SS germanique

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Germanique SS
Image illustrative de l’article SS germanique
Quartier général du Schalburg Corps à Copenhague, au Danemark (1943).

Création Septembre 1939
Dissolution 8 mai 1945
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Europe occupée
Type Division SS
Effectif ~35 000
Fait partie de Flag Schutzstaffel.svg Schutzstaffel
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant historique Heinrich Himmler

SS germanique (en allemand : Germanische SS) est le nom collectif donné aux groupes SS nordiques apparus dans l'Europe sous la domination nazie entre 1939 et 1945, dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale.

HistoireModifier

FormationModifier

 
Vidkun Quisling inspecte la Germanske SS Norge sur la place du Palais à Oslo.

Les unités sont conçues en 1939 d'après le modèle de l'Allgemeine SS de l'Allemagne nazie. Ces unités existent en Norvège, au Danemark, aux Pays-Bas et en Belgique, dont les idéologues nazis considèrent que les populations sont particulièrement « adaptées à la race ».

Ils servent généralement de membres de la police de sécurité locale au sein des unités allemandes de la Gestapo, du Sicherheitsdienst (SD) et d'autres départements du bureau de sécurité principal du Reich allemand. Toutes les unités sont dissoutes en 1945.

Après-guerreModifier

Dans l'après-guerre, de nombreux membres SS germaniques sont jugés par leurs pays respectifs pour trahison. Des procès indépendants pour crimes de guerre — en dehors de la juridiction des procès de Nuremberg — ont lieu dans plusieurs pays européens, tels que les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark.

Organisations SS germaniquesModifier

Les pays suivants créent des détachements actifs de SS germaniques :

  • Pays-Bas : Germaansche SS Néerlandais (avant 1942 : Nederlandsche-SS)
  • Flandres (Belgique): Germaansche SS Flamand (avant 1942 : Algemeene-SS Vlaanderen) fut l’une des premières formations collaborationnistes à faire partie de la SS germanique et, en 1943, s'associa au parti politique radical DeVlag. Himmler voulait utiliser l'organisation pour pénétrer en Belgique occupée, qui était sous le contrôle du gouvernement militaire de la Wehrmacht, et non du parti ou de la SS[1]. Le SS-Vlaanderen était également utilisé pour doter les unités anti-juives des services de sécurité allemands d'agents auxiliaires[2].
  • Norvège : Germanske SS Norge (avant 1942: Norges SS) était une organisation paramilitaire créée en Norvège en . GSSN était à la fois une branche norvégienne de la SS germanique et une sous-organisation du Nasjonal Samling de Quisling. Le chef de l'organisation était Jonas Lie et le commandant en second était Sverre Riisnæs. Le nombre de membres atteint un maximum d'environ 1 300 en 1944. Une grande partie des membres ont été recrutés dans la police et environ 50% ont servi dans l'Union soviétique occupée[3].
  • Danemark : le Schalburg Corps, le SS germanique danois est formé le . Le , le corps fut renommé Corps de Schalburg. Au cours de l'été 1943, Søren Kam était commandant du corps de Schalburg[4].

Une organisation nazie clandestine existe également en Suisse, connue sous le nom de Germanische SS Schweiz. Elle compte très peu de membres et est considérée par les autorités suisses comme un simple groupe dissident[5].

Notes et référencesModifier

  1. (en) R. J. B. Bosworth, The Oxford handbook of fascism, Oxford/New York, Oxford University Press, , 626 p. (ISBN 978-0-19-929131-1), p. 483
  2. Dan Mikhman, Belgium and the Holocaust : Jews, Belgians, Germans, Berghahn Books, , 593 p. (ISBN 978-965-308-068-3, lire en ligne), p. 212
  3. (no) Terje Emberland et Matthew Kott, Himmlers Norge. Nordmenn i det storgermanske prosjekt, Oslo, Aschehoug, , 341–349 p. (ISBN 978-82-03-29308-5)
  4. (da) Erik Høgh-Sørensen, Drabet på Clemmensen og historien om Søren Kam, 2. revised (after Dansk Dødspatrulje), , 223 pages p. (ISBN 978-87-7137-540-4, lire en ligne)
  5. Fink 1985, p. 72–75.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Yehuda Bauer, A History of the Holocaust, New York, Franklin Watts, , 398 p. (ISBN 978-0-531-05641-7)
  • Donald Bloxham, The Final Solution : A Genocide, New York, Oxford University Press, , 410 p. (ISBN 978-0-19-955034-0, lire en ligne)
  • (de) Jürg Fink, Die Schweiz aus der Sicht des Dritten Reiches 1933-1945 : Einschätzung und Beurteilung der Schweiz durch die oberste deutsche Führung seit der Machtergreifung Hitlers, Stellenwert des Kleinstaates Schweiz im Kalkül der nationalsozialistischen Exponenten in Staat, Diplomatie, Wehrmacht, SS, Nachrichtendiensten und Presse, Zurich, Schulthess, , 249 p. (ISBN 3-7255-2430-0)
  • Geraldien von Frijtag Drabbe Künzel, Racial Science in Hitler's New Europe, 1938–1945, Lincoln, NE, University of Nebraska Press, , 448 p. (ISBN 978-0-8032-4605-8, lire en ligne), « Germanic Brothers: The Dutch and the Germanization of the Occupied East »
  • Raul Hilberg, Perpetrators, Victims, Bystanders : The Jewish Catastrophe, 1933–1945, New York, Harper Collins, , 360 p. (ISBN 0-8419-0910-5)
  • Heinz Höhne, The Order of the Death’s Head : The Story of Hitler’s SS, New York, Penguin Press, , 690 p. (ISBN 978-0-14-139012-3)
  • Chris McNab, Hitler's Elite : The SS 1939–45, Oxford and New York, Osprey, (ISBN 978-1-78200-088-4)
  • André Mineau, SS Thinking and the Holocaust, New York, Editions Rodopi, , 140 p. (ISBN 978-94-012-0782-9)
  • Page-Taylor, « History of the Norwegian political SS », Historical Research Unit (H.R.U.), London. H.R.U., (consulté le 29 février 2012)
  • (en) Uwe Puschner, Nordic Ideology between Religion and Scholarship, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang GmbH, , 283 p. (ISBN 978-3-631-64487-4), « The Notions Völkisch and Nordic: A Conceptual Approximation »
  • William Shirer, The Rise and Fall of the Third Reich : A History of Nazi Germany, New York, MJF Books, , 1249 p. (ISBN 978-1-56731-163-1)
  • Adrian Weale, Army of Evil : A History of the SS, New York, Caliber Printing, , 459 p. (ISBN 978-0-451-23791-0)