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Georges Cartier (1929-1994)

bibliothécaire, poète et écrivain québécois
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Georges Cartier
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Georges Cartier, directeur de la Bibliothèque nationale du Québec
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Georges Cartier
Nationalité
Activités

Georges Cartier est un bibliothécaire, professeur, poète et romancier québécois né à L'Assomption le et décédé en 1994. Il est le fondateur de la Bibliothèque nationale du Québec.

Sommaire

BiographieModifier

Georges Cartier est né à L'Assomption en 1929.

Il obtient une licence en lettres en 1951 et un baccalauréat en bibliothéconomie et bibliographie en 1952, puis complète une scolarité de doctorat à l’Université de Montréal en 1955[1].

De 1956 à 1957, il poursuit ses études au Collège de France.

De 1961 à 1964, Cartier œuvre au sein de diverses organisations liées à la culture et aux bibliothèques. Il est directeur du Service de distribution de l’information aux pays membres à l’Unesco et fonde un Centre de documentation pour les correspondants étrangers à Paris [2].

Un bibliothécaire engagéModifier

En 1964, il rentre au Québec pour diriger la Bibliothèque Saint-Sulpice avec pour objectif de donner à cette institution le statut de bibliothèque nationale. Son mandat consiste d'abord à rénover l'édifice, acquis par l’État en 1941 puis ouvert au public en 1944, puis à doter l'institution d'une mission et un statut nationaux [3].

En 1967, il fait un stage de perfectionnement à la Bibliothèque nationale de France. Il devient aussi le Conservateur en chef de cette nouvelle institution qui, dans la foulée de la loi du Parlement québécois, fonde la Bibliothèque nationale du Québec. Il affirme à cette occasion : «Croire en l’avenir d’une bibliothèque nationale et surtout réaliser cet avenir, c’est le travail d’un peuple conscient de l’importance qu’il faut accorder à l’acquisition, la conservation et la diffusion de la pensée humaine sous forme d’écrits. »[4]

Lors des événements de la crise d'Octobre en 1970, les forces policières vont investir la Bibliothèque nationale du Québec. Les policiers demandent à Cartier que les dossiers des lecteurs, avec les listes des ouvrages consultés, leur soient remis en invoquant que « dans les livres, on peut apprendre à fabriquer des bombes ». Cartier rejette catégoriquement cette exigence et demande un entretien avec le chef de police à la suite duquel les policiers se retirent de la Bibliothèque nationale[5].

De 1973 à 1977, il est professeur et directeur de l'École de bibliothéconomie de l’Université de Montréal - il avait d'ailleurs rédigé le rapport qui avait présidé à la fondation de cet établissement en 1961[2].

Dans une réflexion sur l'engagement social des bibliothécaires dans les années 1970 et 1980, Cartier est identifié comme un des leaders qui ont marqué l'évolution de la profession[6].

Un homme de lettres[2]Modifier

Il contribue, parallèlement à son engagement dans les bibliothèques, à la vie littéraire québécoise en collaborant aux éditions de l’Hexagone, aux Rencontres de poètes québécois. Il agit aussi comme membre de jurys littéraires, de comités de lecture et de comités scientifiques.

Il est l'auteur, de 1950 jusqu'à sa mort, de plusieurs recueils de poésie, de récits, de romans. Son œuvre comprend, par ailleurs, une cinquantaine de textes radiophoniques et des conférences dont certaines ont été publiées.

Il meurt d'un cancer en 1994.

ŒuvresModifier

Chanteaux - poèmes, 1954-1974, Montréal, La Presse, , 251 p. (ISBN 0777701375)

Dans les fougères de l'enfance - récits, Saint-Laurent, Fides, , 243 p. (ISBN 2-7621-1687-2)

Au delta de l'âme - élégies, Outremont, Carte blanche, , 49 p. (ISBN 2-922291-91-X)

Hymnes : Isabelle, Montréal, Editions de Muy, 1954?, 91 p.

Jacques Cartier - l'odyssée intime, Montréal, Le Jour, , 303 p. (ISBN 2890444376)

Laves et neiges - poème, Montréal, les Editions du Muy, 1955?

La Mort à vivre, Malines, Aux Editions du C.E.L.F., Les Cahiers de la Tour de Babel ; no 77, , 44 p.

Notre-Dame du Colportage - roman, Montréal, Guérin littérature, , 286 p. (ISBN 2760119475)

Obscure navigation du temps - poème autographe,, Montréal, les Éditions du Muy, 1956?

Le Poisson pêché - roman, Montréal, le Cercle du livre de France, , 22 p.

avec Lucie Rouillard, Les Relations culturelles internationales du Québec, Québec, Centre d'études politiques et administratives du Québec Ecole nationale d'administration publique, Collection Bilans et perspectives ; no 3, , 317 p. (ISBN 2920112236)

Le fonds d’archives de Georges Cartier (MSS28)[7] est conservé au centre BAnQ Vieux-Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

HonneursModifier

Notes et référencesModifier

  1. Georges Cartier, « Recherche - L'Île », sur www.litterature.org (consulté le 30 mars 2018)
  2. a b et c Georges Cartier, « Recherche - L'Île », sur www.litterature.org (consulté le 31 mars 2018)
  3. Marcel Lajeunesse, Bibliothécaire : Passeur de savoirs, Montréal, Carte blanche, (ISBN 978-2-89590-145-7, lire en ligne), « Historique de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec », p. 9-34
  4. Georges Cartier, « Bulletin de la bibliothèque Saint-Sulpice », vol. 1, no1.,‎ , p. 2
  5. Guylaine Beaudry, Profession bibliothécaire, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Profession », (ISBN 9782821850538, lire en ligne), p. 37–50
  6. Réjean Savard, Bibliothécaire : Passeur de savoirs, Montréal, Carte blanche, (ISBN 978-2-89590-145-7, lire en ligne), « L'engagement social des bibliothécaires au sein de la CBPQ de 1975 à 1990 », p. 121-131
  7. « Fonds Georges Cartier (MSS28) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). », sur Pistard - Bibliothèque et Archives nationales du Québec. (consulté le 20 janvier 2017)