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Gazelle de Grant

espèce d'animaux

Nanger granti

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Nanger granti
Description de cette image, également commentée ci-après
Gazella granti (mâle)
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Artiodactyla
Famille Bovidae
Sous-famille Antilopinae
Genre Nanger

Espèce

Nanger granti
(Brooke, 1872)

Synonymes

  • Gazella granti Brooke, 1872[1],[2]
  • Nanger notata (Thomas, 1897)[2]
  • Nanger petersii (Günther, 1884)[2]

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La gazelle de Grant (Nanger granti) est une espèce de gazelle de la famille des bovidés qui se rencontre en Afrique : Soudan, Ouganda, Éthiopie, Somalie, Kenya, Tanzanie. Elle est génétiquement proche de la gazelle de Soemmerring et de la gazelle de Thomson[3].

MorphologieModifier

Le mâle est plus fort que la femelle. Ils mesurent de 86 à 96 cm au garrot, pour un poids variable, de 50 à 80 kg selon l'âge des individus[4]. Le poids des jeunes mâles adultes de (1-3 ans) est de seulement 50 kg, il augmente à 60 kg vers (4-5 ans) pour atteindre à l'âge de la maturité (7 ans), plus de masses, ils peuvent alors peser 70 kg ou plus (jusqu'à 80 kg pour certains). Les femelles, mesurent de 76 à 86 cm au garrot et pèsent 30 à 60 kg, les femelles restent minces la moitié de leur vie et prenne du poids à la maturité . La robe est claire, couleur sable sur la moitié supérieure du corps, blanc sur la partie intérieure des jambes et le ventre. Le poil est court, fin, régulier sur tout le corps. Les cornes des mâles mesurent de 60 à 80 cm contre 30 à 40 cm pour celles des femelles.

La gazelle de Grant est bien armée pour résister à la sécheresse, elle laisse sa température interne monter jusqu'à 46 °C, mais elle rafraîchit son cerveau (qui ne supporterait pas une telle température) par une évaporation nasale efficace. Ce système de refroidissement du cerveau nécessite une grande quantité d'eau : à poids égal, la gazelle de Grant en consomme un tiers de plus que la gazelle de Thomson.

La silhouette élégante des gazelles se retrouve toujours d'une espèce à l'autre, malgré quelques différences de proportions. La gazelle de Grant est plus grande que la gazelle de Thomson, mais l'une comme l'autre illustrent parfaitement le genre Gazelle.

Liste des sous-espècesModifier

Selon Mammal Species of the World (version 3, 2005) (23 septembre 2017)[5] et ITIS (23 septembre 2017)[6] :

  • sous-espèce Nanger granti brighti (Thomas, 1901)
  • sous-espèce Nanger granti granti (Brooke, 1872)
  • sous-espèce Nanger granti notata (Thomas, 1897)
  • sous-espèce Nanger granti petersii (Günther, 1884)
  • sous-espèce Nanger granti robertsi (Thomas, 1903)

HabitatModifier

On la rencontre en Afrique de l'Est, ou elle vit dans les savanes, les semi-déserts, les zones de montagnes (jusqu'à 2 500 m) ainsi que les bois claire d'acacias. Elle peut vivre dans des régions plus arides que la gazelle de Thomson. Il est possible que ses deux espèces se rencontrent dans leur milieu naturel (Éthiopie, Kenya), mais elles sont suffisamment différentes au niveau de leurs tailles et de leurs colorations pour ne pas s'hybrider.

AlimentationModifier

Ruminant, herbivore, elle se nourrit d'herbes, de feuilles et broussailles. En période de sècheresse, il lui arrive de ronger l'ecorce des arbres. Elle peut se passer d'eau pendant plusieurs jours. La gazelle de Grant, se nourrit en grande partie la nuit pendant la saison sèche, afin de recueillir la rosée sur les plantes. Elle peut ainsi, en une nuit de pâturage, avaler plus de dix litres d'eau, qui, par évaporation interne, rafraîchiront sa tête et son cerveau pendant les heures chaudes. Pendant la saison des pluies, elle s'abreuve aux points d'eau, mais l'humidité contenu dans sa nourriture peut lui suffire.

ReproductionModifier

Elle vit en groupes de six à trente animaux, mais se rassemble parfois en grand troupeaux, de 200 à 300 animaux. Les mâles délimitent le territoire choisi par leurs excréments et leurs urines. À la saison de rut, de septembre à décembre les mâles font preuve d'une certaine agressivité en se livrant, front contre front, des combats d'intimidation, parfois violents. Chacun se choisit alors quelques femelles, qui mettront bas un seul petit, après 5,5 à 6 mois de gestation. Dans les trois premiers mois suivant la naissance, la mère surveille et protège jalousement son faon contre les attaques éventuelles de chacals, babouins, aigles, servals, caracals ; en contrepartie, elle ne peut pas le protéger contre une hyène ou un grand félin au risque de se faire blesser voire tuer.

Superstition / TraditionModifier

Il est parfois raconté que pour avoir de beaux yeux, les femmes de ces pays africains attendant un bébé passaient leurs doigts sur les yeux de cette gazelle avant de toucher les leurs. Ce geste symbolique aurait pour but de communiquer à l'enfant la beauté et la limpidité du regard de l'animal. En effet, cette gazelle possède un regard admirable avec ses grands yeux cerclés de noir. Sa beauté a toujours été du reste, source d'inspiration dans l'art.

PrédationModifier

Le guépard, l'homme. Extrêmement rapide à la course, les gazelles de Grant peuvent atteindre une vitesse de pointe de 96 km/h[7] et semer un guépard. Toutefois, certains mâles de cette espèce peuvent peser jusqu'à 80 kg, ils sont donc un peu moins rapides à la course que les autres, mais ils sont plus forts au combat et ne craignent pas vraiment un guépard, et ils restent suffisamment rapides pour distancer les lions. Les guépards chassent généralement des jeunes, ou des individus infirmes [malades, âgés, femelles en gestation…]. Les gazelles de Grant sont très agiles, et si nécessaire elles peuvent bondir à 2 mètres de hauteur. Une femelle gazelle de Grant adulte et en bonne condition physique et en principe suffisamment grande, rapide, combative et armée pour se défendre contre une femelle guépard voire même une bande de jeunes guépards.

PopulationModifier

En 2005, il y a avait entre 140 000 et 350 000 individus[8], sa population est en diminution, et cette gazelle est toujours chassée pour ses cornes, sa peau et sa viande.

En 2016, d'après la liste rouge de l'UICN, sa population est encore en diminution, sans donner d'estimation.

PhotographieModifier

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Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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