Germaine Dermoz

actrice française
Germaine Dermoz
Description de cette image, également commentée ci-après
Extrait du programme officiel de la Tournée TRAMEL - Le Crime du Bouif, 1924-1926
Nom de naissance Germaine Deluermoz
Naissance
Paris 1er, France
Nationalité Drapeau de France Française
Décès (à 78 ans)
Paris 15e
Profession Actrice
Films notables La Souriante Madame Beudet

Germaine Deluermoz dite Germaine Dermoz, née le à Paris, ville où elle est morte le , est une actrice française.

Elle est la soeur de l'actrice Jeanne Delvair (1877-1949) et du peintre animalier Henri Deluermoz (1876-1943).

BiographieModifier

Fille d'un limonadier, Germaine Dermoz naît le dans le 1er arrondissement de Paris[1].

Dernière d'une fratrie de huit enfants, Germaine Dermoz est rapidement repérée par Réjane dans la troupe de laquelle elle restera trois ans. Puis elle est demandée par Firmin Gémier. Ses nombreuses tournées théâtrales l'ont conduite, avant la première guerre mondiale, en Argentine, en Russie. Elle raconte dans ses mémoires[2] les conditions périlleuses dans lesquelles un jour, elle et ses camarades ont dû franchir la Cordillère des Andes à dos d'âne, à flanc de montagne sur des sentiers étroits, se résignant à jeter une partie de leurs costumes sur les pentes enneigées. A Saint-Pétersbourg, elle a joué devant le Tsar Nicolas II et essuyé les premiers tirs de la révolution d'. Contrairement à certaine assertion, elle n'a jamais appartenu à la troupe de la Comédie-Française. Sa carrière cinématographique se déroule en grande partie au temps du muet. S'il faut retenir un seul film de cette époque, ce serait sans conteste le chef-d'œuvre de Germaine Dulac, La Souriante Madame Beudet, chef d'œuvre féministe et réalisation d'avant-garde. Toujours dans ses mémoires, Germaine Dermoz raconte l'appréhension qui l'a saisie lorsque le film a été diffusé quarante ans plus tard à la télévision française et sa surprise de constater que son jeu n'a pas l'outrance et le grotesque redoutés qui caractérisent alors l'interprétation des acteurs du muet.

Entre les deux guerres, elle préfére se consacrer presque exclusivement au théâtre. Elle joue sur les plus grandes scènes parisiennes, y connaît d'immenses succès dans des pièces d'auteurs contemporains : André Josset, Henri-René Lenormand, Charles de Peyret-Chappuis, Jean Cocteau. Le , elle crée le personnage d'Yvonne dans Les Parents terribles de Cocteau, auprès de Gabrielle Dorziat et du tout jeune Jean Marais, remplaçant quasiment au pied levé Yvonne de Bray pour qui le rôle a été écrit mais qui, souffrant d'un grand chagrin de cœur, n'est plus capable de jouer.

Elle mene parallèlement une carrière cinématographique plus relâchée, n'acceptant des propositions de tournage que si elles ne compromettent pas ses engagements au théâtre. Citons Le Bal dans lequel elle donne la réplique à Danielle Darrieux dont c'est le premier film. Elle a été aussi, en 1950, Madame Husson, une admirable dame d'œuvre, auprès d'un Bourvil niaiseux à souhait dans le film Le Rosier de Madame Husson.

Germaine Dermoz meurt le au sein de l'Hôpital Saint Michel dans le 15e arrondissement de Paris[3], et, est inhumée au Cimetière de Saint Ouen (9e division)[4].

Elle est la sœur de Jeanne Louise Deluermoz dite Jeanne Delvair (1877-1949), actrice à la Comédie-Française, et du peintre animalier Henri Deluermoz (1876-1943), illustrateur, entre autres, d'une des premières éditions françaises de Le Livre de la jungle, de Rudyard Kipling.

Après un premier mariage en 1905 avec le comédien Georges Saillard dont elle divorcera quelques années plus tard, Germaine Dermoz a épousé en 1925 le comédien Jean Galland[5] dont elle divorcera dans les années cinquante[6]. De son premier mariage, Germaine Dermoz a eu une fille, Claude, mère de l'écrivain et philosophe Rafaël Pividal et de son second, une autre fille, Anne-Marie Galland (1926-2017). Elle était également, de par son premier mariage, la tante par alliance de la comédienne Annabella, dite "Zette" pour les intimes, avec laquelle elle conserva des liens affectueux jusqu'à la fin de sa vie[7]. La journaliste Hélène Lazareff, le comédien Noël Roquevert et son épouse, la comédienne Paulette Noizeux, les comédiennes Madeleine Clervanne et Geneviève Graves ont compté parmi les amis intimes de Germaine Dermoz.

NOTA : la photographie qui illustre cette page n'est pas celle de Germaine Dermoz.

FilmographieModifier

ThéâtreModifier

Notes et référencesModifier

  1. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 1er arrondissement, Année 1888, Acte de naissance n° 680 (vue 2/31) (avec mentions marginales des mariages, du divorce et du décès).
  2. dont je détiens un exemplaire, l'original étant à la BNF
  3. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 15e arrondissement, Année 1966, Acte de décès n° 2960 (vue 10/31).
  4. Registre journalier d'inhumation du Cimetière parisien de Saint Ouen de 1966, en date du 9 novembre (page 29/31)
  5. Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir et Blanc - 250 acteurs français du cinéma français 1930-1960, Paris, Flammarion, 2000, pp. 191-192
  6. mention des deux mariages et du divorce en marge de son acte de naissance
  7. d'après sa fille Anne-Marie, ma cousine
  8. Photo dans Le Matin du 29/12/1941

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens disparus, éd. Yvan Foucart, 2007 (Nlle édition) ; 1re éd. 2000.

Liens externesModifier