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Georges-François Leclerc

haut fonctionnaire français
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Georges-François Leclerc
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Fonctions
Préfet
Seine-Saint-Denis
depuis
Pierre-André Durand (d)
Préfet
Alpes-Maritimes
depuis
Préfet
Haute-Savoie
-
Philippe Derumigny (d)
Pierre Lambert (d)
Préfet de l'Aube
-
Christophe Bay (d)
Sous-préfet
Arrondissement de Segré
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Père
Jacques Leclerc (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Georges-François Leclerc (né en le ) est un haut fonctionnaire français. Il est préfet depuis 2009.

BiographieModifier

Georges-François Leclerc est né le à Suresnes[1]. Bourguignon, il est issu d’une famille dijonnaise. Son père, Jacques Leclerc, diplomate, a été ambassadeur de France au Rwanda, aux Philippines, au Kenya et au Luxembourg. Sa mère, Anne Leclerc, a travaillé dans l’édition. Il est aussi petit-fils et frère de chirurgiens [2].

Georges-François Leclerc est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1988)[3] et ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Léon-Gambetta, 1991-1993)[4]. Il a fait son service national militaire comme officier dans l’Arme blindée cavalerie ; il est titulaire du brevet d’alpinisme militaire. A sa sortie de l'ENA, il est affecté comme administrateur civil au ministère de l'Économie et des Finances[4].

Il a été maître de conférences en macroéconomie à Sciences po entre 1993 et 1997. [réf. nécessaire] Il a travaillé, dans les années 1990 avec les équipes de Philippe Séguin.[réf. nécessaire]

En 1997, il quitte le ministère de l’Économie et des Finances pour celui de l’Intérieur. Il y occupe deux postes de sous-préfet (auprès du préfet des Yvelines, puis de l'arrondissement de Segré de 1999 à 2002), deux postes de sous-directeur à l’administration centrale du ministère de l’intérieur.

Il prend aussi des responsabilités en cabinet ministériel, sous la présidence de Jacques Chirac au cabinet de Roselyne Bachelot, ministre de l’écologie, puis comme conseiller technique de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Emploi entre 2004 et 2005 et chargée de mission au cabinet de Catherine Vautrin[5].

Il a également occupé divers postes administratifs comme celui sous-directeur de l’administration et de la logistique à la direction de la défense et de la sécurité civiles et sous-directeur de l’administration générale et des finances à la direction générale de la police nationale, entre 2005 et 2007[5].

Directeur de cabinet de la ministre de la santé, il contribue à l’élaboration et l’adoption de la loi HSPT, portée par Roselyne Bachelot, qui crée les agences régionales de santé, réforme l’hôpital public et la médecine de ville. Il initie en 2009 une réforme de la prise en charge de l’autisme. Critiqué pour sa gestion de l’épidémie de grippe de 2009, il quitte le ministère de la santé pour être nommé préfet de l'Aube (2010-2011), puis directeur-adjoint du cabinet du ministre de l’intérieur Claude Guéant, préfet du Gard pendant quelques jours en 2012, puis de la Haute-Savoie (2012-2016), et des Alpes-Maritimes (depuis 2016)[6].

En 2013, alors qu'il accompagnait des agents de la brigade anti-criminalité de Thonon-les-Bains en patrouille et qu'un contrôle d'un trafiquant présumé dégénéra, les hommes furent pris à partie, l'un des agresseurs utilisant du gaz lacrymogène qui atteignit le préfet[7],[8].

En Haute-Savoie, pendant plus de quatre ans, il défendra l’industrie du décolletage de la vallée de l’Arve et la spécificité de la montagne.[Comment ?] Il se liera d’amitié avec des guides de Chamonix et Saint-Gervais.[réf. nécessaire]

Il a aussi pris des positions rigoureuses contre certains maires et promoteurs pour défendre le respect de la loi littoral au bord du lac d'Annecy et du Léman. [réf. nécessaire]

En avril 2019, il est nommé préfet de la Seine-Saint-Denis[9],[10],[5].

Discussions autour de son mandat de préfet des Alpes-MaritimesModifier

Nommé préfet des Alpes-Maritimes en novembre 2016, sa gestion de la frontière franco-italienne est critiquée par certaines associations (comme l'ONG Oxfam dans un rapport publié le [11]).

A quatre reprises pendant son mandat de préfet des Alpes-Maritimes, des décisions de non admission sont suspendues par le juge pour des entraves au droit d'asile, en particulier sur des mineurs[12]. En février 2018, ce sont 19 décisions de refus d’entrée sur le territoire qui sont annulées par le juge des référés du tribunal administratif de Nice, faisant état d'une « atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile »[6]. Ce chiffre est à rapprocher des quelques 29 000 procédures de non-admission (renvois en Italie) recensées par la préfecture des Alpes-Maritimes en 2018 et des près de 49 000 en 2017[13].

En réaction aux propos de Cédric Herrou, figure de proue de l'association Roya Citoyenne, qui avait publié sur Facebook « peut-être le préfet des Alpes-Maritimes pourrait-il s’inspirer des accords avec la SNCF pendant la deuxième guerre pour le transport des juifs pour gérer le transport des demandes d’asile… », Georges-François Leclerc engagera contre lui une action en justice pour injure publique. Le tribunal correctionnel de Nice relaxera Cédric Herrou[14]. Avant de le faire avec Cédric Herrou, il a polémiqué avec l'historien Yvan Gastaut dans Nice-Matin[6], qu’il recevra personnellement pour lui expliquer ses divergences avec l’un de ses articles critiques contre la politique migratoire.

Il est préfet lorsqu'à l'occasion de l'acte 19 du mouvement des Gilets jaunes le une retraitée militante d'Attac, âgée de 73 ans, est sévèrement blessée par un policier à Nice[15]. Sa mutation survient peu après.

Vie privéeModifier

Sous pseudonyme, il a publié plusieurs poèmes en prose lyrique dans des revues de poésie, notamment Décharge, le Rétroviseur et le Jardin d’essai. [réf. nécessaire]

Jusqu'à avoir eu son nez cassé, il pratiquait le rugby en amateur[2]. Il pratique le ski, l’alpinisme à un niveau modeste quoiqu'avec de grands guides chamoniards, et surtout l’équitation.

Chasseur, il est aussi apiculteur. [réf. nécessaire]

Il est père de trois enfants[2].

RéférencesModifier

  1. « Georges-François Leclerc », sur whoswho.fr, .
  2. a b et c Lefebvre 2007.
  3. « Georges-François Leclerc », sur sciences-po.asso.fr.
  4. a et b « Georges-François Leclerc », sur lesbiographies.com.
  5. a b et c Shahinez Benabed, « Un nouveau préfet pour la Seine-Saint-Denis », sur acteurspublics.com, (consulté le 17 avril 2019)
  6. a b et c Urbach 2017.
  7. Le Point magazine, « Préfet agressé : "un événement très grave" », sur Le Point, (consulté le 4 avril 2019)
  8. Agence France-Presse, « Le préfet de Haute-Savoie agressé, trois jeunes écroués », sur lexpress.fr, (consulté le 15 avril 2019)
  9. E.M., « Georges-François Leclerc, nouveau préfet de la Seine-Saint-Denis », sur leparisien.fr, (consulté le 15 avril 2019)
  10. « Décret du 10 avril 2019 portant nomination du préfet de la Seine-Saint-Denis (hors classe) - M. LECLERC (Georges-François) », sur Journal Officiel de la République française, (consulté le 15 avril 2019)
  11. Pierre-Olivier Casabianca, « Un rapport de l'ONG Oxfam dénonce l'attitude de la police française à la frontière franco-italienne », sur France 3 Côte d'Azur, (consulté le 14 avril 2019)
  12. « "Soit le préfet Leclerc accepte de respecter la loi, soit il doit être remplacé" », sur Nice-Matin, (consulté le 28 mars 2019)
  13. La Rédaction, « Aide aux migrants : relaxe pour Cédric Herrou poursuivi pour injure à préfet Herrou », sur Le Monde, (consulté le 14 avril 2019)
  14. La Rédaction, « Georges-François Leclerc perd son procès face à Cédric Herrou », sur Juriguide, (consulté le 28 mars 2019)
  15. Anaïs Condomines, « Le préfet des Alpes-Maritimes, muté en Seine-Saint-Denis, paye-t-il les conséquences de l'affaire Legay ? », sur lci.fr, (consulté le 15 avril 2019)

AnnexesModifier

SourcesModifier

Liens externesModifier