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Pays d'origine de l'immigration en Allemagne (2006).

L'immigration est un phénomène démographique qui encadre l'histoire de l'Allemagne depuis les années 1950. Pays de fort dynamisme démographique durant les XVIIIe et XIXe siècles, l'Allemagne ne recourt à l'immigration de masse qu'à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Principalement italienne et polonaise, l'immigration provient également de Turquie à partir des années 1960. Elle connaît une forte augmentation dans les années 2010.

Un Gastarbeiter est un nom d'origine allemande pour désigner un travailleur immigré. En 2014, les deux principaux pays de naissance des immigrés sont la Turquie et la Pologne.

En 2015, le solde migratoire (d'environ + 1 100 000 personnes) est un record dans l'histoire du pays[1].

Sommaire

Histoire de l'immigration en République fédérale (1949-1990)Modifier

Immigration de travail (1955-1973)Modifier

En 1955, un accord de main d'œuvre entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Italie est signé. Il s'agit du premier accord bilatéral de ce type passé entre la RFA et un autre pays européen[2]. L'immigration italienne se présentera sur une forme d'aller et retour, la grande majorité des migrants italiens hésitants à rester en RFA ou à retourner dans leur pays d'origine. C'est en 1965 que le nombre d'arrivées atteint son pic avec 273 960 personnes. En 1967, 20 % seulement des travailleurs italiens en RFA avaient reçu une formation professionnelle[3].

Le 30 octobre 1961 à Bonn, un autre accord bilatéral est signé, cette fois-ci avec la Turquie. Il prend fin en 1973 avec le premier choc pétrolier[4]. L'Espagne signe également en 1960 un accord de recrutement avec l'industrie allemande. 500 000 Espagnols émigrèrent en RFA ; 80 % d'entre eux retournèrent en Espagne après la fin de cet accord[5].

Article détaillé : Turcs d'Allemagne.

Les immigrés turcs venus s'installer à cette période sont plutôt issus de régions rurales et occupent des postes peu qualifiés.

Entre 1962 et 1971, 3,2 % de la population yougoslave émigrent, notamment la population rurale, l'Allemagne de l'Ouest absorbe 61,2 % de cette immigration[6].

Des travailleurs en provenance du Maghreb et du Portugal sont également venues en RFA. En règle générale, le délai de séjour pour un travailleur étranger était de 2 ans[7].

Traité de VarsovieModifier

Article détaillé : Traité de Varsovie (1970).

En 1970, en pleine guerre froide, la RFA et la Pologne normalisent leurs relations, dans ce contexte les autorités ouest allemandes permettent aux citoyens polonais ayant déjà de la famille en république fédérale de s'y installer. 50 000 Polonais émigreront en Allemagne pour retrouver des proches[8].

Regroupement familialModifier

Dans les années 1970, la RFA autorisa aux épouses notamment turques accompagnées ou non de leurs enfants, de rejoindre leur conjoint en République fédérale d'Allemagne, on estime que depuis cette époque, un million d'enfants turcs sont nés sur le sol allemand[4].

Immigration en Allemagne de l'EstModifier

Durant son existence, la RDA recrute également des travailleurs étrangers, principalement en provenance du Viêt Nam et du Mozambique[9].

En 1975, le Mozambique accède à l'indépendance et devient un État communiste mais le pays vit une période de guerre civile. De jeunes Mozambicains acceptent alors de partir en RDA afin de suivre des études supérieures. À leur arrivée, cependant, on ne leur propose que des emplois d'ouvrier non qualifié. Cela est en réalité le résultat d'un marché secret entre les deux gouvernements : la RDA cherche une main-d'œuvre bon marché possédant une idéologie politique commune et le Mozambique a besoin d'argent. Les salaires des émigrés sont donc ponctionnés, officiellement afin de leur constituer une somme d'argent au moment de leur retour. Découvrant la société européenne, ils sont néanmoins victimes de racisme. Dans leur pays, ils sont surnommés « Madgermanes » (traduction de « Made in Germany »). Rapatriés après 1989, ils découvrent que les retenues sur salaire ne sont plus là et ont alimenté les caisses du parti au pouvoir. Cela donne lieu à des manifestations à Maputo[10].

Immigration dans l'Allemagne réunifiée (depuis 1991)Modifier

Chute du mur de Berlin et exode des populations de l'EstModifier

La chute du mur de Berlin provoque une immigration massive des citoyens des républiques soviétiques, l'Allemagne réunifiée accueille pas loin de 3,3 millions d'immigrés[11]. La grande majorité sont des Aussiedler, des descendants d'Allemands appelés par l'impératrice Catherine II dès 1763 à venir chercher un meilleur avenir en Russie. Entre 1924 et 1941 ces Allemands de Russie disposaient même d'une république autonome. À la chute du socialisme, beaucoup décident de revenir dans la patrie de leurs ancètres, mais une partie de ces rapatriés ne parlant plus allemand et ne maîtrisant pas les codes de la société allemande connaîtront une intégration difficile[12].

Du droit du sang au droit du solModifier

Depuis 1913, le code de la nationalité allemande était régi par le droit du sang uniquement, être né de parents allemands ou de père ou de mère allemande pour pouvoir jouir de la nationalité allemande et ceci indépendamment de son lieu de naissance[13].

Au 1er janvier 2000, ce code fut modifié avec l'entrée en vigueur d'une dose de droit du sol sous conditions :

  • Un étranger peut obtenir la nationalité allemande si ce dernier vit depuis huit ans dans le pays, avec un titre de séjour s'il ou elle est originaire d'un pays hors UE ou AELE ;
  • Un enfant né sur le sol allemand avec un des deux parents qui réside en Allemagne depuis au moins huit ans obtient automatiquement la nationalité allemande[14].

2014, la double nationalitéModifier

Une nouvelle loi votée au parlement allemand, 463 voix pour 111 contre, permet depuis l'été 2014 à un étranger originaire d'un pays tiers à l'UE et l'AELE d'obtenir deux passeports. Suivant deux conditions majeures :

  • avoir étudié au moins 6 ans en Allemagne ;
  • ou y avoir vécu au moins 8 ans[15].

Incitations gouvernementales pour favoriser l'immigrationModifier

Le projet make it in GermanyModifier

« Make it in Germany » est une plate forme accessible sur internet en allemand et anglais. Le but est de susciter l'intérêt des travailleurs et étudiants étrangers pour s'installer en Allemagne. Durant l'année 2013, le site atteint un million de visiteurs. 80 % des visites sur le site se sont faites hors Allemagne. L'Italie, l'Indonésie, le Portugal, le Vietnam, l'Inde, l'Espagne, et la Russie sont les principaux pays d'où ont été effectués les visites[16]. En 2015 le site atteint 10 millions de visiteurs avec une nouvelle accessibilité en français et espagnol[17].

La Blue CardModifier

Introduite le 1er août 2012, la « Blue Card » est destinée aux travailleurs hors Union européenne hautement qualifiés (informaticiens, ingénieurs, etc.), pour s'installer en Allemagne[18].

Nombres de Blue card sur le territoire allemand par année
2012 2013 2014 2015 2016 2017
4 018 11 290 11 848 14 468 17 362 21 727
Blue Cards par pays d'origine au 31 décembre 2015 en Allemagne
Pays %
  Inde 20,8
  Chine 8,3
  Russie 8,3
  Ukraine 5,9
Républiques arabes 4,2
Autres 52,6

Immigration et déclin démographiqueModifier

Avec un taux de natalité qui a chuté depuis 1972, l'Allemagne est confrontée à un vieillissement et un déclin démographique. Certaines projections montrent que sans apport migratoire le pays qui comptait 80 millions d'habitants en 2010 ne pourrait en faire que 60 millions en 2060 et 50 millions en 2080[19]. Les plus de 65 ans représenteraient en 2060 1/3 de la population[20].

Pour lutter contre ce déclin, les autorités comptent en partie sur l'immigration, une meilleure reconnaissance des diplômes et des qualifications pour les étrangers a été voté en 2013. Pour les étrangers hors Union européenne une carte bleue a été instaurée, et le revenu par an exigé abaissé à 33 000 euros[21]. Cependant certains estiment que ce n'est pas suffisant, surtout que l'immigration intra européenne ne semble pas pérenne. Le SPD notamment plaide pour encore plus d'ouverture à l'immigration[22]

Pour 2015, le magazine allemand Stern révèle que le solde migratoire pourrait dépasser 1 million de personnes ; l'Allemagne deviendrait ainsi le premier pays industrialisé enregistrant le plus fort taux d'immigration, dépassant en nombre de migrants les États-Unis d'Amérique[23]. Le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière déclare le mercredi 6 janvier 2016 que l'Allemagne a enregistré en 2015 le plus grand afflux de migrants depuis 1950[24].

Crise des réfugiés de 2015 et 2016Modifier

En 2015, la fuite des réfugiés fuyant la guerre au Moyen-Orient vers l'Allemagne, prend une nouvelle ampleur. Durant le seul mois d'août, la république fédérale reçoit 104 460 demandes d'asile[25].

Lors de la première semaine de septembre, des milliers de réfugiés fuyant les conflits au Moyen-Orient en majorité des Syriens, sont bloqués en Hongrie. L'Allemagne, avec l'aide de l'Autriche, décide d'accueillir cette population. Pour le seul week-end du 5 et 6 septembre, 18 000 migrants arrivent en Allemagne, en majorité par Munich, jamais le pays n'avait enregistré une telle arrivée en seulement deux jours[26]. Les gares se sont organisées en centre d'accueil, des bénévoles apportant de la nourriture et des vêtements notamment. Les médias allemands font le parallèle entre ce week-end du 5 et 6 septembre et la soirée de la chute du mur de Berlin qui avait entrainé la réunification, et par la suite une arrivée massive de réfugiés dans le pays[27]. Le lendemain la chancelière allemande dira à la presse « l'afflux de migrants va changer l'Allemagne »[28].

Le samedi 12 septembre, 12 000 réfugiés arrivent à Munich, la capitale bavaroise annonce qu'elle ne peut plus faire face à un tel afflux. Une meilleure répartition des migrants sur le territoire est envisagée, le stade de Munich des jeux olympiques de 1972 est pensé comme une solution pour accroître la capacité d'accueil[29].

Le 13 septembre, l'Allemagne annonce qu'elle suspend les accords de Schengen pour pouvoir contrôler le flux de réfugiés. Elle renforce les contrôles à la frontière autrichienne notamment[30]. Ce renforcement des contrôles ne change cependant rien au principe du statut des réfugiés dans le pays, les demandes d'asile sont toujours acceptées[31]. Pour le seul mois de septembre 280 000 réfugiés arrivent en Allemagne, soit en un mois plus que durant toute l'année 2014[32]. En ce qui concerne les demandes d'asile enregistrées durant les 9 premiers mois de 2015, de début janvier à fin septembre, elles sont de 577 307. 197 843 Syriens, 66 311 Albanais, 51 643 Afghans, 46 790 Irakiens, 32 258 Kosovars[33]. Finalement, le pays enregistrera 1,1 million demandes d'asile sur toute l'année 2015[34]. Sur ce chiffre total, environ 325 000 sont des enfants en âge d'être scolarisé, le pays tente de s'organiser en ouvrant des « Wilkommensklasse ». La ville de Berlin en comptait 639 fin 2015[35].

Selon les autorités, environ 2000 réfugiés par jour continuent d'arriver durant le mois de janvier 2016[36]. Pour tenter de diminuer l'afflux de réfugiés, Berlin décide fin janvier 2016 de durcir les conditions de l'octroi de l'asile, les Syriens verront notamment leur dossier et demande davantage étudié[37]. Durant le mois de janvier 2016, 92 000 nouveaux réfugiés sont enregistrés[38]. Semblant poursuivre sur le même rythme le flux des réfugiés se tari fortement à partir du mois de mars, dut notamment à la fermeture de la frontière gréco-macédonienne qui coupe la route des Balkans, principal canaux pour se rendre en Allemagne[39].

Au début de l'année 2016 encore 500 000 réfugiés ne seraient toujours pas enregistrés officiellement, certains par peur de voir leur demande rejetée[40].

Un accord signé entre l'UE et la Turquie, prévoit que chaque migrant entré illégalement en Grèce, soit renvoyé en Turquie ; en échange, les pays de l'UE dont notamment l'Allemagne, acceptent de prendre en charge un nombre contingenté de réfugiés syriens. Le 4 avril 2016 les premiers réfugiés en provenance d'Istanbul atterrissent à Hanovre, ce sont les premiers réfugiés à venir sur le sol allemand dans le cadre de cet accord[41].

À partir de 2018, les autorités allemandes autorisent 390 000 Syriens à pouvoir prétendre à faire venir leur famille dans le pays. [réf. nécessaire]

Nombre de réfugiés arrivés en 2015[42]Modifier

Pays d'origine Nombre
  Syrie 428 468
  Afghanistan 154 046
  Irak 121 662
  Albanie 69 426
  Kosovo 33 049
Total 1 091 894

Après la crise des réfugiés de 2015 et 2016Modifier

À la fin de 2017, 1,7 million d'étrangers étaient enregistrés en République fédérale, soit 5% de plus que l'année précédente. Parmi les demandeurs d'asile déboutés, la grande majorité peut rester dans le pays pour le moment. Ainsi, selon la Neue Zürcher Zeitung, quatre demandeurs d'asile rejetés sur cinq sont tolérés dans le pays[43].

En 17 avril 2019, le gouvernement allemand adopte, quatre nouveaux projets de loi sur l'immigration. Deux d'entre eux ont pour but de faciliter l'intégration de réfugiés. La « loi sur le retour ordonné », a elle pour but de faciliter les expulsions des migrants (en général des demandeurs d’asile déboutés) qui n'ont plus de titre de séjour vers leur pays d’origine[44].

Composante de l'immigration dans la population allemandeModifier

En 2013, on estimait que 20,5 % de la population était d'origine étrangère, soit 16,5 millions de personnes, 9,7 millions de nationalité allemande et 6,8 millions de nationalité étrangère. La ville-état de Hambourg affiche le plus fort taux de population d'origine immigrée avec une proportion qui atteint 28,9 %. Les landers de l'ex RDA ont une population étrangère beaucoup plus faible avec seulement 3,4 % des étrangers qui sont recensés sur cette partie du territoire, et concentré à 97 % dans la capitale Berlin. Pour les Allemands d'origine étrangère, si on prend en compte leur nationalité d'origine ou celle de leurs parents, 13 % sont d'origine turque, 11 % polonais, et 9 % russe[45].

Minorités religieusesModifier

Article détaillé : Islam en Allemagne.

En 2010, les musulmans, avec 4 760 000 individus, formaient la première minorité religieuse, soit 5,8 % de la population. Le judaïsme représentait lui 0,1 % de la population, tout comme l'Hindouisme[46].

Données et chiffresModifier

Évolution du nombre d'étrangersModifier

Depuis 1970, le nombre d'étrangers en Allemagne n'a cessé d'augmenter, accroissant ainsi le nombre d'habitants du pays [47].

Année Situation Population totale Étrangers
1970   Allemagne de l'Ouest 56 174 800 2 600 600
1975   Allemagne de l'Ouest 61 644 600 4 089 600
1989   Allemagne de l'Ouest 62 679 000 4 845 900
2015   Allemagne 82 175 700 9 107 893

En 2015, 4 873 294 étrangers étaient des hommes, 4 234 599 des femmes[48].

Immigration en chiffresModifier

Soldes migratoires par pays ou continent vers l'Allemagne selon l'Office fédéral allemand des statistiques (Destatis)[49]
Pays ou continent 2010[50] 2011[51] 2012[52] 2013[53] 2014[54] 2015[55] 2016[56] 2017[57] Total 2010 - 2017
Europe + 91 793 + 213 632 + 293 202 + 332 090 + 367 913 + 457 405 + 62 193 + 303 172 + 2 121 400
  Union européenne + 87 175 + 190 738 + 259 554 + 300 716 + 339 309 + 382 449 + 76 688 + 239 790 + 1 875 879
  Roumanie + 25 717 + 36 149 + 45 812 + 50 342 + 75 132 + 86 274 + 60 089 + 68 179 + 447 694
  Pologne + 22 624 + 66 181 + 69 900 + 72 938 + 59 228 + 63 279 + 26 874 + 33 424 + 414 448
  Italie + 2 920 + 9 706 + 21 716 + 32 862 + 37 057 + 35 870 + 14 908 + 24 249 + 179 288
  Bulgarie + 15 602 + 22 190 + 25 121 + 21 769 + 33 299 + 37 850 + 27 097 + 29 026 + 211 954
  Croatie + 1 064 - 492 + 1 063 + 12 499 + 26 913 + 36 727 + 34 635 + 29 095 + 141 504
  Espagne + 5 472 + 12 133 + 20 539 + 23 993 + 16 940 + 11 255 + 5 188 + 5 021 + 100 541
  Hongrie + 8 685 + 16 982 + 26 208 + 24 312 + 16 256 + 18 197 + 9 328 + 9 290 + 129 258
  Serbie + 3 548 + 540 + 4 635 + 6 930 + 15 604 + 8 242 - 9 858 + 6 973 + 36 614
  Grèce + 1 076 + 14 005 + 22 923 + 20 623 + 14 466 + 15 519 + 8 842 + 13 171 + 110 625
Asie + 28 716 + 46 803 + 55 420 + 69 918 + 134 754 + 577 481 + 315 009 + 142 790 + 1 370 891
  Syrie + 2 099 + 3 805 + 7 891 + 16 966 + 62 173 + 316 732 + 145 823 + 49 123 + 604 612
  Afghanistan + 5 893 + 7 782 + 6 523 + 7 214 + 10 578 + 89 931 + 56 062 + 7 019 + 191 002
  Chine + 1 688 + 4 449 + 6 688 + 7 126 + 8 898 + 10 315 + 9 385 + 10 462 + 59 011
  Inde + 2 833 + 4 889 + 6 212 + 6 470 + 8 538 + 10 214 + 10 497 + 11 870 + 61 523
  Pakistan + 1 510 + 3 488 + 4 067 + 5 013 + 5 958 + 21 581 + 2 680 + 4 339 + 48 636
Afrique + 8 916 + 10 603 + 13 614 + 30 500 + 47 878 + 82 520 + 43 781 + 28 310 + 266 122
  Somalie + 2 031 + 390 + 730 + 3 598 + 5 189 + 7 990 + 4 479 + 3 570 + 27 977
  Nigeria + 766 + 751 + 503 + 1 632 + 3 855 + 8 989 + 6 699 + 6 457 + 29 662
  Égypte + 349 + 696 + 1 362 + 3 806 + 2 839 + 4 142 + 3 836 + 3 226 + 20 256
  Tunisie + 415 + 1 085 + 1 419 + 1 996 + 2 621 + 2 968 + 2 355 + 2 336 + 15 195
  Maroc + 868 + 1 445 + 1 642 + 2 205 + 2 361 + 5 948 + 2 052 + 316 + 16 837
Amérique + 274 + 7 489 + 7 585 + 5 885 + 7 101 + 8 229 + 11 415 + 20 907 + 68 885
  Brésil + 864 + 1 719 + 1 587 + 1 958 + 3 178 + 2 217 + 2 011 + 5 762 + 19 296
Océanie + 1 027 - 42 - 156 - 27 - 335 + 192 + 1 069 +307 + 2 035
Total + 127 677 + 279 330 + 368 944 + 437 303 + 550 483 + 1 139 407 + 499 944 + 416 080 + 3 819 168
Top 10 des pays de provenance des migrants en 2015
  Syrie + 248 360
  Roumanie + 97 375
  Pologne + 66 810
  Afghanistan + 56 069
  Irak + 47 668
  Albanie + 45 594
  Bulgarie + 43 663
  Croatie + 34 548
  Kosovo + 23 951
  Italie + 21 597

De 2011 à 2014, le nombre de Bulgares présents sur le territoire allemand a augmenté de 80 % ; sur la même période 620 000 citoyens membres de l'Union européenne (dont 55 000 Italiens) se sont installés dans le pays[58].

Solde migratoire par décennieModifier

(en additionnant les données fournies par an par Destatis)[59]

Décennie Années 1950 Années 1960 Années 1970 Années 1980 Années 1990 Années 2000 Années 2010 (provisoire)
Solde migratoire - 4 533 + 2 017 727 + 1 562 815 + 1 459 185 + 3 866 429 + 961 450 + 3 819 168

Dans les années 1960, le solde migratoire positif est dû à l'arrivée des travailleurs dits « invités » principalement turcs et yougoslaves[60]. Dans les années 1970 et 80, le solde migratoire reste positif sans doute avec le regroupement familial et le coup d'état en Turquie de 1980 qui pousse les opposants au régime à demander l'asile en RFA[61]. La décennie 1990 voit un solde migratoire élevé dû à l'exode des citoyens des anciennes républiques soviétiques, et l'arrivée de demandeurs d'asile en provenance des territoires de l'ex Yougoslavie. Au cours des années 2000, bien que positif, le solde migratoire se tasse dû à la crise de 2008 et à des lois plus restrictives. Depuis 2010, le solde migratoire allemand repart à la hausse du fait de la venue des citoyens du sud de l'Europe qui fuient le chômage, la possibilité désormais aux personnes des huit nouveaux pays entrés dans l'Union européenne en 2004 notamment de Pologne et de Hongrie de travailler librement en Allemagne. Les demandes d'asile croissantes venus notamment de Syrie contribuent aussi à cet accroissement.


 
Source Eurostat[62]

Immigration dans la dynamique démographiqueModifier

La natalité ayant chuté depuis les années 1970 en Allemagne, l'immigration est depuis 1972 (lorsque le solde naturel est devenu négatif) le premier facteur de la dynamique démographique allemande, voici un tableau qui résume depuis 2000 la variation de la population en Allemagne en incluant les données solde naturel (naissances - décès)[63] et solde migratoire (immigrants-émigrants)[64] fournis par Destatis (l'office officiel des statistiques)

Année Solde naturel Solde migratoire Variation population population totale Année Solde naturel Solde migratoire Variation population Population totale
2000 - 71 798 + 167 120 + 95 322 80 783 313 2016 - 118 405 + 497 964 + 379 559 82 495 929
2001 - 94 066 + 272 723 + 178 657 80 961 970 2017 - 147 286 + 405 020 + 257 734 82 753 663
2002 - 122 436 + 219 288 + 96 852 81 058 822 TOTAL - 2 572 799 + 4 353 859 + 2 038 794
2003 - 147 225 + 142 645 - 4 580 81 054 242
2004 - 112 649 + 82 543 - 30 106 81 024 136
2005 - 144 432 + 78 953 - 65 479 80 958 657
2006 - 148 903 + 22 791 - 126 112 80 832 545
2007 - 142 293 + 43 912 - 98 381 80 734 164
2008 - 161 925 - 55 743 - 217 668 80 516 496
2009 - 189 418 - 12 782 - 202 200 80 314 296
2010 - 180 821 + 127 677 - 53 144 80 261 152
2011 - 189 643 + 279 330 + 89 687 80 350 839
2012 - 196 038 + 368 945 + 172 907 80 523 746
2013 - 211 731 + 428 607 + 216 876 80 767 500
2014 - 153 407 + 550 483 + 397 076 81 164 576
2015 - 187 609 + 1 139 403 + 951 794 82 116 370

Solde migratoire des Allemands et des étrangers depuis 1991Modifier

Année Allemands étrangers Année Allemands étrangers
1991 + 174 718 + 427 805 2016 -136 843 + 634 807
1992 + 185 679 + 596 392 2017 - 87 159 + 492 179
1993 + 182 908 + 279 188 TOTAL + 1 006 366 + 6 937 100
1994 + 166 757 + 148 241
1995 + 172 675 + 225 260
1996 + 133 307 + 148 890
1997 + 115 432 - 21 768
1998 + 80 553 - 33 455
1999 + 83 740 + 118 235
2000 + 80 665 + 86 455
2001 + 84 451 + 188 272
2002 + 66 519 + 152 769
2003 + 39 949 + 102 696
2004 + 27 326 + 55 217
2005 - 16 764 + 95 717
2006 - 51 902 + 74 693
2007 - 55 091 + 99 033
2008 - 66 428 + 10 685
2009 - 40 288 + 27 506
2010 - 26 248 + 153 925
2011 - 23 528 + 302 858
2012 - 18 204 + 387 149
2013 - 21 857 + 450 464
2014 - 26 441 + 576 924
2015 - 17 560 + 1 156 963

Évolution du solde migratoire en provenance de l'Europe de l'Est depuis 2011Modifier

Le 1er mai 2011, l'Allemagne a ouvert son marché du travail aux citoyens des 8 nouveaux états membres de l'UE entrés dans la communauté en 2004[11]. Ce tableau récapitule l'évolution depuis 2011 du solde migratoire de ces huit nouveaux pays vers l'Allemagne, solde migratoire additionné de la Pologne, la République tchèque, la Slovénie, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie, l'Estonie et la Hongrie.

Année Solde migratoire
2011 + 103 396
2012 + 117 231
2013 + 116 562
2014 + 90 699
2015 + 99 190
2016 + 44 423

Les chiffres si dessous représentent la variation en 2015 des ressortissants de ces pays sur le sol allemand[65].

  Pologne + 66 810
  Hongrie + 21 409
  Slovaquie + 4 721
  Lituanie + 4 056
  République tchèque + 3 923
  Lettonie + 2 405
  Slovénie + 1 609
  Estonie + 263

Évolution du solde migratoire des pays d'Europe du Sud depuis 2011Modifier

Confronté au chômage de masse les citoyens de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, et de Grèce se rendent davantage en Allemagne depuis 2011 pour fuir la crise. D'ailleurs, comme dans les années 1960, Berlin a conclu un accord de main d'œuvre avec les pays du Sud dont notamment l'Espagne[66],[67].

Année Solde migratoire
2011 + 38 745
2012 + 71 697
2013 + 84 618
2014 + 71 821
2015 + 65 117
2016 + 30 480

Les chiffres ci-dessous indiquent l'évolution du nombre de citoyens en provenance de ces quatre pays sur le sol allemand en 2015. (voir référence 53)

  Italie + 21 597
  Grèce + 11 367
  Espagne + 9 072
  Portugal + 3 047

Immigration roumaine, bulgare et croateModifier

Le 1er janvier 2014, les citoyens roumains et bulgares ont obtenu le droit de travailler librement dans toute l'UE[68]. Durant cette même année la Roumanie et la Bulgarie sont à eux deux la première zone géographique d'où provienne les migrants[69],[70].

Solde migratoire vers l'Allemagne en provenance de Bulgarie et Roumanie.

Année Solde migatoire
2014 + 108 431
2015 + 124 124
2016 + 87 186

Depuis le 1er juillet 2015 les Croates peuvent librement se rendre en Allemagne pour y travailler ou y étudier sans aucune contrainte[71].

Les chiffres ci-dessous indique l'évolution du nombres de citoyens en provenance de ces trois pays sur le sol allemand en 2015. (voir référence 53).

  Roumanie +97 375
  Bulgarie + 43 663
  Croatie + 34 548

Population étrangère en AllemagneModifier

Répartition par nationalité
Pays
origine
Population étrangère en   Allemagne
2011 2014 2015 2016[72]
Total étrangers 6.930.896 8.152.968 9.107.893 10.039.080
  Turquie 1.607.160 1.527.118 1.506.113 1.492.580
  Pologne 468.481 674.152 740.962 783.085
  Syrie 32.878 118.196 366.556 637.845
  Italie 520.159 574.530 596.127 611.450
  Roumanie 159.222 355.343 452.718 533.660
  Grèce 283.684 328.564 339.931 348.475
  Croatie 223.014 263.347 297.895 332.605
  Bulgarie 93.889 183.263 226.926 263.320
  Afghanistan 56.563 75.385 131.454 253.485
  Russie 195.310 221.413 230.994 245.380
  Irak 82.438 88.731 136.399 227.195
  Serbie 197.984 220.908 230.427 223.100
  Kosovo 136.937 184.662 208.613 202.905
  Hongrie 82.760 156.812 178.221 192.340
  Autriche 175.926 179.772 181.756 183.625
  Bosnie-Herzégovine 153.470 163.519 167.975 172.560
  Espagne 110.193 146.846 155.918 163.560
  Pays-Bas 137.664 144.741 147.322 149.160
  Ukraine 123.300 127.942 133.774 136.340
  Portugal 115.530 130.882 133.929 136.080
  France 110.938 123.281 126.739 130.915
  République populaire de Chine 86.435 110.284 119.590 129.150
  États-Unis 101.643 108.845 111.529 114.145
  Royaume-Uni 98.406 103.756 105.965 107.005
  Inde 53.386 76.093 86.324 97.865
  Iran 53.920 63.064 72.531 97.710
  Macédoine 67.147 83.854 95.976 95.570
  Viêt Nam 83.830 84.455 87.214 89.965
Inconnus, imprécis 43.647 43.384 61.221 77.415
  Maroc 63.037 67.891 72.129 75.855
  Pakistan 31.842 46.569 61.720 73.790
  Thaïlande 57.078 58.827 58.784 58.765
  Tchéquie 38.060 49.985 53.908 56.085
  Slovaquie 30.241 46.168 50.889 53.440
  Albanie 10.293 23.938 69.532 51.550
  Nigeria 19.898 29.071 37.404 50.440
  Lituanie 27.751 39.001 43.057 46.745
  Kazakhstan 49.499 46.633 46.344 46.540
  Liban 35.029 35.041 37.160 41.445
  Suisse 33.722 39.385 39.780 40.465
  Brésil 33.865 38.253 38.650 39.705
  Japon 31.403 34.388 35.004 35.755
  Tunisie 23.610 28.291 30.696 32.900
  Ghana 22.063 26.751 29.590 32.870
  Lettonie 18.263 27.752 30.157 32.320
  Corée du Sud 24.679 28.463 30.243 32.215
  Slovénie 20.832 25.613 27.222 27.830
  Belgique 23.125 25.700 26.613 27.395
  Égypte 12.711 19.786 22.979 26.915
  Sri Lanka 26.218 25.788 25.759 25.865
  Arménie 10.963 16.269 19.222 25.170
  Géorgie 13.835 19.142 22.030 24.055
  Azerbaïdjan 14.393 16.770 18.766 23.635
Apatrides 13.445 14.649 18.608 22.365
  Biélorussie 19.065 20.351 21.151 21.965
  Philippines 19.370 20.589 21.007 21.895
  Cameroun 15.346 18.301 19.800 21.610
  Algérie 13.350 16.388 20.505 21.320
  Danemark 19.211 20.495 20.828 21.165
  Monténégro 15.212 18.977 22.773 21.065
  Suède 17.347 18.546 19.305 19.890
  Éthiopie 10.228 11.927 14.510 18.425
  Luxembourg 12.708 15.596 16.848 18.150
  Indonésie 12.260 15.881 16.738 17.705
  Moldavie 11.872 12.330 14.815 16.945
  Finlande 13.182 14.019 14.580 15.045
  Irlande 10.595 12.431 13.108 13.785
  Israël 10.788 12.177 12.835 13.330
  Australie 9.968 11.358 11.295 13.115
  Jordanie 7.872 9.283 10.041 10.755
  Togo 10.219 10.071 10.145 10.445
  République démocratique du Congo 10.253 9.608 9.299 9.005
  Chili 6.253 6.615 6.976 7.455
  Taïwan 5.075 6.331 6.705 7.050
  Norvège 5.279 6.398 6.536 6.685
  Estonie 4.840 6.023 6.286 6.540
  Afrique du Sud 4.861 5.120 5.308 5.655
  Argentine 4.715 4.685 4.791 4.975
  Palestine 1.299 2.531 3.470
  Chypre 998 1.723 1.998 2.230
  Islande 1.419 1.450 1.503 1.485
  Malte 482 565 610 625
  Liechtenstein 230 248 251 245
Source : statista.com, partenaire du Handelsblatt et Destatis

NaturalisationsModifier

Naturalisations par année[73]
Année Naturalisations en milliers Année Naturalisations en milliers
2000 186.7 2016 110.4
2001 178.1
2002 154.5
2003 140.7
2004 127.2
2005 117.2
2006 124.6
2007 113.0
2008 94.5
2009 96.1
2010 101.6
2011 106.9
2012 112.3
2013 112.4
2014 108.4
2015 107.2

En 2014, 26 541 personnes membres de l'Union européenne ont obtenu la nationalité allemande, en majorité des Polonais et des Roumains. 22 643 Turcs ont obtenu la nationalité allemande, ce qui représente la plus forte proportion en termes de pays d'origine. 26 525 personnes originaires du continent asiatique, et 11 169 originaires d'Afrique ont également obtenu la naturalisation allemande[74].

Nouveaux Allemands par pays d'origine en 2014
Continent ou pays d'origine nombre de naturalisations[réf. nécessaire]
Europe 64 391
Union Européenne 26 541
  Pologne 5 932
  Roumanie 2 566
Reste de l'Europe 37 850
  Russie 2 744
  Serbie 2 223
  Turquie 22 643
  Ukraine 3 142
Afrique 11 169
  Maroc 2 689
Amérique 4 645
Asie 26 525
  Irak 3 173
  Iran 2 546
Océanie et   Australie 125
Autres ou origine inconnue 1 565
Total 108 420

Droit d'asileModifier

En 2012, l'Allemagne a enregistré 77 240 demandes d'asile, ce chiffre est monté à 126 705 en 2013[75]. En 2014, ce nombre a pratiquement doublé, la République Fédérale est d'ailleurs devenu le pays qui a accueilli le plus de réfugiés au monde[76], la Syrie, l'Afghanistan et l'Irak sont les trois principaux pays d'où proviennent les réfugiés. Les autorités ont assoupli l'accès au marché du travail pour les réfugiés, durant l'année 2014, ce délai est passé de 4 ans à 15 mois dans un premier temps, puis à 3 mois en novembre de la même année[77],[78].

En 2015, l'Allemagne a enregistré 1 090 000 demandes d'asile[79].

En août 2015, les autorités ont décidé de ne plus renvoyer les demandeurs d'asile syriens aux frontières de leur pays d'entrée dans l'UE. En outre, 100 % des réfugiés syriens obtiennent le droit d'asile après leur demande dans le pays, même si un dossier sur dix n'est pas traité[80],[81].

Les demandes d'asile en Allemagne depuis 1991[82],[83]

Année Nombre de demandes d'asile Année Nombre de demandes d'asile
1991 256 112 2010 41 332
1992 438 191 2011 45 741
1993 322 599 2012 64 539
1994 127 210 2013 109 580
1995 127 937 2014 173 072
1996 116 367 2015 441 889
1997 104 353 2016 722 370
1998 98 644 2017 198 317
1999 95 113 2018 161 931
2000 78 564
2001 88 287
2002 71 127
2003 50 563
2004 35 604
2005 28 914
2006 21 029
2007 19 164
2008 22 085
2009 27 649

Le nombre important de demandes d'asile du début jusqu'au milieu des années 1990 correspond aux guerres de Yougoslavie. Cet afflux était intervenu pendant le processus de réunification[84]. En 2015, les conflits armés, notamment en Syrie, expliquent ce nouveau pic. Il faut noter que ce chiffre ne tient pas compte du nombre total de réfugiés arrivés dans le pays, le BAMF chargé de prendre en compte ces demandes a pris du retard dans l'enregistrement officiel, une grande partie des réfugiés arrivés au cours de l'année n'ont pas pu encore être officiellement enregistrés[85].

Dans une étude réalisée par le BAMF, 90 % des réfugiés souhaitaient avoir un emploi, les femmes semblent avoir plus de difficultés dans les démarches. 80 % des réfugiés souhaitaient obtenir dans le futur la nationalité allemande[86].

Allemands d'origine étrangère dans la vie politiqueModifier

Fin 2009, le pays dénombrait 5,6 millions d'électeurs allemands ayant des origines étrangères, soit 9 % de l'électorat, les électeurs d'origine turque représentaient environ 500 000 personnes. 760 000 électeurs avaient des origines polonaises, 442 000 kazakhes, et 313 000 roumaines[87]. Selon une étude de 2011, le taux de participation des électeurs d'origine étrangère est inférieur de 10 % à celui des autres citoyens. Les personnes d'origine d'Europe du Sud et de Yougoslavie venus dans les années 1950 et 1960 votent en majorité pour le parti social démocrate (SPD). Les Allemands issus des anciennes républiques soviétiques sont davantage attirés par la droite traditionnelle (CDU/CSU). Pour la deuxième génération, c'est-à-dire leurs enfants, ces derniers voteraient à 18 % pour le parti écologiste et 40 % pour le SPD ou la CDU/CSU[88]. Aux législatives de 2013, 34 députés sur 630 avaient des origines étrangères[89].

Étrangers ou Allemands d'origine étrangère dans la vie économique et socialeModifier

En 2013, sur près de 900 000 créateurs d'entreprises, 186 000 étaient des étrangers ou des Allemands ayant obtenu récemment la nationalité allemande. 21 % des immigrés étaient des créateurs d'entreprises contre 18 % pour le reste de la population allemande. Entre 2008 et 2013, quatre migrants sur dix employés du personnel dans leur entreprise. Nombres de chefs d'entreprise d'origine étrangère travaille dans le commerce, un secteur qui pèse dans une création sur quatre. Environ un chef d'entreprise immigré sur deux est originaire de l'Union européenne, un sur cinq de Turquie, et un sur dix de Russie. En 2014, le prix Phönix qui se déroule à Munich et récompense les créateurs d'entreprise immigrés a vu des lauréats majoritairement bosniaque, japonais, néo zélandais, slovaques, et tchèques[90].

Les infractions et délits sont plus présents chez les personnes d'origine étrangères, que chez les Allemands dit « de souche ». Un rapport de la police de 2006 montre que 82,3 % des récidivistes sont issus de l'immigration, en majorité des Turcs, Libanais et Palestiniens. Selon une étude, 1 jeune sur 3 issu de l'immigration aura un jour à faire à la police contre 1 jeune sur 8 pour le reste de la population allemande[91].

Statistiques de 2013[92]Modifier

Catégorie population / Critères sociaux économiques Taux de chômage Emploi Précaire Sans aucun diplôme scolaire Niveau Bac Exposition à la pauvreté Âge moyen
personnes non issus de l'immigration 5,8 % 6,8 % 1,7 % 17 % 13,4 % 46 ans
personnes issues de l'immigration 11,5 % 11,3 % 11,36 % 16,9 % 27,3 % 35 ans

Éducation et intégrationModifier

Selon deux rapports, un de 2010 et un autre de 357 pages initié notamment par le Ministère Fédéral à la Formation et à la Recherche en 2014, la réussite économique et sociale est contrastée suivant l'origine géographique et culturelle des migrants. Les 2/3 des Polonais possèdent une qualification professionnelle ou supérieure. Les Turcs sont quant à eux moins bien lotis avec 41 % seulement qui possèdent une qualification professionnelle, et 20 % d'entre eux parlent encore un allemand approximatif ; 70 % des femmes d'origine turque n'ont appris aucune profession et sont encore femme au foyer[93]. À la différence des autres groupes étudiés de migrants comme les Italiens et les migrants de l'ancienne Yougoslavie qui privilégient le fait de vivre dans les quartiers où vivent surtout des Allemands, les migrants d'origine turque ont beaucoup tendance à vivre entre eux, à regarder la télévision turque et à lire des journaux de leur pays d'origine[93]. Un autre facteur complique l'intégration: les hommes qui ont grandi en Allemagne se marient souvent à de jeunes femmes de leur région d'origine en Turquie. Dans ces familles, on parle habituellement turc. Ainsi, les problèmes linguistiques ne disparaissent pas avec le temps, mais sont transmis aux autres générations[93]. Pour le leader vert d'origine turque Cem Özdemir, l'étude confirme le déficit bien connu d'intégration des Turcs. Même s'il existe une amélioration du niveau éducatif entre les générations, « la proportion des personnes sans ou à faible niveau d'éducation, cependant, est encore beaucoup trop élevée. »[93]

Le rapport de 2014 indique qu'un tiers des jeunes adultes issus de l'immigration n'a pas de diplôme professionnel. Parmi les 30 à 35 ans, les migrants sont ainsi trois fois plus susceptibles de ne pas posséder de qualification professionnelle en comparaison des Allemands de même âge[94]. En particulier les enfants issus de familles turques échouent : plus d'une personne sur deux âgées entre 30 et 34 ans ayant des racines turques n'a aucun diplôme[95]. Le rapport tire la conclusion que les migrants d'origines européenne et asiatique ont de bien meilleurs résultats que d'autres groupes de migrants venus par exemple de Turquie ou du Moyen-Orient[96].

Population d'origine immigrée en 2013Modifier

Personnes nées à l’étranger ayant immigré en République fédérale après 1949, ou nées en Allemagne avec une nationalité étrangère, Allemands ou étrangers ayant au moins un parent qui se trouve dans l’un des deux cas précédents.

Personnes issues de l'immigration 15 913 000
De nationalité étrangère   Turquie   Pologne   Russie 6 827 000
De nationalité allemande   Allemagne 9 086 000

Ce tableau récapitule les régions géographiques dont sont issues les personnes d'origine immigrée, étrangers ou de nationalité allemande.

Continent ou Pays Nombre de personnes
Europe 11 151 000
Union européenne 5 490 000
  Turquie 2 793 000
  Pologne 1 535 000
  Russie 1 186 000
  Italie 783 000
  Grèce 381 000
  Croatie 349 000
  Kosovo   Serbie   Monténégro 280 000
  Ukraine 247 000
  Bosnie-Herzégovine 230 000
Asie Océanie 2 563 000
Afrique 553 000
Amérique 390 000

Pays de provenanceModifier

Immigration italienneModifier

Entre 1964 et 1996, 3 070 000 Italiens émigreront en Allemagne, mais très peu de ressortissants resteront durablement dans le pays, en effet sur la même période 2 820 000 repartiront. Néanmoins, au fil des années, les migrations vont s'inscrire davantage dans une optique de rester dans le pays d'accueil. En 1982, les Italiens venus s'installer en RFA le faisaient à 55 % pour une durée supérieure à 10 ans. Si, en 1979, 45 % de ceux qui avaient quitté leur pays voulaient y retourner, ils n'étaient que 8 % en 1989. L'insertion scolaire des enfants italiens s'est considérablement améliorée au fil des années : si, en 1979, 50 % d'entre eux quittaient l'école sans diplôme, ils n'étaient que 10 % dans ce cas en 1989. La communauté italienne est présente en majorité dans les lands du Württemberg, de Bavière, de Sarre, de Hesse et de Nord Westphalie. Dans la Ruhr, leur nombre est très faible du fait de la crise économique minière qui fit chuter le nombre de travailleurs dans ce secteur, en revanche, ils occupent beaucoup la branche de la gastronomie en tant que travailleurs autonomes[3]. En 2014, l'Italie était le quatrième pays d'où provenait les migrants, derrière la Pologne, la Syrie et la Roumanie[97].

Immigration turqueModifier

Article détaillé : Turcs d'Allemagne.

Les Turcs constituent la plus importante communauté d'origine immigrée d'Allemagne. Dans une étude de 2013, 90 % des Allemands d'origine turque se sentent chez eux. Les personnes des deuxième et troisième générations semblent mieux intégrées et ont une meilleure maîtrise de l'allemand, même si de nombreux problèmes subsistent[98]. 60 000 chefs d'entreprise et commerçants turcs emploient 360 000 salariés, dont 1/3 sont des Allemands. À la fin des années 2000, une personne d'origine turque sur trois avait adopté la nationalité allemande[99]. La TGD (Türkische Gemeinde in Deutschland) est une fédération créée en 1995 qui a son siège à Berlin dans le quartier de Kreuzberg, pour favoriser l'intégration des personnes d'origine turque sur le territoire allemand ; elle agit dans le domaine éducatif comme professionnel[100].

Immigration polonaiseModifier

Après les États-Unis, l'Allemagne est le pays au monde qui possède le plus grand nombre de personnes d'origine polonaise. L'immigration polonaise contribue au développement économique du pays. Ayant une réputation de travailleurs, les Polonais n'occupent pas que des postes d'ouvrier en Allemagne, beaucoup sont aussi présents dans le domaine des hautes technologies, de la science et de la médecine. Bien que déjà présent dans les années 1970, la chute du mur de Berlin et la réunification allemande ainsi que l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne puis en dernier lieu l'ouverture totale du marché du travail allemand en 2011[70] ont rendu l'immigration des Polonais de plus en plus facile[101].

Immigration grecqueModifier

À ce jour, il y a eu trois vagues d'immigration grecque en Allemagne. La première a eu lieu en 1960, des dizaines de milliers de citoyens helléniques répondant à l'appel du patronat ouest allemand en manque de main d'œuvre. De 1967 à 1974 une seconde vague est due à la dictature des colonels qui pousse des intellectuels notamment, à fuir leur patrie pour se réfugier en RFA. La troisième vague apparaît en 2010, contre le chômage et la précarité, l'Allemagne est de nouveau sollicité par des milliers de Grecs en quête d'un meilleur avenir. 88 % des immigrés grecs arrivant sur le sol allemand durant la décennie 2010 avait un diplôme universitaire[102].

Immigrations africainesModifier

Les migrations en provenance d’Afrique subsaharienne vers l'Allemagne sont moins nombreuses que pour d'autres régions géographiques. Néanmoins, on observe une accélération des flux depuis les années 1990, surtout en provenance du Cameroun. Les Ghanéens et les Nigérians forment les deux premières communautés sur le territoire allemand. Les Camerounais se situent au troisième rang, par rapport à 1991 le nombre de ressortissants camerounais a sextuplé. Les migrants camerounais qui arrivent en Allemagne sont plutôt jeunes et ont un niveau d'éducation et de diplôme plutôt élevé[réf. nécessaire]. Environ 1000 camerounais s'inscrivent chaque année dans le pays pour suivre une formation dans un établissement, ils forment le plus grand nombre de diplômés originaires d’Afrique subsaharienne. De plus en plus de Camerounais privilégient l'Allemagne malgré la barrière de la langue, car il est plus facile d'obtenir un visa et les études sont plus aisément finançables. Une amitié transnationale s'est également tissée entre les deux pays, des liens de parenté avec des membres déjà présents sur le sol allemand et plusieurs exemples de réussite de migrants camerounais dans le pays sont des arguments qui influencent ce choix. En 2006, 2/5 des ressortissants enregistrés étaient des femmes[103].

Immigration françaiseModifier

Bien que leur diaspora est numériquement assez faible, les Français sont depuis quelques années de plus en plus nombreux à se rendre de l'autre côté de la frontière franco-allemande, Berlin est la ville qui est privilégiée, environ 40 000 Français vivaient en 2015 dans la capitale, leur nombre progresse de 10 % chaque année dans cette ville[104].

CriminalitéModifier

En 2018, le Wall Street Journal a analysé les statistiques criminelles allemandes relatives aux suspects et a constaté que les étrangers représentant au total 12,8 % de la population, constituaient un pourcentage disproportionnée des suspects (34,7%)[105].

En Allemagne, les autorités fédérales n'ont généralement pas réussi à opposer une résistance suffisante aux gangs criminels organisés ethniquement (Clankriminalität), la peur de la stigmatisation et de la discrimination des minorités prévalant. Tous les gangs ethniques criminels sont traités collectivement comme du crime organisé[106].

Les activités rentables des clans arabes ont été notées par d'autres minorités et les Tchétchènes, les Albanais et les Kosovars ont créé des gangs similaires. La structure basée sur le clan présente des avantages dans la société allemande individualisée où les gens veulent vivre en paix sous la protection de l'État. Par ailleurs, les clans ne reconnaissent pas l'État de droit et jugent incompréhensible que la police et les tribunaux protègent les personnes. Une société moderne ne fonctionne que lorsque les gens suivent volontairement ses règles, tandis que les membres du clan se considèrent eux-mêmes membres de la famille plutôt que citoyens d'un pays. En tant que tels, ils considèrent que toutes les personnes qui respectent les lois et les règles sont faibles et sans protection[106].

Selon les statistiques de la police sur la criminalité (PKS) publiées en 2019, les Allemands sont beaucoup plus susceptibles d'être victimes d'un crime commis par un immigrant que l'inverse. En 2018, 102 000 personnes ont été victimes de crimes impliquant au moins un immigrant, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2017, ce qui signifie qu'environ une victime sur dix, pour laquelle un suspect pouvait être identifié, a été attribué à la catégorie des auteurs « immigrés »[107]. Ces statistiques portent exclusivement sur les infractions pénales contre la vie (meurtre et homicides), l'autodétermination sexuelle, la liberté individuelle et les infractions de vol qualifié (notamment de voies de fait et de vol qualifié) -[107]. Elles montrent également que les réfugiés et demandeurs d'asile sont principalement les victimes d'autres étrangers. Ainsi, en 2018, sur 47 042 réfugiés et demandeurs d'asile enregistrés comme victimes (dont 81 % pour des infractions ayant causé des blessures corporelles), 38 587 d'entre eux ont été les victimes de suspects étrangers (« nicht deutschen »)[107].

PrisonsModifier

En 2019, tous les Länder signalent une augmentation parfois très forte du nombre de prisonniers étrangers et apatrides dans les prisons au cours des 3 à 5 années précédentes[108].

Land \ An[108] 2012 - 2016 - 2019
Bade-Wurtemberg - 44% - 48%
Bavière 31% - - 45%
Berlin - 43% - 51%
Bremen - 35% - 41%
Hamburg - 55% - 61%
Hesse - 44% - 44.6%
Basse-Saxe - 29% - 33%
Rhénanie-Palatinat - 26% - 30%
Sarre - 24% - 27%
Schleswig-Holstein - 28% - 34%

Allemands d'origine étrangère célèbresModifier

Raphael Holzdeppe est devenu le premier athlète noir du saut à la perche à devenir champion du monde dans cette discipline, il est de nationalité allemande[109].

Fatih Akın est un producteur scénariste allemand d'origine turque.

L'équipe d'Allemagne de football 2014 championne du monde au Brésil comptait six joueurs nés de parents étrangers, Jérôme Boateng, Mesut Özil, Lukas Podolski, Shkodran Mustafi, Miroslav Klose (également meilleur buteur de l'histoire de la sélection), et Sami Khedira.

Cem Özdemir est un dirigeant politique de l'Alliance 90 / Les Verts.

Karamba Diaby est un homme politique (Parti social-démocrate d'Allemagne) premier député noir à faire son entré au Bundestag en 2013.

Lou Bega est un chanteur allemand d'origine sicilienne par sa mère et ougandais par son père.

Débats et controversesModifier

Dans la soirée du 31 décembre 2015 au 1er janvier 2016, des agressions sexuelles ont été commises à Cologne, d'après des témoins, il s'agirait de personnes de type nord africaine, certains suspects semble être des réfugiés arrivés récemment en Allemagne. Si une partie de la classe politique allemande fait le lien entre ces crimes et la politique d'accueil envers les réfugiés, la police allemande n'établit cependant pas de lien direct même si des demandeurs d'asile sont impliqués dans ces faits[110]. Après ces évènements, le gouvernement décide de renforcer sa législation pour les crimes commis par les étrangers. Une peine même avec sursis prononcée envers un étranger pour un délit pourra désormais faire valoir une expulsion du territoire[111].

L'essayiste, anthropologue, et démographe français Emmanuel Todd analyse la politique migratoire de l'Allemagne comme une stratégie politique pour garder un poids et une domination sur le continent européen. Dans une interview accordé au magazine Marianne en janvier 2015, il affirme : « À long terme, la situation démographique de l’Allemagne est catastrophique et une domination éternelle est inconcevable. Mais quand on se limite à cette interprétation, on fait du « démographisme », on déduit quelque chose de trop simple de la très basse fécondité allemande. La population allemande aurait dû diminuer depuis vingt ans. Ce n’est pas le cas. Ce que l’on ne veut pas voir c’est que l’Allemagne est le premier pays d’immigration européen. »[112]

Mouvements politiques contre l'immigrationModifier

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), est un parti politique opposé à l'immigration, créé en 2013, il connaît un une forte croissance de son électorat depuis la « crise des réfugiés ».

Notes et référencesModifier

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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Maïtena Armagnague-Roucher, Une jeunesse turque en France et en Allemagne, Le bord de l'eau, , 269 p. (ISBN 978-2-35687-433-7).
  • Bande dessinée historique de Brigitte Weyhe, Madgermanes. L'histoire méconnue des Mozambicains en Allemagne de l'Est, Cambourakis, 2017, 240 p. Prix Max-und-Moritz.

Articles connexesModifier