Georges Napoléon Baude

diplomate français

Georges Napoléon Baude est un diplomate français, né à Paris le [1], et mort à Paris le (à 56 ans).

BiographieModifier

Georges Napoléon Baude est le fils de Jean-Jacques Baude et de Marie Esther Létoublon.

Il a d'abord été attaché d'ambassade à Rome en 1850, puis premier-secrétaire d'ambassade à Londres en 1866 et ministre plénipotentiaire à Athènes de juin 1868 à 1870.

Il est ambassadeur de France en Belgique entre 1873 et 1876. Il représente la France avec le général Eugène Arnaudeau, pendant l'été 1874, dans une conférence sur les lois et coutumes de la guerre qui est réunie à Bruxelles à la demande de la Russie. Elle a traité du problème de l'espionnage et de l'adoucissement du sort expéditif réservé aux espions au cours de quatre réunions, le 1er, 6, 21 et , avec l'espoir d'établir des règles et pénalités communes des modes de répression[2].

Georges Napoléon Baude a été ambassadeur de France près le Saint-Siège de 1876 à 1878. Quand les cardinaux français arrivèrent à Rome pour participer au conclave, il leur conseilla de voter pour le cardinal Pecci conformément aux instructions qu'il avait reçu du ministre des affaires étrangères Waddington. Mais, malgré le succès de cette élection, les faux-pas de l'ambassadeur ont conduit à son rappel moins d'un mois après cette élection. Il est mis en traitement d'inactivité, puis en « retrait d'emploi » deux ans plus tard. Cette sanction peut être due à la nomination du cardinal Franchi comme cardinal secrétaire d'État de Léon XIII[3],[4],[5]. Le marquis de Gabriac est nommé ambassadeur près le Saint-Siège par décret du [6].

FamilleModifier

  • Jean-Joseph Baude (1728-1811), docteur en droit, Second président du conseil supérieur de la Corse entre 1774 et 1789[7], marié en 1758 avec Gabrielle-Françoise Bouveron (1732-1816), fille de Pierre Bouveron (1692-1741) et de Gabrielle Chèze (1697-1741) :
    • Pierre Joseph Marie Baude (1763-1840), baron d'Empire par le décret du , préfet du Tarn (1809-1814) et préfet de l'Ain pendant les Cent-Jours, s'est marié avec Anne Adélaïde Rousset (1773-1855) :
      • Jean-Jacques Baude (1792-1862) marié à Marie Esther Létoublon (1805-1893)
        • Pierre Jacques Elphège Baude (1826-1871), marié en 1851 avec Anne Adèle Bergon (1827-1877)
          • Pierre Jacques Alphonse Marie Baude (1862-1911) marié en 1889 avec Louise Marie Sidoine Piscatory de Vaufreland (1868-1966)
          • Jeanne Baude (1860-1933) mariée en 1882 avec René Frémy (1851-1919)
            • Elphège Jean René Bertrand Frémy (1883-1966) marié en 1913 avec Marthe de Foucault (1889-1976)
              • Raymond Frémy (1919-1996), contre-amiral, marié avec Yvonne Rivolta (1917-1980)
            • Raymond Frémy (1884-1914), mort pour la France
        • Georges Napoléon Baude (1830-1887)[8], ambassadeur de France, marié en 1863 avec Marie Adélaïde Paule Josèphe de Nompère de Champagny de Cadore (1838-1922), fille de Louis Alix de Nompère de Champagny, petite-fille de Jean-Baptiste Nompère de Champagny, duc de Cadore :
          • Monique Baude (1864-1928),
          • François Baude (1866-1929),
          • Georges Maris Baude (1867-1934),
          • Elphège Baude (1869-1925),
          • Robert Baude (1872-1925),
          • Camille Baude (1877-1960).
      • Alphonse Frédéric Louis Baude (1804-1885)[9] marié en 1832 avec Louise Caroline Fouques-Duparc (1809-1876), fille de Louis Benoît Fouques-Duparc (1772-1836), directeur des travaux du port de Cherbourg, et de Caroline Louis Charlotte Le Tellier, petite-fille de Louis Gaspard Le Tellier, premier valet de chambre du roi tué le 10 août 1792 et arrière petite-fille de l'architecte Louis Le Tellier :
        • Pierre Baude (1833-1900) ;
        • Gaston Baude (1836-1858)

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Dans le dossier reconstitué de la Légion d'honneur, sa date de naissance est 24 janvier 1830.
  2. Gérald Arboit, Des services secrets pour la France du Dépôt de la guerre à la DGSE (1856-2013, Paris, CNRS éd, , 444 p. (ISBN 978-2-271-07886-5, OCLC 876349724, lire en ligne)
  3. Bernard Barbiche, Le conclave de 1878, ou les déboires d'un ambassadeur de France, dans Le pontificat de Léon XIII. Renaissances du Saint-Siège?, École française de Rome (Collection de l'École française de Rome no 368), Rome, 2006, p. 55-63 (ISBN 2-7283-0754-7) (lire en ligne)
  4. À une question du nonce apostolique, le gouvernement français a assuré que le rappel du baron Baude était provoqué pour des motifs étrangers aux rapports entre la France et le Vatican, et que les relations entre la France et le Vatican resteraient cordiales ("Le Temps" du 12 mars 1878)
  5. Dans "Le Temps" du 7 avril 1878 : L'Italie approuve vivement le remplacement du baron Baude par M. de Gabriac. Elle affirme que le baron Baude a fait de la politique mal à propos ; elle déclare d'autre part que « ni le saint-père ni le cardinal Franchi, secrétaire d'État, ne regretteront pas le départ du baron Baude, son attitude avant, pendant et après le conclave n'étant pas de nature à lui concilier les sympathies du nouveau pape ni celles du secrétaire d'État.» L'Italie reproche au baron Baude d'avoir professé et appliqué l'idée que les représentants de la France au Quirinal et au Vatican devaient se considérer étrangers l'un à l'autre et peut-être même ennemis, et que le baron Baude s'était comporté « comme s'il était le représentant non pas de la nation française, mais du parti clérical français » (lire en ligne)
  6. "Le Temps", 30 mars 1878
  7. Le Conseil supérieur de la Corse aussi appelé Conseil souverain de Bastia. Il constituait la juridiction de dernier ressort pour la Corse (1769-1790).
  8. a et b « Baude, Georges Napoléon », base Léonore, ministère français de la Culture
  9. « Baude, Alphonse », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier