Genève (bateau)

bateau à vapeur

Genève
Image illustrative de l’article Genève (bateau)
Amarré au quai marchand des Eaux-Vives, 2007
Type bateau-salon
Histoire
Chantier naval Sulzer Frères, Winterthour
Lancement 1896
transformé en 1934
Statut hors service depuis 1974
Caractéristiques techniques
Longueur 63,40 m (hors-tout)
60 m (entre perpendiculaires)
Maître-bau 13,95 m (largeur hors-tout)
Tirant d'eau 1,60 m (à lège)
1,84 m (en charge)
Déplacement 334 t.
Propulsion machine à vapeur oblique
2 cylindres, compound
diesel-électrique 4-temps
Puissance 890 ch (avant 1934)
2 × 535 ch (après 1934)
Vitesse 25 km/h (avant 1934)
27,5 à 29,1 km/h (après 1934)
Caractéristiques commerciales
Pont 2
Passagers 1 000 (avant 1934)
850 (après 1934)

Le Genève est le plus vieux bateau datant de la Belle Époque encore existant en Suisse.

Il s'agit, à l'origine, d' un bateau à vapeur et à roues à aubes, aujourd'hui désarmé et amarré de manière permanente à Genève et géré par une association à but social.

HistoriqueModifier

Le XIXe siècleModifier

Le Genève a été construit en 1896 par Sulzer Frères, Winterthour, pour la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN). Il a été lancé à l’occasion de l’exposition nationale qui s’est déroulée à Genève.

La même année, les ingénieurs français Auguste et Louis Lumière filment ce bateau, mis à l’eau depuis peu, quittant le port d'Évian. C'est une des premières images filmées du léman[1].

Le , le bateau est le théâtre d'un événement impliquant l'impératrice Élisabeth d'Autriche dite « Sissi ». Elle est agressée sur le quai, frappée avec un poinçon par Luigi Luccheni, un anarchiste italien. Elle pense être seulement légèrement blessée et monte sur le Genève à destination de Territet. Mais le bateau doit revenir précipitamment et Sissi meurt peu après à l’hôtel Beau-Rivage où on l'a transportée.

Le XXe siècleModifier

Le , il entre en collision avec le Rhône près de Pully. L'ancre de bâbord du Genève s'accroche aux cordages sous le beaupré du Rhône, le beaupré se brise avec la figure de proue et entraîne le haut du mât avant. Une partie de ce mât tue une passagère dans sa chute[2].

En 1934, le bateau a été rénové et ses machines à vapeur ont été remplacées par des moteurs diesel-électriques. C'est le premier bateau de la flotte CGN à être ainsi converti.

Le Genève a été mis hors service par la CGN en 1973 et promis à la démolition. Il est racheté par l'Association pour le bateau Genève en 1974 pour la somme de 75 000 francs suisses, et amarré au quai marchand des Eaux-Vives. Cette association privée à caractère social a pour but d'accueillir des personnes adultes se trouvant en situation de précarité. En plus de cette mission sociale, l'association a entrepris la préservation du Genève, par un long et patient travail de rénovation, et elle gère une buvette ouverte au public.

Le XXIe siècleModifier

Amarré sur les quais du port de Genève, un permis de navigation a été délivré en , qui précise que le bateau « n'est pas autorisé à naviguer ». Il est actuellement est utilisé comme buvette-restaurant au Quai Gustave-Ador du Lac Léman à Genève

Le , une vedette rapide de la CGN a été inaugurée, qui porte le même nom : Genève. Le , ce bateau quitta Genève pour Lausanne afin de subir une rénovation partielle.

Depuis , un chantier vise à réduire l'empreinte écologique du bateau tout en en améliorant le confort, en renforçant l'isolation, et modifiant les systèmes de chauffage et de ventilation[3]. Ce projet a fait l'objet d'un financement participatif via la plateforme « Impact » des SIG[4].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Site tdg.ch, article "Les frères Lumière ont immortalisé le bateau Genève", consulté le 21 septembre 2020.
  2. Le Scaph, « Les malheurs de la navigation sur le Léman ». Consulté le 14 décembre 2007
  3. « Au cœur de la rade », sur Association pour le Bateau Genève (consulté le )
  4. « Pour un développement durable du Bateau Genève – SIG Impact » (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

SourcesModifier

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