Gerolamo Ramorino

général italien

Gerolamo Ramorino, né à Gênes le et mort le , fils du maréchal Lannes, est un militaire italien qui a participé à plusieurs combats pour la liberté dans la première moitié du XIXe siècle.

Gerolamo Ramorino
Girolamo Ramorino.jpg
Fonction
Député du Royaume de Sardaigne (d)
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Biographie
Naissance
Décès
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TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
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Nationalités
Activités
Autres informations
Arme
Grade militaire
Distinctions

BiographieModifier

Jeunesse et formation (1792-1815)Modifier

Gerolamo Ramorino, fils illégitime de Jean Lannes[réf. nécessaire], est admis à l'école militaire de Saint-Cyr, et en sort en 1809 avec le grade de capitaine.

En 1812, il participe à la campagne de Russie.

Années 1815-1830Modifier

Après la bataille de Waterloo (), il quitte la France et combat pour les idées démocratiques du carbonarisme[1].

Insurrection polonaise de 1830-1831Modifier

Durant l'insurrection du royaume de Pologne contre le tsar et roi de Pologne Nicolas 1er[Note 1], il s'engage au service des insurgés, arrivant à Varsovie en . Le « gouvernement national polonais » dirigé par Adam Czartoryski lui confie le commandement d'un corps d'armée. Il participe à de nombreuses batailles contre l'armée russe et se distingue par sa bravoure, qui coûte aux Russes 6 000 tués ou blessés, 12 canons, des caissons de munitions, des fusils, des drapeaux et 6 000 prisonniers[2]

Ramorino cesse de combattre quelques jours après la prise de Varsovie ; il emmène son corps dans l'Empire d'Autriche et met bas les armes en Galicie, après des combats près de Józefów, le 17 septembre[3]. Le 20 septembre, les Russes imposent une reddition sans condition.

En Autriche, les troupes polonaises sont désarmées, le matériel militaire livré à la Russie, mais après une période d'internement de plusieurs semaines elles ont la possibilité de quitter l'Autriche (ou pour ceux d'autres corps, la Prusse) pour gagner des pays d'Europe occidentale (France, Belgique ou Royaume-Uni).

Comme des milliers de ses compatriotes, le général Ramorino se refugie en France. Il arrive début à Strasbourg où il reçoit, avec ses compagnons Langermann et Sznayde[4], un accueil enthousiaste[5]. Peu après, à Paris, une manifestation a lieu en son honneur, connue notamment en raison d'une évocation dans la correspondance de Frédéric Chopin[6].

Expédition de Savoie (1834)Modifier

Avec Giuseppe Mazzini, Gerolamo Ramorino participe en 1834 à l'invasion de la Savoie. L'expédition à laquelle participe des réfugiés italiens, polonais et allemands, est un désastre. Arrestation des réfugiés dans les cantons limitrophes de la Savoie et machiavélisme du gouvernement de Turin feront le reste[7].

On dit aussi que le général polonais Ramorino était venu en personne[Où ?] guider les insurgés, libérer cinq à six cents forçats et qu'un grand nombre de réfugiés piémontais et polonais s'étaient mêlés aux mécontents. Pour répandre la terreur et faire croire à l'alliance carlo-républicaine, les autorités jettent en avant une ligue fantôme pour légitimer leurs mesures répressives[8].

Années 1834-1848Modifier

Il s'établit à Paris.

Campagne d'Italie et mort (1848-1849)Modifier

En 1848, il rentre en Italie, et l'année suivante, devient général dans l'armée piémontaise.

Au cours d'une des opérations, il reçoit l'ordre de bloquer le passage des forces autrichiennes sur la rivière Gravellone[9], [Note 2]. Peut-être en raison de l'imprécision des ordres, il se place sur la droite du pour attirer les ennemis à Voghera.

Pour cela il est considéré comme un traître et on lui attribue la responsabilité de la défaite de Novare. Jugé, malgré la défense de son avocat Angelo Brofferio, il est condamné à mort par la cour martiale et fusillé le .

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans Mazzini, Histoire des conspirations maziniennes, page 49: il quitte la France et arrive à Varsovie le 28 mars 1831
  2. Le Gravellone est un canal qui délimitait les états de Savoie et le royaume lombard-vénitien. En longeant sur 8 kilomètres le Tessin, il isolait et protégeait, côté ouest, la ville de Pavie. Il se jette dans le Tessin au sud-ouest de Pavie

RéférencesModifier

  1. Jean-Yves Frétigné, Giuseppe Mazzini : père de l'unité italienne, Paris, Fayard, , 518 p. (ISBN 2-213-62956-0 et 9782213629568), p. 139
  2. Le Polonais, journal des intérêts de la Pologne, Typographie A. Pinard, 1833.
  3. Samuel Cahen, Manuel d'histoire universelle, Librairie encyclopédique de Roret, 1836
  4. La réception des Généraux Ramorino, Langermann et Sznayde, au Pont du Rhin, le 4 décembre 1831 est immortalisée sur une lithographie de Jean Jacques Jundt, en 1831.
  5. Courrier du Bas-Rhin, 5 décembre 1831, cité par Emenigildo Simoni, Mazzini..., 1869, p. 50.
  6. Lettre à Titus Woyciechowski, 25 décembre 1831. Cf Jeffrey Kallberg, Chopin at the boundaries, p. 238, note 60.
  7. Mikolaj Ambrozy Kubalski, Mémoires sur l'expédition des réfugiés polonais en Suisse et en Savoie, dans les années 1833-34, 1836
  8. Léon Genton, Louis Greppo, Allerat, V. Pater, La vérité sur les évènements de Lyon au mois d'avril 1834, G.A. Dentu, 1834
  9. César de Bazancourt, La campagne d'Italie de 1859 : Chroniques de la guerre, Volume 1, Paris, Amyot, , p. 119

Liens externesModifier