Georges Bureau

personnalité politique française

Georges Bureau
Illustration.
Georges Bureau en 1914
Fonctions
Député
Gouvernement IIIe République
Groupe politique GD (1910-1914)
RDG (1914-1936)
ARGRI (1936-1940)
Conseiller général du canton de Bolbec
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès
Lieu de décès Paris
Résidence Seine-Maritime

Georges Bureau, né le à Paris où il est mort le , est un homme politique français, membre de l'Alliance démocratique.

BiographieModifier

Petit-fils d'Allyre Bureau, polytechnicien, officier d'artillerie, démissionnaire de l'armée, élève du Conservatoire, professeur de musique, musicien et enfin écrivain politique et journaliste, Georges Bureau, fils d'un ingénieur, fait ses études secondaires au lycée Condorcet puis au lycée d'Alger. Il passe sa licence en droit à Alger et son doctorat à Paris. Inscrit au barreau de la capitale en 1892, il plaide des affaires civiles et souvent des divorces et devient avocat du Gil Blas. Membre de la Commission de gestion des caisses de retraites de l'Opéra et de l'Opéra-Comique, il est chargé en 1899 des cours de législation théâtrale au Conservatoire national. Dès ce moment, il se spécialise dans les affaires de théâtre. Il plaidera pour Huguenet, Jane Hading, Alice Bonheur, Max Dearly, Jeanne Granier, Polin, Maurice Maeterlinck, Pierre Decourcelle, Francis de Croisset, Tristan Bernard… Il est parmi les fondateurs de l'œuvre des « Trente ans de théâtre », en est nommé secrétaire et en est le conférencier attitré.

Féru d'escrime, il préside la société d'entraînement à l'escrime et au pistolet, est membre d'honneur de l'Académie d'épée de Paris, membre des comités de la société d'encouragement de l'escrime et de celle d'escrime à l'épée, de Paris. Attiré par la politique, il se présente aux élections générales législatives des et dans la 3e circonscription du Havre, mais subit un échec. Il est plus heureux aux élections générales des et . Il est élu député de cette même circonscription au deuxième tour de scrutin, par 8.864 voix contre 8.297 à M. Bettencourt. Il conservera désormais son siège jusqu'à sa mort, soit pendant 30 années.

Il est en effet réélu le , au premier tout de scrutin, par 9.282 voix contre 7.227 à M. Gaillard. Aux élections générales du , il occupe la troisième place sur la liste d'Union nationale républicaine qui est élue tout entière. Il obtient personnellement 96.237 voix sur 148.940 votants. À celles du , il est inscrit au deuxième rang, sur la liste d'Union républicaine qui a sept élus. Il recueille 68.194 suffrages sur 178.163 votants.

Il retrouve sa troisième circonscription du Havre aux élections générales du qui marquent le retour au scrutin uninominal. Il emporte le siège au premier tour de scrutin, par 13.932 voix contre 4.653 à M. de Jouvenel. Il obtient le même succès à celles du , toujours au premier tour, par 12.751 voix contre 8.981 à Raymond Lindon. Enfin, à celles des et , il est réélu, au deuxième tour, par 12.803 voix contre 10.821 à M. Lindon.

Il s'inscrit tour à tour au groupe de la gauche démocratique (1910 à 1919), à celui des républicains de gauche (1919 à 1936), et à celui de l'alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants (1936), et appartient à la Commission du commerce et de l'industrie, à celle de l'armée (1910); à celle des douanes, à celle du commerce et de l'industrie, à celle des mines, à celle de la marine de guerre (1914) ; à celles des finances, des comptes définitifs et des économies (1919) ; à celles des finances et des pensions (1924); à celle des finances (1928), à celles des affaires étrangères et de la marine marchande (1932) ; à celles de la marine marchande et des postes, télégraphes et téléphones (1936). Il prend d'emblée une part très active aux travaux du Parlement, tant à la tribune que par la voie de dépôt de propositions de loi.

La guerre l'appelle dès le mois d'. Capitaine au 43e régiment d'artillerie[1], il participe à la campagne de Belgique, à la bataille de la Marne, et commande un détachement dans la région d'Arras.

Il est rappelé à Paris le par Viviani qui lui confie le portefeuille de sous-secrétaire d'État à la marine marchande dans son deuxième Cabinet formé le . Mais ce Ministère doit démissionner le pour faire place au cinquième Cabinet Briand. Georges Bureau reprend alors l'uniforme et sert dans la section technique de l'aéronautique jusqu'à la fin de la guerre. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le , cité à l'ordre du jour et décoré de la croix de guerre.

Il ne regagne son banc de député qu'après les hostilités et participe aux débats avec la même ardeur. Il s'intéressa tout particulièrement aux questions scolaires, aux affaires algériennes et tunisiennes, il demanda l'organisation du crédit mutuel, le développement des constructions navales, et proposa de retirer aux tribunaux et aux juges d'assises, le droit d'accorder les circonstances atténuantes aux accusés majeurs ayant des complices mineurs. Il déposa en outre de multiples propositions de loi ayant un intérêt local.

En 1932, il succède à Paul Bignon à la présidence du conseil général de la Seine-Inférieure[2].

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il s'abstint volontairement dans le vote de la loi accordant les pouvoirs constituants au maréchal Pétain.

Il mourut à Paris, quelques mois plus tard le , âgé de 70 ans. Ses obsèques eurent lieu à Étretat le au milieu d'une grande assistance. Il avait été élu en 1919, conseiller général de la Seine-Inférieure pour le canton de Bolbec.

Il écrivit des articles dans le Gil Blas, collabora au Répertoire de droit administratif et publia deux ouvrages : Le théâtre et sa législation et Les maris de Colette (recueil de nouvelles). Il était officier d'académie.

CarrièreModifier

SourcesModifier

  • « Georges Bureau », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Lien externeModifier