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La gastrine est une hormone sécrétée par les cellules G de la muqueuse pylorique de l'estomac (partie inférieure). Cette hormone stimule la sécrétion d'acide (HCl) dans le fundus gastrique. Elle stimule aussi le renouvellement cellulaire dans l'épithélium intestinal et dans l'estomac. Elle est rétro-contrôlée par la baisse du pH.

L'hypersécrétion de la gastrine conduit au Syndrome de Zollinger-Ellison (hypersécrétion acide).

Il existe différents petits peptides à activité gastrinique :

  • G 17 : 17 acides aminés, ou gastrine légère. Son poids moléculaire est de 2114. C'est la principale. Elle est plutôt d'origine antrale. Sa demi-vie est courte : 1.5 à 3 min. Elle possède la plus grande activité. Elle est 2 à 5 fois plus active que G 34 ;
  • G 34 : 34 acides aminés : c'est l'association de G 17 et d'un peptide inactif de 17 acides aminés (libéré par une pepsine du milieu intérieur). Son origine est plutôt duodénale. Sa demi-vie est de 15 à 18 min ;
  • G 14 ou minigastrine : 14 acides aminés. Sa demi-vie est courte (à peu près comme G 17) ;
  • il existe un précurseur de G 34 : la progastrine : non active, composée de G 34 et d'une chaîne polypeptidique. Elle pourrait constituer un marqueur dans le dépistage du cancer selon une étude des services d’oncologie des hôpitaux civils de Lyon dont les premiers résultats ont été publiés en novembre 2019[1].

Facteurs de libération de la gastrineModifier

  • Distension mécanique de l'antre du pylore
  • Aliments sécrétagogues (protéines, peptones)
  • Alcalinisation de l'antre du pylore
  • Le nerf vague (pneumogastrique ou X) : action directe par neurone post-ganglionnaire bombésinergique
  • Médicaments : inhibiteurs de la pompe à protons (IPP): Ex: Oméprazole (MOPRAL®)

Contrôle de la synthèseModifier

Hormones stimulantes 
Hormones inhibitrices 
  • Sécrétine = hormone antagoniste de la gastrine, stimulant la sécrétion de HCO3 par le duodénum pour neutraliser l'acidité gastrique
Régulation par la calcémie 
  • La sécrétion de gastrine est également stimulée par l'hypercalcémie et cela par l'intermédiaire du récepteur CaSR (calcium sensitive receptor) ; récepteur couplé aux protéines G

Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  1. « Dépistage du cancer : comment une simple prise de sang pourrait suffire », sur ladepeche.fr, (consulté le 27 novembre 2019).