Germain Raingo-Pelouse

peintre français

Germain Franck Ernest Raingo-Pelouse, né le à Paris, mort en 1963, est un artiste peintre français.

Germain Raingo-Pelouse
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Maître

BiographieModifier

Le grand-père paternel de Germain Raingo-Pelouse, Ernest Raingo, étant le frère aîné d'Alice Hoschedé (née Raingo), notre artiste est, par le remariage d'Alice en 1892 avec Claude Monet, le petit-neveu du maître impressionniste[1]. Ce lien familial fait que Germain Raingo-Pelouse restera toujours attaché au Vernonnet dont les paysages constitueront une part importante de l'œuvre.

Ernest Raingo (1841-1871) est le petit-fils de Zacharie Raingo (1775-1847)[2], l'un des quatre frères horlogers qui fondent la maison Raingo Frères en 1813, qui étendent leur activité à la fonderie d'art en 1841, devenant plus tard grands fournisseurs de l'Empereur Napoléon III, puis éditeurs des bronzes d'Albert-Ernest Carrier-Belleuse, James Pradier et Auguste Moreau[3]. Ernest et son épouse, née Lucy-Alexandrine Fossey (1842-1895), ont un fils prénommé Jean. Lorsqu'après le décès d'Ernest sa veuve se remarie avec le peintre alors déjà fort reconnu Léon Germain Pelouse (1838-1891), Jean accole le patronyme de son père adoptif au sien, donnant par là à ses trois fils, Germain, Bernard et Pierre, le nom de Raingo-Pelouse[4].

Germain Raingo-Pelouse est l'élève de Fernand Cormon et de Louis-Joseph-Raphaël Collin à l'École des beaux-arts de Paris de 1910 à 1913. Il peint des paysages, des portraits, des nus, des natures mortes et des scènes de genre. Il expose au Salon des indépendants à partir de 1912[5], puis chaque année à la Galerie Visconti à Paris de 1921 à 1924.

Il participe à la Première Guerre mondiale comme pilote avec le grade d'adjudant. Il vole sur Farman F.40 autour de Salonique (Grèce), afin d'effectuer des missions d'observations pour la protection de ce port. Son escadrille de Panomi est basée à Aponomi[6].

Il séjourne à plusieurs reprises en Bretagne et en 1920 en Corse[7]. Son atelier est mis en vente successivement à l'Hôtel Rameau à Versailles par l'étude Blache le [8] et à l'Hôtel Drouot à Paris par l'étude Pescheteau le [9], faisant ressortir, par une suite de tableaux situés et datés, que Germain Raingo-Pelouse s'est également rendu en Bulgarie, notamment dans la région de Karlovo, autour de l'année 1936.

ŒuvresModifier

PeinturesModifier

ÉcritsModifier

  • Raingo-Pelouse, recherches de construction, années 1921, 1922, 1923, 1924, Raingo-Pelouse et Galerie Visconti, éditeur galerie Visconti à Paris, 1921-1924.

Expositions personnellesModifier

  • Galerie Visconti, Paris, de 1921 à 1924.
  • Galerie Bradtké, Luxembourg, [14].
  • Hommage à deux artistes de Vernon, Germain Raingo-Pelouse et Pierre Maubert, Salle des écuries des gardes, Vernon, .

IconographieModifier

  • Autoportrait.
  • Portrait de Raingo-Pelouse, par Julien Saraben (toile exposée lors de la rétrospective Julien Saraben, Le Bugue, été 2006)[15].

Réception critiqueModifier

  • « La critique a été unanime à saluer comme une des révélations du Salon des indépendants le peintre Raingo-Pelouse qui y expose une toile pathétique dans sa sobriété. Sous un ciel gris de novembre, un grand champ labouré; deux corbeaux le survolent. A l'horizon, un arbre dénué; au premier plan, dans les sillons gras, quelques monticules d'engrais. Ensemble triste et austère qui dégage un charme émouvant. Novembre est certainement l'œuvre maîtresse du jeune artiste. Nous tenions à la signaler avant de parler de son exposition à La Rotonde. L'envoi de Raingo-Pelouse nous a intéressé par sa diversité et aussi parce que, depuis 1921, nous suivons avec sympathie les différents états d'âme d'un artiste qui a su s'imposer une discipline sévère sans se laisser jamais contraindre par les règles rigides d'aucune école. C'est en recherchant la simplicité qu'il s'est acheminé vers la maîtrise, et c'est parce qu'il a su demeurer sincère que la nature lui a révélé quelques-uns de ses secrets. Il nous est agréable de saluer en lui un des espoirs de la génération d'après-guerre. » - Émile Renaudin, Le Radical
  • « Retenez le nom de Germain Raingo-Pelouse. Ce petit-neveu de Claude Monet est puissamment "soi". Ses Arbres sur la route, sans doute l'œuvre maîtresse de cette exposition, sont d'une consistance, d'une sûreté et d'une qualité de matière qui font présager un grand destin artistique. "Classique-moderne", il est de ceux par qui l'art progresse. » - Journal de Roubaix

Musées et collections publiquesModifier

RéférencesModifier

  1. Archives de la Bibliothèque nationale du Luxembourg, Germain Raingo-Pelouse
  2. Généanet, Généalogie Raingo
  3. Aracade, La statuaire d'édition au XIXe siècle
  4. Le Gaulois, Généalogie familiale développée par Jean Raingo-Pelouse, 4 août 1908.
  5. Ouvrage collectif, Un siècle d'art moderne - L'Histoire du Salon des indépendants, Denoël, 1984.
  6. David Méchin, L'escadrille côtière de Panomi - Les hommes: Germain Raingo-Pelouse, Site Albin Denis
  7. Orsu Gerjuvanni Caporossi, Répertoire des personnages dans Cronica di A Corsica, texte en ligne
  8. La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°7, 15 février 1974, page 23.
  9. La Gazette de l'Hôtel Drouot, n° 16, 17 avril 1981, page 9.
  10. Quotidien Le Temps, article Le Salon des indépendants 1928: « Le Nu nègre de Raingo-Pelouse n'est pas dépourvu de mérite », 29 janvier 1928.
  11. Base Arcade, archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, dossier 53, cote:F/21/4885
  12. Base Arcade, archives nationales, artistes, cote : F/21/6850
  13. Base Arcade, archives nationales, artistes, cote : F/21/6941
  14. Bulletin d'information du Grand Duché du Luxembourg, 31 octobre 1950.
  15. Bugue Périgord-noir Info, Julien Saraben, croqueur de Périgord, 2006

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier