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Germaine Pican

personnalité politique française

Germaine Pican
Illustration.
Fonctions
Sénatrice de la Seine-Inférieure
Groupe politique communiste
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Malaunay
Date de décès (à 99 ans)
Lieu de décès Bois-Guillaume
Nationalité Française
Profession institutrice

Germaine Pican, de son nom de jeune fille Germaine Morigot, née le à Malaunay et morte le à Bois-Guillaume, est une femme politique française, communiste.

Sommaire

BiographieModifier

Diplômée de l’école normale, elle exerce la profession d’institutrice. En 1923, elle épouse André Pican, instituteur lui aussi. 

Elle adhère au Parti communiste au moment du Front populaire et mènera toujours la lutte politique sous sa bannière[1].  Pendant l’Occupation, son mari et elle s’engagent dans la Résistance. Germaine Pican est arrêtée en 1941, relâchée, puis arrêtée de nouveau début 1942. Le 23 mars, elle est transférée à la Santé, puis envoyée au fort de Romainville le 24 août 1942.

Arrêté pour faits de résistance — il avait organisé la Résistance en Normandie —[2], André Pican est fusillé comme otage au Mont Valérien le 23 mai 1942.

Germaine Pican est déportée dans le convoi dit des 31000 à Auschwitz avec 230 autres femmes. Elle sera affectée aux cuisines de Raisko, puis renvoyée à Birkenau pour avoir essayé de faire passer des oignons à ses anciennes compagnes de Birkenau[3].

Elle trouve dans les marais un corbeau mort qu'elle partage avec ses compagnes de détention. Leur solidarité leur permet de survivre pendant leur captivité[3]. Elle réussit à intégrer le kommando Raisko avec Marie Elisa Nordman, Cécile Charua, Charlotte Delbo, Lulu, Carmen et Madeleine Dechavassine[3]. Raisko est un laboratoire qui est destiné à produire du caoutchouc à partir de kok-saghiz[4]. Cette affectation améliore leur quotidien: elles peuvent se laver, reçoivent des vêtements et des chaussures propres et la nourriture y est meilleure.

Elle est envoyée à Ravensbrück puis à Mauthausen, d'où elle est libérée le 22 avril 1945. De retour en France, elle reprend ses activités politiques et est élue conseillère de la République de la Seine-Inférieure.

Détail des fonctions et des mandatsModifier

Mandat parlementaire
- du au  
Sénatrice de la Seine-Inférieure

Notes et référencesModifier

  1. « Mémoire Vive – Germaine PICAN, née Morigot – 31679 », sur www.memoirevive.org (consulté le 15 mars 2017)
  2. La vie héroïque d'André Pican, Pierre Durand, L'Humanité, 8 juin 1993
  3. a b et c Caroline Moorehead, Un train en hiver, Cherche Midi, , 592 p. (ISBN 978-2-266-25872-2), p. 337
  4. Caroline Moorehead, Un train en hiver, Paris, Cherche Midi, , p 332

Voir aussiModifier