Germiny

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Germiny
Germiny
Maison-forte de Germiny-Haut.
Blason de Germiny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Patrick Dethorey
2020-2026
Code postal 54170
Code commune 54223
Démographie
Population
municipale
218 hab. (2018 en augmentation de 18,48 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 54″ nord, 5° 59′ 52″ est
Altitude Min. 294 m
Max. 443 m
Superficie 11,85 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meine au Saintois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Germiny

Germiny est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

Village à flanc de coteau.

 
Fig 1 - Germiny (ban communal)

D'après les données Corine land Cover, le territoire communal de 1 185 hectares se composait en 2011 de près de 25 % de forêts, 10  % de prairies et 65 % de surfaces agricoles[1]. Le village est arrosé par le ruisseau de l'Arot (Ar) sur plus de 5 km[2].

Communes limitrophes de Germiny
Thuilley-aux-Groseilles Viterne
  Marthemont
Crépey Goviller Thélod

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Germiny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,3 %), forêts (23 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %), prairies (9,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

ToponymieModifier

  • Le nom de Germiny au cours des siècles dans le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[10]. :
    • Grimaldi vicinium en 836 ;
    • Grimaldi vicinum en 870 ;
    • Grimauldi mansum en 948 (attribution de Dom Calmet) ;
    • Gehenneium en 1127-1168 (ch de l'Abbaye de Clairlieu) ;
    • Molendinum de Germines en 1197 ;
    • Germeni en 1272 ;
    • Germeney en 1285 ;
    • Girmeney en 1320 ;
    • Germenei en 1408 ;
    • Germene en 1438 ;
    • Germegny en 1451 ;
    • Germiny-aux-trois-Châteaux en 1779.

HistoireModifier

Dominique E Olry a signalé des tumulus dans les bois de la commune, information que Beaupré reprend dans son répertoire archéologique en plus d'indices d'occupation gallo-romaine en quelques lieux-dits : la Grande Woivre, au Haut de l'haie, au Jardin carré, sur Le mont, au lieudit l'Enfer, Au-dessus du moulin au bas[11]...

H Lepage résume ainsi l'histoire du village dans la notice de son ouvrage :

«Le village de Germiny (Grimaldi vicus, Grimaldi vicinum, dans les titres de l'abbaye de St.-Epvre de Toul), remonte à une époque éloignée ; il y avait trois châteaux que les seigneurs du lieu avaient fait bâtir en 1246. Cette terre a donné son nom à une illustre famille de l'ancienne chevalerie, qui a subsisté pendant plusieurs siècles. En 1510, Hugues de Germiny fut régent de Lorraine pendant l'absence du duc Thiébaut; Henri fut élu évêque de Verdun en 1549. Cette maison s'est éteinte au XVe siècle, par la mort d'Odot de Germiny, qui fut tué à la funeste bataille de Bulgnéville...»[12]

Le village s'appelait donc aussi Germiny-les-Trois-Châteaux, ils se nommaient (Haut, Emmy et Bas) et dans la tradition orale : Germiny aux belles filles.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 13 mars 2018 (Décès) Christian Huin Sans étiquette  
juin 2018 En cours
(au 3 juillet 2020)
Patrick Dethorey[13],[14]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Agriculteur sur moyenne exploitation

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 218 habitants[Note 3], en augmentation de 18,48 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
604587583590614605605611618
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
572553526500461444400381375
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
360321277258240228219224245
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
204174174179180210189208218
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Henri Lepage et E. Grosse[19] donnent quelques indications à caractère économique dans leurs ouvrages de 1836 et 1843 sans s'accorder sur la surface totale de la commune :

« Surf. territ. : 341 à 608 hect. en terres lab., 117 en prés, 45 à 54 en vignes, 557 à 819 en bois. L'hectare semé en blé et orge peut rapporter 15 hectol., en seigle 10, en avoine 25 : planté en vignes 65 dont on parle peu. On y élève principalement des porcs. Un Moulin et une Tuilerie...»[12]

indiquant tous deux le caractère agricole voire modestement viticole de l'activité.

Comme d'autres communes dans la région touloise, Germiny a été le lieu de productions manufacturées à base d'argile étant donné la disponibilité de l'eau (nombreux ruisseaux) et surtout de matière première : l'argile de la Woëvre. Une tuilerie a fonctionné sur ce territoire[20]

Secteur primaire ou AgricultureModifier

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[21]), la commune de Germiny était majoritairement orientée[Note 4] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production ) sur une surface agricole utilisée[Note 5] d'environ 972 hectares (surface cultivable communale) en légère augmentation depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 738 à 700 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 6 (11 auparavant) exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 10 unité(s) de travail[Note 6]. (18 auparavant)

Secteur secondaire ou IndustrieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Château Haut près de l'église : deux tours rondes XIIIe, bâtiments remaniés XVIIIe[12].
  • Les châteaux d'Emmy et Bas ont disparu.
  • Nombreuses maisons comportant des vestiges XVIe.
  • Fontaine monumentale réalisée par le père d'Edwige Feuillère.
  • Église : chevet XVe, nef XVIe, tour moderne. (Lepage précise que l'église de Germiny, dont quelques ogives à divisions tréflées sont du XIe siècle, renferme deux tombeaux des seigneurs du lieu, du XVIe siècle[12].)
  • Croix d'accident XVIIe.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
Écartelé : au premier et au quatrième d'azur à l'ombre d'argent posé en fasce, au deuxième et au troisième aussi d'azur à l'écusson d'argent.
Détails
Cette maison s'est éteinte au XVe siècle, par la mort d'Odot de Germiny, qui fut tué à la funeste bataille de Bulgnéville. Elle portait d'azur à l'écu d'argent mis en cœur. (Lepage)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  5. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  6. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

RéférencesModifier

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le ).
  2. « Ruisseau de l'arot [A5520300] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  11. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 67.
  12. a b c et d Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative : publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 216

    « Il ne reste plus du château que le pied d'un immense donjon qui occupait un des angles de l'enceinte carrée, quelques traces des fossés et une partie des trois tours rondes qui défendaient les autres angles. Un château de plaisance avait été construit, au XVIIIe siècle, dans l'intérieur de l'enceinte; il a été démoli, et des maisons particulières se sont élevées sur ses fondements. »

    .
  13. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN 978-1-278-24895-0 et 1-278-24895-1, OCLC 936241814, lire en ligne).
  20. « Tuileries et tuiliers d'autrefois (partie 2) », sur https://www.etudes-touloises.fr, Etudes touloises (consulté le ).
  21. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip ».