRPA). Il préside le Conseil d'administration de la Fondation Roguet, établissement public spécialisé en gériatrie.

Grand ParisModifier

Gilles Catoire est membre du syndicat mixte d'études Paris Métropole depuis sa création en 2009, et copréside la commission transports et déplacements. Il a soutenu le projet de prolongation prévu en 2017 de la ligne 14, figurant dans le Grand Paris Express, et qui vise à créer deux nouvelles stations de la ligne 14 à Clichy : Porte de Clichy et Clichy-Saint Ouen.[réf. nécessaire]

Au cinémaModifier

Gilles Catoire apparaît dans le documentaire de Christophe Otzenberger La Conquête de Clichy (1995).

Notes et référencesModifier

  1. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/gilles.catoire72_1.
  2. [1]
  3. [2]
  4. Balkany : annulation de l'élection réclamée, Le Figaro, 19 octobre 2012.
  5. Clichy-la-Garenne : peur sur la ville, Hugo Domenach, Le Point.fr, publié le 11 septembre 2013
  6. « Le maire fait condamner « le Point » pour diffamation », Le Parisien,
  7. « Clichy : la cour d’appel confirme la condamnation du Point », Le Parisien,
  8. « Asnières, Puteaux, Clichy... trois élections municipales annulées pour irrégularités », Le Monde,
  9. https://www.lopinion.fr/edition/politique/remi-muzeau-met-fin-regne-socialiste-a-clichy-25467
  10. « Le maire de Clichy condamné à huit mois avec sursis », leparisien.fr,‎ 2000-06-30cest00:00:00+02:00 (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)
  11. Piotr Smolar, « Soupçons de ́ détournement de fonds publics à l’office HLM de Clichy », Le Monde,‎ , p. 13 (ISSN 0395-2037, lire en ligne)
  12. « Fin des ennuis judiciaires de Gilles Catoire », leparisien.fr,‎ 2003-01-25cet00:00:00+01:00 (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)
  13. « Deux plaintes contre le maire de Clichy pour «détournement de fonds publics» », sur www.20minutes.fr (consulté le 16 novembre 2018)
  14. « Le maire PS de Clichy soupçonné de détournement de fonds publics », leparisien.fr,‎ 2013-12-17cet07:10:25+01:00 (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)
  15. Hugo Domenach, « EXCLUSIF. Clichy : 5 élus de la ville s'associent à des plaintes pour détournement de fonds contre Gilles Catoire », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)
  16. Hugo Domenach, « EXCLUSIF. Clichy : 5 élus de la ville s'associent à des plaintes pour détournement de fonds contre Gilles Catoire - Page 2 », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)
  17. Hugo Domenach, « EXCLUSIF. Clichy : 5 élus de la ville s'associent à des plaintes pour détournement de fonds contre Gilles Catoire - Page 3 », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)

Liens externesModifier