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Gilles Bourdouleix

homme politique français

Gilles Bourdouleix
Illustration.
Fonctions
Maire de Cholet
En fonction depuis le
(24 ans, 1 mois et 2 jours)
Prédécesseur Maurice Ligot
Député français

(15 ans et 1 jour)
Élection
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Circonscription 5e de Maine-et-Loire
Législature XIIe, XIIIe et XIVe
Groupe politique UMP (2002-2012)
UDI (2012-2013)
NI (2013-2017)
Prédécesseur Maurice Ligot
Successeur Denis Masséglia
Président du CNIP

(6 ans et 12 jours)
Prédécesseur Annick du Roscoät
Successeur Bruno North
Conseiller régional des Pays de la Loire

(4 ans, 4 mois et 17 jours)
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Angers (Maine-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique UMP
UDI (2012-2013)[1]
CNIP (2009-2015)
Profession Avocat

Gilles Bourdouleix, né le à Angers, est un homme politique français. Il est maire de Cholet depuis 1995, député du Maine-et-Loire de 2002 à 2017 et président de l'agglomération du Choletais depuis 2017. Il préside le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) de 2009 à 2015 après en avoir assuré le porte-parolat. Il est membre fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) qu'il quitte en 2013.

Sommaire

BiographieModifier

Vie professionnelleModifier

Avocat, il est inscrit au barreau de Paris depuis 2010[2]. Il a été chargé de cours en droit constitutionnel à l'unité de formation et de recherche (UFR) en droit et sciences sociales de l'université d'Angers.

Parcours politiqueModifier

Gilles Bourdouleix est élu maire de Cholet pour la première fois le , avec 148 voix d'avance. Il succède à Maurice Ligot, dont il est le directeur de cabinet. Il est élu maire au second tour, en , avec 61,69 %. Il est également président de la communauté d'agglomération du Choletais, créée en 2001, puis de l’agglomération du Choletais, fondée en 2017.

Conseiller régional pour la Convention démocrate – Fédération des Clubs Perspectives et Réalités entre 1998 et 2002, il quitte son mandat qui est non cumulable avec son mandat de député de la 5e circonscription de Maine-et-Loire. Après avoir essuyé un échec en 1997 contre Maurice Ligot, il est élu le avec 61 % des voix face à Antoine Mouly (Parti socialiste), puis réélu, le avec 56 % des suffrages face à Laurence Adrien Bigeon (Parti socialiste).

Gilles Bourdouleix est inscrit au groupe UMP. Membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, il est nommé rapporteur du projet de loi relatif à la réforme de la filiation (janvier 2009) et du projet de loi portant fusion des professions d'avocat et d'avoué près les cours d'appel (octobre 2009). Il est également membre de la mission d’information sur l’optimisation de la dépense publique et membre de la mission d’information parlementaire sur la question du port du voile intégral, dès sa constitution en 2009.

Durant son mandat de député, bien que membre de la majorité, il n'hésite pas à marquer son opposition face à certaines mesures gouvernementales (réforme constitutionnelle, bouclier fiscal notamment)[réf. nécessaire]. Il vote contre le traité constitutionnel européen en 2005[3].

En 2008, la liste Cholet Passion qu'il conduit à Cholet l'emporte au premier tour, avec 51,50 % des suffrages exprimés[4].

De 2008 à 2017, Gilles Bourdouleix préside l'association AGIR, réseau de transport public indépendant qui représente un bassin de 4,7 millions d'habitants et 320 communes desservis. Il est également vice-président du Groupement des autorités responsables de transport (GART).

En 2009, il est candidat en deuxième position sur la liste du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), conduite par Annick du Roscoät dans la circonscription Île-de-France, en vue du renouvellement du Parlement européen. Cette liste arrive en 14e position, ne réunissant que 0,42 % des voix. D'octobre 2009 à novembre 2015, il est président du CNIP.

Le , il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2012 afin d'y représenter le CNIP[5]. Il annonce le , jour du dépôt des parrainages, n'avoir obtenu que 205 signatures de maires et ne peut donc se porter candidat[6].

Il est réélu pour un troisième mandat de député le avec 51,07 % des voix[7] face à Laurence Adrien Bigeon (Parti socialiste). Il annonce le qu'il siège dans le groupe Union des démocrates et indépendants (UDI)[8]. À la suite de sa démission de l'UDI, il rejoint fin août 2013 le groupe des non-inscrits[9]. En décembre 2013, dans le cadre du financement public des partis politiques, comme cinq autres députés, il se rattache financièrement à Debout la République[10].

Le , la liste Cholet Passion qu'il mène depuis 1995 l'emporte pour la quatrième fois, avec 55,49 % des suffrages exprimés[11].

Gilles Bourdouleix quitte la présidence du CNIP en 2015 sur fond de dissensions au sein du parti. Le positionnement originel du CNIP est le centre-droit, de ce qu'il était à l'époque de René Coty ou d'Antoine Pinay. Il se déclare ainsi contre tout rapprochement avec le Front national et n'exclut pas l'idée de créer un nouveau parti[12]. Bruno North, à qui il s'est opposé, est élu président du CNIP en [12].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir à l'élection présidentielle le candidat Les Républicains (ex-UMP), François Fillon[13]. Il change d'avis la semaine suivante[14].

En raison de la réglementation interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, il décide de ne pas être candidat aux élections législatives de 2017. Il se présente en suppléant de Patrice Brault (divers droite), qui obtient 31,6 % des voix au second tour dans la 5e circonscription de Maine-et-Loire[15].

Propos sur les gens du voyageModifier

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Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée.

En , en marge de la visite d'un champ occupé par des gens du voyage, Gilles Bourdouleix, excédé par des saluts nazis, les accusations de racisme ou encore les menaces de viol envers sa femme enceinte, marmonne[16] : « Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez ». Ces propos sont rapportés le 22 juillet par le journal Le Courrier de l'Ouest et provoquent un tollé. Pour se justifier, l'élu dira un peu plus tard : « Vous faire traiter de Hitler, vous croyez que c’est agréable non ? On se fait injurier à longueur de temps. L’autre jour, ils me traitaient de pédophile. Alors qu’eux, la moitié des enfants sont entre pères, grands-pères… »[17].

L'élu dément finalement ces propos[18] cependant confirmés par un enregistrement du journaliste du Courrier de l'Ouest[19] que Gilles Bourdouleix estime être un montage, parlant de « bidouillages d'un petit merdeux de journaliste »[20]. Fin septembre 2013, le directeur du service régional de police judiciaire (SRPJ) d'Angers apporte finalement les conclusions des analyses du Laboratoire de police scientifique et authentifie l'enregistrement[21].

À la demande de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, le préfet de Maine-et-Loire saisit la Justice quelques jours plus tard pour « apologie de crime contre l'humanité »[22]. De plus, le journal Courrier de l'Ouest porte plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse[23]. Cet évènement conduit Gilles Bourdouleix à démissionner de l'UDI le [1] et l'UDI à exclure de ses rangs son parti, le CNIP.

Le , il est condamné par le tribunal correctionnel d'Angers au paiement d'une amende de 3 000 euros avec sursis, pour apologie de crimes contre l'humanité et est également reconnu coupable de diffamation envers le journaliste du Courrier de l'Ouest traité de « petit merdeux »[24]. Le , sa condamnation pour apologie de crime contre l'humanité est confirmée par la cour d'appel d'Angers, et sa peine alourdie (amende ferme de 3 000 euros)[25].

Le , la Cour de cassation a annulé sa condamnation, ayant estimé que c’est à tort que la cour d’appel a condamné Gilles Bourdouleix, qui a tenu ces propos « dans des circonstances exclusives de toute volonté de les rendre publics »[26].

Vie privéeModifier

Gilles Bourdouleix est le beau-frère de Christian Prudhomme, directeur du Tour de France[27].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Après ses propos sur Hitler, Bourdouleix démissionne de l'UDI », Le Monde, (consulté le 13 octobre 2013)
  2. « Gilles Bourdouleix devient avocat », Ouest-France, (consulté le 13 octobre 2013).
  3. Laurent de Boissieu, « Affaire Bourdouleix : le CNIP, entre droite et extrême droite », sur La Croix.fr, (consulté le 22 décembre 2016).
  4. « Municipales 2008 Cholet », Ouest-France (consulté le 13 octobre 2013).
  5. « Cholet : Gilles Bourdouleix, candidat à la présidentielle de 2012 » », Ouest-France, (consulté le 13 octobre 2013).
  6. « Présidentielle. Au moins dix candidats, peut-être onze », Ouest-France, (consulté le 13 octobre 2013).
  7. « Second tour : Résultats Cholet - Elections législatives 2012 », Le Monde.
  8. « Le Député Gilles Bourdouleix siégera au groupe de l'Union des Démocrates et Indépendants », Centre national des indépendants et paysans, (consulté le 13 octobre 2013).
  9. « Bourdouleix rejoint les non-inscrits à l'Assemblée », Le Point, (consulté le 13 octobre 2013)
  10. Gilles Bourdouleix se rattache à Debout la République
  11. https://www.ouest-france.fr/municipales-cholet-gilles-bourdouleix-reelu-maire-avec-5498-2065351
  12. a et b http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/01/30/97001-20160130FILWWW00171-bruno-north-elu-president-du-cnip.php
  13. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  14. « Gilles Bourdouleix soutient à nouveau François Fillon », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  15. https://www.20minutes.fr/elections/resultats/maine-et-loire/05-circonscription
  16. « Cholet. Retour des gens du voyage : Bourdouleix évoque Hitler », Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 13 octobre 2013).
  17. Paul Larrouturou, « Le député-maire UDI Gilles Bourdouleix sur les gens du voyage : "Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez…" », Le Lab Europe 1, (consulté le 13 octobre 2013).
  18. « Gens du voyage. Quand le maire de Cholet fait référence à Hitler », Ouest-France, (consulté le 13 octobre 2013).
  19. « Enregistrement mis sur YouTube par le Courrier de l'Ouest », Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 13 octobre 2013).
  20. « Dérapage sur les gens du voyage : "Tout ça est un montage scandaleux" », Le Nouvel Observateur, (consulté le 13 octobre 2013).
  21. « Affaire Bourdouleix. L’enregistrement du journaliste authentifié », Ouest-France, (consulté le 13 octobre 2013).
  22. « Propos de Bourdouleix sur Hitler : la justice saisie pour apologie de crime contre l'humanité », Le Monde, (consulté le 23 juillet 2013).
  23. « Bourdouleix dans le collimateur de la justice », Le Point, (consulté le 13 octobre 2013).
  24. « Gilles Bourdouleix condamné pour apologie de crime contre l'Humanité », Courrier de l'Ouest, (consulté le 24 mars 2014)
  25. "Propos anti-Roms : l'élu Gilles Bourdouleix condamné en appel", Le Figaro, 12 août 2014
  26. "La condamnation pour propos anti-Roms de Gilles Bourdouleix annulée", Le Monde, 15 décembre 2015
  27. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/le-patron-du-tour-de-france-bourdouleix-et-poulidor-4030383

Liens externesModifier