Georges Coulonges

Georges Coulonges est un écrivain et scénariste français, né le à Lacanau (Gironde) et mort le à Pern (Lot).

Georges Coulonges
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions
  • 1964, grand prix de l'humour pour Le Général et son train
  • prix exceptionnel de la SACEM pour La Chanson en son temps 1969, et en 1980 prix pour l'ensemble de son œuvre
  • 1993, grand prix littéraire de la ville de Bordeaux pour l'ensemble de son œuvre
  • Écrivain aux multiples facettes, Georges Coulonges fut le parolier de grands chanteurs (Jean Ferrat, Nana Mouskouri, Marcel Amont, etc.) et l'auteur du grand succès télévisuel que furent les épisodes de la série Pause café dans les années 1980.

    BiographieModifier

    Issu d'un milieu modeste, Georges Coulonges devient comédien après la Seconde Guerre mondiale, et entre comme bruiteur à la radio, avant de devenir producteur d'émissions de variétés radiodiffusées. À la radio et sur scène, il est pendant quatre ans « le receveur Julien », un joyeux employé du tramway. En 1956, il « monte » à Paris pour écrire, notamment des chansons. En 1965, sa chanson Potemkine, qu'interprète Jean Ferrat, est déprogrammée de l'émission Âge tendre et tête de bois. Diverses personnalités s'insurgeront contre cette censure de l'ORTF [1].

    En 1970, pour le centenaire de la Commune de Paris, Georges Coulonges publie La Commune en chantant, un recueil et une étude des chansons de l'époque sur cet évènement historique auquel il restera toujours profondément attaché. L'ouvrage donne lieu à un spectacle joué à Paris, dont la captation sur disque est diffusée en 1971. Cette même année, Coulonges écrit pour Jean Ferrat La Commune, [2] un texte dans la veine des chansons engagées et humanitaires de l'artiste (comme l'album Aimer à perdre la raison).

    Parolier pour des chanteurs qui partageaient ses convictions et ses valeurs, tels que Jean Ferrat, Isabelle Aubret ou Juliette Gréco ( en 1983 elle enregistre "Maréchal nous revoilà " sur une musique de Jean Ferrat ), il laisse voir aussi un solide sens de l'humour et son goût pour la parodie et la satire dans des chansons plus légères comme Six roses immortalisée par Annie Cordy .

    Il crée une grande fresque sur la vie des Paris et des parisiens de 1789 à la libération en août 1944 avec Francis Lemarque : Paris Populi. L’œuvre sort en 1975 sous le label Barclay en triple album interprété par de nombreux artistes dont Marcel Amont, Michel Delpech, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Juliette Gréco, Serge Lama, Michel Legrand, Francis Lemarque, Jacques Martin, Mouloudji, Nicoletta, Serge Reggiani, Catherine Sauvage, Francesca Soleville etc. Paris Populi est présenté en spectacle au Théâtre de la Ville, puis au Cirque d'Hiver et à la fête de L'Humanité. Ensuite il est adapté avec Francis Lemarque en chanteur unique, six musiciens et un spectacle audiovisuel en 1977, et se partage entre les tournées en France et en Belgique et la petite salle du TEP[3].

    Au début des années 1980, Georges Coulonges est le scénariste entre autres de la série Pause café adaptée de son roman, qui rencontrera un très vif succès grâce à ses thèmes contemporains et sans tabous. Véronique Jannot joue une jeune assistance sociale scolaire pleine de fougue, Joëlle Mazart, qui donne du fil à retordre à son proviseur, incarné par Jacques François. Les trois saisons sont tournées dans la banlieue est de Paris, dont le lycée de Fontenay sous Bois. Plusieurs jeunes acteurs ont débuté ou quasiment dans la série : Marc Lavoine (l'élève qui coûte sa place à Joëlle dans la saison 1), Marilyne Canto, en élève outrageusement provocatrice de la saison 2, Clovis Cornillac, jeune héroïnomane dans la 3ème saison (à noter que sa mère dans l'épisode est sa vraie mère, l'actrice Myriam Boyer), Élie Semoun, dans ce même épisode, en jeune de banlieue vindicatif, Benoit Magimel. Annie Fratellini, amie de l'auteur, y fait une apparition dans son propre rôle dans l'épisode 2 de la saison 1 consacré à l'École du Cirque, que la série contribuera à populariser. Georges Coulonges travaille également sur d'autres téléfilms ou séries pendant cette décennie .

    A la même époque Il adapte deux pièces Zadig et les Strauss pour la Compagnie théâtrale Renault-Barrault au Théâtre d'Orsay et au Théâtre du Rond-Point.

    Il se consacre par la suite à l'écriture de romans dont les héros issus du peuple traversent l'histoire des deux derniers siècles et rencontrent un large public. Il va aussi à la rencontre de ses lecteurs dont il aime à rester proche en se déplaçant dans les écoles pour les plus jeunes, ou dans de nombreux évènements littéraires.

    Touche-à-tout très engagé socialement, Georges Coulonges a été résistant FFI[4], secrétaire du Syndicat national des auteurs et des compositeurs[5], président du Secours populaire du Dix-septième arrondissement de Paris, membre du comité antifasciste, du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), du Mouvement de la paix et du Parti communiste français (1964-1971). Ardent défenseur de l'éducation et de la laïcité, il fut en cela reconnu par différents conseils municipaux qui nommèrent des groupes scolaires à son nom (à Montauban, Cahors et Auch).

    Prix littéraires et autres distinctionsModifier

    Prix littéraires
    • Grand prix de l'humour 1964 pour son roman Le Général et son train (reçu des mains de Jules Romains)
    • Prix Alphonse Allais 1966 pour son roman La Lune Papa
    • Prix exceptionnel de la SACEM pour son essai La Chanson en son Temps
    • Prix de la SACEM 1980 ( Lucien et Jean Boyer) pour l'ensemble de son œuvre [6]
    • Prix « Plaisir du théâtre » 1979 pour son adaptation théâtrale du conte de Voltaire : Zadig
    • Grand prix littéraire de la ville de Bordeaux 1993 pour l'ensemble de son œuvre
    • Prix « L'enfant et la ville » de la ville de Vénissieux 1996 pour son livre pour enfants On demande grand-père gentil et connaissant des trucs
    • Sélection « Les cents livre de l’Éducation nationale » 1997 pour son livre pour enfants Une grand-mère en chocolat
    • Prix des Maisons de la presse, 2000 pour son roman L'Été du grand bonheur
    Autres distinctions
    •  : Inauguration d'un groupe scolaire à son nom à Montauban
    • Printemps 1999 : Inauguration d'un groupe scolaire à son nom à Cahors
    • (1er anniversaire de sa mort) : Inauguration d'un groupe scolaire à son nom à Auch

    ŒuvresModifier

    Romans
    Les Chemins de nos pères

    Ces cinq romans sont réunis en un seul volume dans la collection « Omnibus » (Presses de la Cité).

    Pause café
    • Pause café, Fayard, 1981
    • Joëlle Mazart, Fayard, 1982
    • Pause-café pause-tendresse, TF1 éditions, 1989
    Autres

    Véritable baladin de l'écriture, Georges Coulonges écrit un roman tendre, généreux et plein d'humour. Deux jeunes filles, Loulette Souleil, d'un milieu défavorisé, et Benoîte Deslandes-Wincker, bourgeoise en révolte contre son milieu, se lient d'une amitié profonde au grand dam de leurs familles. C'est dans un soutien réciproque, qu'elles s'ouvriront à la vie et, bientôt, à l'amour.

    • Des amants de porcelaine, 2001, Presses de la Cité
    • Le Pays des tomates plates, 2002, Presses de la Cité
    Oeuvres pour la jeunesse
    • On demande grand père gentil connaissant des trucs, 1975, La Farandole
    • Grand père est un fameux berger, 1978, La Farandole
    • La grand mère aux oiseaux, 1984, La Farandole
    • Une grand mère en chocolat,1988, La Farandole
    • Ma grand mère est formidable, 2000, Pocket Jeunesse
    • Il est pas ouf ton papy?, 2004, Pocket Jeunesse


    Théâtre

    FilmographieModifier

    CinémaModifier

    acteur

    TélévisionModifier

    Scénariste

    ChansonModifier

    Musique de Jean Ferrat
    • La Fête aux copains (chanté notamment par Ferrat, Juliette Gréco, Christine Sèvres)
    • La Jeunesse (chanté par Ferrat)
    • Potemkine (chanté par Ferrat)
    • Un enfant quitte Paris (chanté par Ferrat)
    • La Commune (chanté par Ferrat)
    • La Chanson des pipeaux (chanté par Isabelle Aubret)
    • Les Artistes (chanté par Odile Ezdra)
    • Le Nouveau Monde (chanté par Francesca Solleville)
    • Maréchal, nous revoilà (chanté par Juliette Gréco)
    • Cosette et Jean Valjean (chanté par Isabelle Aubret)
    Avec René-Louis Lafforgue
    • Mirabeau-Mirabelle
    • La Guitare espagnole
    • Et une liberté
    • L'École buissonnière
    etc.
    Avec Max Rongier
    • La Vérité
    • Que tu sois là
    • Les Grands
    • T'en souviens-tu, Marie ?
    etc.
    Avec Francis Lemarque
    • La Petite valse du juke-box
    • Rose et violon
    • Le Chômage (enregistré aussi par Mouloudji)
    Autres

    etc.

    Notes et référencesModifier

    1. source J.D. Brierre "Jean Ferrat, une vie". Archipel, 2010. [1]
    2. source maîtron en ligne[2]
    3. source Data Bnf, [3]
    4. Jean-Pierre Vittori, Une histoire d'honneur, la résistance, éd. Ramsay, 1984, p. 97 à 109.
    5. maitron-en-ligne
    6. site du musée de la SACEM [4]

    Liens externesModifier