Georges Kuzmanovic

militaire et homme politique français

Georges Kuzmanovic
Illustration.
Georges Kuzmanovic en 2019.
Fonctions
Président du parti République souveraine
En fonction depuis
(2 ans et 9 mois)
Prédécesseur Fonction créée
Biographie
Nom de naissance Djordje Kuzmanović
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Belgrade (Yougoslavie)
Nationalité Drapeau de France Française
Parti politique Lutte ouvrière
Parti de gauche (2009-2018)
La France insoumise (2016-2018)
République souveraine (depuis 2019)
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Massachusetts Institute of Technology
Centre for Strategic and Diplomatic Studies (en)
Profession Humanitaire
Religion Christianisme orthodoxe

Georges Kuzmanovic, né Djordje Kuzmanović le à Belgrade, RS de Serbie (RFS de Yougoslavie), est un homme politique français.

Il est membre du Parti de gauche dès sa création et siège à son bureau national. Il rejoint ensuite La France insoumise et devient conseiller de Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle de 2017. Invoquant des divergences de programmes, il quitte les deux organisations en 2018 puis fonde son propre parti, République souveraine, l'année suivante.

BiographieModifier

Djordje Kuzmanović naît en 1973 à Belgrade, en République fédérative socialiste de Yougoslavie. Son père est Serbe[1], travailleur dans un institut de sciences politiques[2], et a milité lors du mouvement étudiant de 1968 à Belgrade. Sa mère est originaire de Lorraine.

Arrivé en France à sept ans, il milite à Lutte ouvrière durant son adolescence[2]. Il passe en 1999 son diplôme d'études approfondies en science politique[3] à l'université Panthéon-Sorbonne avec comme mémoire Le militantisme à Lutte ouvrière et Jeunes diplômés et travail précaire, sous la direction de Michel Offerlé et de Christian Baudelot[4]. Il étudie ensuite au Centre for Strategic and Diplomatic Studies (en)[3] puis la socioéconomie au Massachusetts Institute of Technology à Cambridge aux États-Unis[5].

À vingt-et-un ans, il part en mission humanitaire au Rwanda, après le génocide des Tutsis. Il est chargé d'identifier les enfants orphelins et perdus dans des camps de réfugiés. Au Mali, il construit des puits et des dispensaires. Dans l'Hexagone, il gère un lieu d'hébergement pour sans-abris à Paris[6] et fonde avec plusieurs camarades l'ONG Autremonde, où il rencontre notamment Benoît Hamon et Charlotte Girard[2]. Cette dernière le présente en 2005 au sénateur Jean-Luc Mélenchon, encore membre du Parti socialiste. Lorsque ce dernier, en 2008, quitte son parti pour fonder le Parti de gauche (PG), Kuzmanovic le rejoint dans cette nouvelle organisation politique[1], dont il monte une section locale en Russie. Peu de temps après, il regagne la France, intègre le service d'ordre du parti et crée des liens d'amitiés avec Mélenchon[2].

Au bureau national du PG, il est élu en 2013 secrétaire national en charges des questions internationales et de défense[7]. Il devient porte parole et conseiller de Jean-Luc Mélenchon sur ces thématiques à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017. Il se porte candidat pour La France insoumise aux législatives de la même année, dans la troisième circonscription du Pas-de-Calais mais échoue à la quatrième place[8].

En , il est au centre d'une controverse à gauche et au sein de son mouvement lorsqu'il plaide dans L'Obs le nécessaire « assèchement des flux migratoires »[9],[10]. Ces désaccords débouchent sur son exclusion de la liste de La France insoumise pour les élections européennes de 2019, deux mois plus tard. Le parti explique que cette radiation intervient après que Kuzmanovic « ait publiquement réitéré des propos considérant comme secondaires les luttes féministes et LGBT, alors qu'elles font partie intégrante » du programme électoral. L'intéressé acte son départ du parti en , et met en cause à la fois « un manque profond de démocratie » dû à « l'extrême concentration du pouvoir aux mains d'un petit groupe [...] aux convictions mollement sociales-démocrates » et une branche militante qu'il qualifie de « communautariste » et « gauchiste »[9],[11].

Il est lieutenant de réserve de l'Armée de terre.

République souveraine
 
Logotype officiel.
Présentation
Président Georges Kuzmanovic
Fondation 23 mars 2019
Scission de La France insoumise
Siège 9, rue de l'Église
75015 Paris[12]
Vice-présidente Kenza Belliard[13]
Slogan « Avec de Gaulle et Jaurès »
Positionnement Gauche[14]
Idéologie Souverainisme[14]
Couleurs Bleu, Blanc et Rouge
Site web republique-souveraine.fr

Il fonde en mars 2019 le parti République souveraine qui propose de « dépasser le clivage gauche-droite sous sa forme classique, en retrouvant la logique du Conseil national de la Résistance » et de s'opposer au « bloc ultralibéral, européiste et atlantiste ». Il en est le président[15]. Il utilise désormais le nom de Georges Kuzmanovic[16].

Il annonce en sa candidature à l'élection présidentielle de 2022[17]. À la suite de cette initiative, il déclare avoir été mis à pied en vue d'un licenciement de ses fonctions de manager chez l'entreprise Ubisoft[18].

ControversesModifier

Conflit syrienModifier

Il fait l'objet de controverses pour ses prises de position défendant l'intervention russe en Syrie[6], ou après qu'il a ironisé sur Twitter « sur la crédulité » de certains collègues politiques relayant l'information de la destruction d'un hôpital à Alep[19],[20].

C politique évoque son influence sur les positions de Jean-Luc Mélenchon concernant la Crimée, l'Ukraine et la Syrie[21], et Lucas Chedeville de StreetPress sa « complaisance » envers Vladimir Poutine, ce que Georges Kuzmanovic dément[22].

« Soirée Brexit »Modifier

Le , à l'invitation de François Asselineau, il se rend à une soirée célébrant le Brexit en compagnie de 200 militants de diverses organisations politiques, dont Nicolas Dupont-Aignan, Dominique Jamet, Florian Philippot, Jean-Frédéric Poisson, Pierre Levy, Gilles Casanova, Philippe Pascot, Martine Fumey, Jacques Cheminade et John Laughland[23]. Une photo de cette soirée fait polémique sur les réseaux sociaux, car elle suggère une alliance ou une réunion sur des idées communes.

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Lucas Chedeville, « Djordje Kuzmanovic, le candidat « patriote » de la France Insoumise », sur StreetPress, (consulté le ).
  2. a b c et d Julien Rebucci, « Djordje Kuzmanovic, l'Insoumis qui veut que Mélenchon s'affirme sur l'immigration », sur Les Inrocks (consulté le ).
  3. a et b https://fr.linkedin.com/in/djordje-kuzmanovic-8515b35a
  4. « Djordje Kuzmanovic », sur Master Pratiques de l’interdisciplinarité dans les sciences sociales (consulté le ).
  5. https://fr-fr.facebook.com/vukuzman
  6. a et b Sarah Paillou, « Kuzmanovic, le militaire russophone qui conseille Mélenchon », sur Le Journal du dimanche, (consulté le ).
  7. « Djordje Kuzmanovic », sur Marianne (consulté le ).
  8. « Résultats Législatives 2017 - Pas-de-Calais - 3ème circonscription du Pas-de-Calais - José EVRARD élu au 2nd tour des élections législatives », sur Le Monde.fr (consulté le )
  9. a et b Anne-Charlotte Dusseaulx, « Djordje Kuzmanovic, proche de Mélenchon, quitte une France insoumise « dans l'impasse » », sur Le Journal du dimanche, (consulté le ).
  10. Rémi Noyon, « France insoumise et immigration : « Le discours de Sahra Wagenknecht est de salubrité publique » », sur L'Obs, (consulté le )
  11. Djordje Kuzmanovic, « Pourquoi je quitte La France insoumise », sur Marianne, (consulté le ).
  12. « Association de financement du mouvement politique « République souveraine » », sur Journal officiel Associations, (consulté le ).
  13. « Vos représentants », sur République souveraine (consulté le ).
  14. a et b Sophie de Ravinel, « Des souverainistes de gauche, ex-proches de Mélenchon, veulent lancer leur parti », sur Le Figaro, (consulté le ).
  15. Sarah Paillou et Thomas Liabot, « L'ex-Insoumis Djordje Kuzmanovic lance son mouvement : « Il faut une opposition à la macronie » », sur Le Journal du dimanche, (consulté le )
  16. « Direction nationale », sur République souveraine, (consulté le ).
  17. « Présidentielle 2022 : la très longue liste des candidats déclarés ou pressentis », sur L'Obs, (consulté le ).
  18. « Candidat à la présidentielle, Georges Kuzmanovic est mis à la porte d'Ubisoft », sur La Lettre A, (consulté le )
  19. « Fausses images et propagande de la bataille d’Alep », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. Laura Raim, « Le conflit syrien, un front à gauche », sur regards.fr (consulté le )
  21. « Djordje Kuzmanovic : Qui est le Monsieur diplomatie de Jean-Luc Mélenchon ? », Conspiracy Watch,‎ (lire en ligne)
  22. StreetPress, « Djordje Kuzmanovic, le candidat « patriote » de la France Insoumise », sur StreetPress (consulté le )
  23. Charles Sapin,Partisans du «Frexit» et souverainistes ont célébré le Brexit, Le Figaro, 1er février 2020.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

  • Andréa Kotarac, insoumis souverainiste ayant rejoint le Rassemblement national en 2019

Liens externesModifier