Georges Frédéric Langermann

Daniel Godefroy Georges Langermann, né le à Güstrow (Mecklembourg) et mort le dans le 4e arrondissement de Paris, est un soldat des guerres napoléoniennes et général belge.

Georges Frédéric Langermann
Daniel Gotfryd Jerzy Langermann.jpg
Biographie
Naissance
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Grade militaire

BiographieModifier

Langermann est issu d'une famille de prêtres luthériens. Orphelin de père, sa mère ne peut assurer son éducation et le place chez des parents. À l'âge de 15 ans, maltraité dans sa famille d'adoption, il s'échappe et se rend à Hanovre, puis souhaite intégrer mais sans succès, un régiment d'infanterie française. Il parvient à s'inscrire sur les contrôles de la marine du port de Boulogne, comme novice de 1re de classe. Il prend congé en 1807 pour s'engager dans le troisième régiment du grand-duché de Berg. Il est fait prisonnier par un corps de partisans allemands en 1809. Exténué par les conditions de détentions, il incorpore un régiment allemand des forces anglaises. En , sous le feu de tirailleurs anglais, il passe à l'armée française, prenant au passage une balle dans le pied. En , il est nommé sous-lieutenant dans un régiment de Croates au service de la France, puis est désigné pour intégrer l'Armée napoléonienne au sein du 2e régiment croate.

Nommé lieutenant en , il devient officier d'ordonnance auprès du général hulot, dans l'avant garde du 4e corps. Lors de l'évacuation des Provinces illyriennes, beaucoup de croates qui furent favorables à l'Autriche passent à l'ennemi et dans la débâcle, Langermann s'évade pour rejoindre le général Serres, gouverneur de Venise, sacrifiant son grade d'adjudant-major. Il est nommé capitaine à la Bataille du Mincio (1814).

En 1816, il se trouve dans la Légion du département de la Lozère, puis dans la Loire-inférieure, devenue 23e régiment d'infanterie de ligne avec laquelle il fait la campagne d'Espagne de 1823. Le maréchal Gérard le trouve toujours capitaine lors de la révolution de juillet et le nomme commandant. En 1831, le président du comité d'aide franco-polonais pour le soulèvement de novembre, le marquis de Gilbert du Motier de La Fayette, le soumet à l'armée d'insurrection polonaise, dans laquelle Langermann obtint le grade de colonel. Arrivé en Pologne le , il est placé à la tête de la 2e brigade de la 1re division d'infanterie. Le , alors qu'il se bat pour le pont de Tykocin, il se distingue et recevra la Croix d'or dans l'Ordre militaire de Virtuti Militari. Il prend part à la Bataille d'Ostrołęka, où ses troupes subissent de lourdes pertes face à l'énorme avantage des Russes. Le , il est nommé brigadier général. En , Langermann est transféré au corps du général Gerolamo Ramorino, qu'il atteint après la chute de Varsovie, le . Le , avec le corps de Ramorino, il se rend en Galicie où, après une courte période d'internement, il se rend avec Ramorino et de nombreux officiers polonais qu'il persuade d'émigrer en France, à Paris. En décembre, il fait une entrée remarquée à Strasbourg[1]. En 1832, Langermann rejoint l'armée belge.

Il obtient la naturalisation belge, donnée par le roi Léopold, le .

Domicilié à Bruxelles, il effectue un déplacement à Paris où il est mort Rue Royale Saint-Antoine en 1861 (sans postérité).

Notes et référencesModifier

  1. La réception des Généraux Ramorino, Langermann et Sznayde, au Pont du Rhin, le 4 décembre 1831 est immortalisée sur une lithographie de Jean Jacques Jundt, en 1831.

SourcesModifier