Gaspillage alimentaire

fait de jeter ou de supprimer des aliments encore comestibles

Le gaspillage alimentaire est le fait de perdre ou jeter de la nourriture généralement destinée à la consommation humaine. Il se produit tout au long de la chaîne d'approvisionnement, de la production agricole jusqu'à la consommation, en passant par le stockage, la transformation, la distribution et la gestion. Il concerne tous les types d'aliments : fruits et légumes, produits de boulangerie, produits laitiers, viandes, poissons et fruits de mer, œufs, produits transformés, etc. Le gaspillage alimentaire mondial est estimé par la FAO à près d'un tiers de la production totale, ce qui représente environ 1.3 milliard de tonnes de nourriture perdue ou jetée chaque année[1],[2].

Denrées consommables dans une poubelle à Stockholm (Suède).
Aliments encore consommables récupérés dans les déchets par des militants (dont Rob Greenfield).

Le gaspillage alimentaire est un problème planétaire sociétal et social, environnemental, économique et parfois sanitaire. Les enjeux de ce gaspillage touchent notamment l'insécurité alimentaire, les inégalités sociales, l'aide aux personnes les plus démunies, l'optimisation de l'agriculture, la réduction des impacts environnementaux de l'alimentation et en particulier de son impact climatique. En 2019, la quantité de gaz à effet de serre produits par le gaspillage alimentaire se classe au troisième rang mondial des pays pollueurs, derrière la Chine et les États-Unis[3].

DéfinitionModifier

Nations uniesModifier

Une étude (2011) de l'institut suédois pour l'alimentation et les biotechnologies, au nom de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), intitulée « pertes et gaspillage alimentaires au niveau mondial », fait la distinction entre la « perte alimentaire » et le « gaspillage alimentaire », et propose des définitions[4] :

  • La perte alimentaire mesure la diminution de la biomasse comestible (à l'exclusion des parties non comestibles et des graines) tout au long de la partie de la chaine d'approvisionnement spécifiquement dédiée à l'alimentation comestible pour la consommation humaine, c'est-à-dire les pertes à la production, après la récolte et les stades de transformation. Cette définition des pertes inclut la biomasse initialement prévue pour la consommation humaine mais finalement utilisée à d'autres buts, comme des combustibles ou de la nourriture animale.
  • Le gaspillage alimentaire est la perte alimentaire qui a lieu durant la vente au détail et les phases de consommation finale en raison du comportement des détaillants et des consommateurs - qui est de jeter la nourriture comme déchet.

Union européenneModifier

L'Union européenne a défini dans une première directive de 1975 et jusqu'en 2000 le gaspillage alimentaire comme « toute substance alimentaire, crue ou cuite, qui est jetée, a l'intention d'être jetée ou nécessite d'être jetée ». Cette directive a été remplacée par la directive 2008/98/EC qui ne contient pas de définition spécifique. La directive 75/442/EEC, contenant cette définition, a été amendée en 1991 (91/156) avec l'ajout de catégories de déchets (annexe 1[5])

États-UnisModifier

L'Environmental Protection Agency (agence de protection de l'environnement des États-Unis) a défini le gaspillage alimentaire au niveau fédéral comme la nourriture non mangée et les déchets issus de la préparation des aliments par des établissements commerciaux et restaurateurs comme les épiceries, les restaurants, les stands, les cantines et cafétérias institutionnelles. Chaque État demeure libre de définir le gaspillage alimentaire différemment, mais beaucoup ont choisi de ne pas le faire.

Principales causesModifier

ProductionModifier

La production alimentaire (agriculture, élevage, pêcherie, aquaculture, etc.) est responsable de la plus grande partie des pertes. Environ 54 % du gaspillage alimentaire est occasionné lors de la production, la récolte, la manipulation et le stockage[6]. L'agriculture est l'activité causant le plus de gaspillage avec 33 % du total[6]. L'agriculture à grande échelle (industrielle et commerciale) cause plus de pertes alimentaires que l'agriculture vivrière. Les pertes varient d'une région à l'autre dans le monde. Dans les pays moins développés, comme en Afrique et certains pays d'Asie, les pertes causées par la manipulation et le stockage représentent une plus grande proportion[6].

Les pertes lors de la production peuvent, entre autres, être causées par[7],[8]:

  • Maladies ou contaminations des cultures;
  • Prédateurs, insectes ravageurs,...;
  • Conditions climatiques (sécheresse, tempêtes,...);
  • Utilisation de machinerie agricole;
  • Récolte prématurée ou trop mûres;
  • Manipulation et stockage inadéquats;
  • Aliments non-récoltés (excès de production, apparence inadéquate,...);
  • Main d'œuvre.

Une partie du gaspillage au niveau de la production est liée à des dépassements de quotas (agriculture, pêche), à des normes à respecter (tailles minimales des produits, standards de qualité et d'apparence…) ou des prix seuils en dessous desquels les produits ne sont pas commercialisés. Le surplus produit et les aliments non-conformes sont souvent jetés[9],[10].

  • En ce qui concerne la pêche, la survie des animaux est estimée par les chalutiers à 30 à 40 % du total pêché[11] puis remis à la mer. Sept millions de tonnes de poissons seraient ainsi rejetés chaque année dans l'océan[12], soit un peu moins de 10 % des captures totales.
  • Les agriculteurs quant à eux récoltent souvent de façon sélective, préférant laisser des cultures ne correspondants pas aux standards dans le champ (où ils peuvent être utilisés comme fertilisant ou nourriture animale), dans la mesure où les aliments seraient écartés plus tard de la chaîne[7].

TransformationModifier

La transformation industrielle vise à obtenir des produits satisfaisants certains critères d'hygiène, de goût, de qualité et d'homogénéité visuelle. Une partie des produits sont donc exclus au cours du processus.

Distribution et vente au détailModifier

 
Inventaire des produits d'un supermarché en Thaïlande.

Certains produits peuvent être exclus de la vente par les distributeurs selon différents critères d'hygiène, de qualité visuelle, ou d'engagement envers le consommateur (vendre des produits frais, et les retirer des rayons quelques jours avant la date limite de consommation, ou DLC)[13].

ConsommationModifier

Une partie des ménages occidentaux jettent des produits non consommés avant la date limite de consommation (DLC) pour cause d'achats supérieurs aux besoins (réfrigérateur trop rempli par peur de manquer[13]), ou les jettent une fois la date limite d'utilisation optimale dépassée, par méconnaissance de la différence entre les deux types de dates. En effet, un produit peut en général être consommé au-delà de la DLUO sans risque pour la santé humaine. C'est même le cas pour certains produits quelques jours après la DLC (en 2012 en France), lorsque la chaine du froid a été respectée[13].

D'autres encore jettent les restes de repas qui peuvent encore être consommés, réchauffés ou réutilisés dans de nouvelles préparations[14].

Estimations globalesModifier

Le phénomène est estimé par la FAO à environ 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires par an, soit un tiers des aliments produits pour la consommation humaine perdu ou gaspillé[15].

 
Répartition du gaspillage alimentaire dans le monde, par an et par personne

Des chiffres sont avancés dans l'étude globale de 2011[16] :

Quantités perdues et gaspillées par personne et par an
Total Aux stades de production et ventes Par les consommateurs
Europe 280 kg 190 kg 90 kg
Amérique du Nord et Océanie 295 kg 185 kg 110 kg
Asie industrialisée 240 kg 160 kg 80 kg
Afrique subsaharienne 160 kg 155 kg kg
Afrique du Nord, de l'Ouest et Asie centrale 215 kg 180 kg 35 kg
Asie du sud et du sud-est 125 kg 110 kg 15 kg
Amérique latine 225 kg 200 kg 25 kg

Gaspillage par paysModifier

CanadaModifier

Au Canada, le gaspillage annuel est estimé à 35,5 millions de tonnes de nourriture, ce qui représente 58 % de la production. Cette quantité inclut le gaspillage inévitable comme les os et les coquilles d'œufs et le gaspillage évitable[17]. Environ 11,2 millions de tonnes, soit 32 % des pertes, peuvent être évitées. La valeur financière du gaspillage évitable est évaluée à 49,5 milliards de dollars annuellement. Ce montant représente près de 3 % du PIB du Canada en 2016. Il s'agit également de 52 % du montant dépensé par les canadiens pour l'achat de nourriture dans les commerces[17].

Le Conseil National Zéro Déchet a évalué en 2017 que 63 % des résidus alimentaires des canadiens auraient pu être évités. Les canadiens jettent 2,2 millions de tonnes de nourriture annuellement, soit 140 kg par ménage. Cette quantité équivaut à des pertes financières de 17 milliards de dollars, l'équivalent de 1 100 $ par foyer[18].

États-UnisModifier

Aux États-Unis, 40 % de l'alimentation disponible est jetée[12].

FranceModifier

Un français gaspille entre 20 et 30 kg par an, dont 7 encore dans l'emballage[19]. Au total, en 2015, le gaspillage annuel sur l'ensemble de la chaîne alimentaire est estimé à 150 kilos par personne contre 190 kilos en moyenne en Europe[19],[20]. Cette quantité représente des pertes financières annuelles de près de 160 euros par personne[21].

Le gaspillage vient également de la restauration commerciale (environ 230 g par repas individuel) et collective (environ 167 g par repas individuel, notamment à l’hôpital)[15] . Dans les cantines scolaires, près de 30 % du contenu des assiettes se retrouve à la poubelle[11]. De 10 000 à 13 000 tonnes de poissons seraient invendus en France[11]. Seulement 10 % est reversé pour l'aide alimentaire, le reste étant pour partie transformé en farine animale, pour partie détruit par ajout de matière non comestible[11].

Les pertes sont estimées à environ 10 millions de tonnes de nourriture jetées ou perdues annuellement en France, ce qui représente entre 12 et 20 milliards d’euros en valeur financière[20].

Royaume-UniModifier

Les Britanniques jettent 40 kg de nourriture, soit 25 % des aliments achetés[12] par les ménages.

SuisseModifier

En Suisse, selon l'Office fédéral de l'environnement, 2,6 millions de tonnes de déchets alimentaires sont produits chaque année (agriculture, industrie, commerce, restauration et ménages) ; ces déchets alimentaires sont éliminés de la manière suivante : 48 % compostage ou méthanisation, 31 % nourriture pour animaux, 21 % incinération et seulement 1 % de dons à des associations[22].

Autres paysModifier

Dans les pays en développement, le gaspillage porte plutôt sur l'amont de la filière agroalimentaire : les pertes atteindraient entre 10 % et 60 % des récoltes[12], en fonction des produits agricoles.

ConséquencesModifier

ÉconomiquesModifier

Le gaspillage alimentaire a des conséquences économiques importantes. Il engendre des pertes financières pour les producteurs, les commerçants et les consommateurs. Par exemple, pour les Britanniques, en 2009, il représente près de 530 euros par ménage chaque année[12], au Canada, le montant s'élève à 1 100 $ par année[2].

EnvironnementalesModifier

Les impacts du gaspillage alimentaire sur l'environnement concernent notamment[12],[23] :

La superficie occupée pour la production de nourriture qui n'est pas consommée est estimée à 1,4 milliard d'hectares (en 2007), ce qui couvre une surface équivalente au deuxième plus grand pays après la Russie et devant le Canada. Cette superficie correspond à 28 % des terres agricoles mondiales[24]. À cette superficie, il faut ajouter l'espace occupé pour la disposition de la nourriture jetée (sites d'enfouissement, sites de compostage,...).

L'impact environnemental des aliments jetés varie en fonction de la méthode de disposition. La matière organique envoyée dans les sites d'enfouissement se décompose en condition anaérobique (absence d'oxygène) ce qui a pour conséquence d'émettre du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone[8]. La valorisation de la matière organique par exemple grâce à des techniques de compostage et de biométhanisation permet de diminuer les impacts.

SocialesModifier

Réduction du gaspillage alimentaireModifier

ConsommateursModifier

Le consommateur peut réduire son gaspillage alimentaire en adoptant de bonnes pratiques de gestion alimentaire[25],[26],[27]:

  • Planifier les repas;
  • Faire l'inventaire du frigo et du garde-manger;
  • Planifier les achats et les limiter à l'essentiel;
  • Utiliser des méthodes de conservation adéquates : réfrigération, congélation, mise-en-conserve, déshydratation, etc.;
  • Préparer des portions adéquates de nourriture;
  • Cuisiner les aliments presque périmés;
  • Utiliser les parties d'aliments généralement jetées comme les fanes, les pelures, etc. dans différentes recettes;
  • Faire don de son surplus alimentaire.

PolitiquesModifier

Plusieurs pays se sont dotés de politiques ou de stratégies pour réduire le gaspillage alimentaire. L'Organisation des Nations Unies (ONU) intègre d'ailleurs la lutte contre le gaspillage alimentaire dans ses objectifs de développement durable, notamment le no 2 et no 12[28].

Union européenneModifier

Le Parlement européen a voté le une résolution visant à éviter le gaspillage des denrées alimentaires et souhaite que l'année 2014 soit « Année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire »[29]. Le , l'interdiction du high grading (rejets de poissons pour des raisons commerciales) a été adoptée dans la règlementation européenne[12]. Une étude faite pour la Commission européenne sur les déchets alimentaires, évitables ou inévitables, conclut à 140 kg/habitant (« hors déchets de la partie production et les coproduits non considérés comme des déchets »[30]).

FranceModifier

D'après le Food Sustainability Index, la France obtient la meilleure note dans l'application de politiques pour lutter contre le gaspillage alimentaire[31].

En 2012, l'État adopte l'engagement du Parlement européen de diviser par deux le gaspillage avant 2025[19], via cinq actions auprès de la grande distribution, des industriels, des associations et des consommateurs. De nombreuses actions locales sont alors mises en lumière, à l'instar du RÉGAL (Réseau pour éviter le gaspillage alimentaire) qui aide les acteurs de la filière alimentaire à se rencontrer, échanger et agir[32].

Un rapport de la mission parlementaire sur la lutte contre le gaspillage alimentaire rappelle que les enjeux sont à la fois éthiques, économiques et écologiques[20] ; ce rapport supervisé par Guillaume Garot (député et ancien ministre délégué à l'Agroalimentaire) fait des propositions pour une politique nationale, en visant un changement de comportement des consommateurs, de la grande distribution, des industriels et autres producteurs, de la restauration (commerciales et collectives). Il développe trois thèmes : responsabilisation de tous, renforcement des outils de la politique publique et nouveau modèle de développement, tout en invitant à une action également européenne et internationale (avec la proposition d'un comité européen ad hoc et que les négociations de la COP 21 intègre cette question). Il recommande la création d'une agence nationale dédiée et propose de rendre « obligatoire le don des invendus à des associations caritatives, d’inscrire dans la loi une interdiction de jeter des denrées alimentaires consommables, ou encore d’élargir la défiscalisation aux produits transformés ». Il propose aussi de clarifier le droit positif (une circulaire pénale pourrait inviter à la clémence « à l’égard d’une personne qui récupère des aliments sans causer de préjudice aux propriétaires pourrait illustrer ce progrès »), de promouvoir le doggy bag et lever les obstacles logistiques[33].

En , la ministre de l'environnement, en complément des efforts demandés par la loi sur la transition énergétique invite les grands groupes et engage la grande distribution à lutter contre le gaspillage alimentaire (perte d'environ 12 à 20 équivalents milliards d’euros/an), ce « fléau insupportable ». Auchan, Carrefour et Casino (enseignes Géant, Franprix, Monoprix, Leader Price…) annoncent avant même la réunion qu'ils signeraient la « convention d’engagements » proposée par la ministre[34] ; ce qui signifie pour la ministre « l'interdiction de détruire des stocks alimentaires, par exemple en les javellisant, et l'obligation de donner les stocks alimentaires aux associations caritatives »[34].

Législation : une loi de lutte contre le gaspillage alimentaire[35] est adoptée le . L'obligation de don a été analysée par des associations caritatives comme un risque puisque celles-ci ne disposaient pas nécessairement des moyens humains et logistiques pour assurer le tri, la conservation et la redistribution de ces denrées, avec comme issue possible de les transformer en collecteurs de déchets[36]. La loi adoptée en prévoit, pour les commerces atteignant un seuil d'une taille de 400 mètres carrés[37], une obligation de proposer des conventions de don à des associations agréées[38]. La loi punit le distributeur d'une amende de 3 750 euros s'il rend impropre à la consommation des invendus alimentaires encore consommables.

En 2017, l'impact de la loi a permis d'offrir 10 millions de repas aux plus démunis. De plus, 5 000 nouvelles associations reconnues par l’État ont désormais le droit de distribuer les invendus alimentaire à la fermeture des magasins[39].

En 2018, le renforcement de la lutte contre le gaspillage alimentaire se trouve au cœur du troisième axe de la loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable », votée le à l'Assemblée nationale. L'objectif est d'étendre le cadre d'application de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire à la restauration collective et à l’industrie agroalimentaire qui devront, elles aussi, proposer leurs invendus au don alimentaire [40].

En 2020, est publiée la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, ou loi AGEC[41], complétée par une ordonnance du relative à la prévention et à la gestion des déchets[42].

Formation : C'est l'une des clé pour un changement des comportements. En , un MOOC de six semaines (formation gratuite, en ligne, ouverte à tous) est lancé par la fondation AgroParisTech et Auchan Retail France, avec l'aide du Ministère de l'Agriculture, de la DRAAF Ile-de-France, de l'ADEMA, de l'Inra) et de l'association De mon assiette à notre planète. Ce Mooc vise à « alerter et accompagner au changement d'habitudes pour le plus grand nombre ». Y seront abordés le constat, les bonnes pratiques, les besoins de changements comportementaux, les retours d’expérience..., afin de contribuer à l'objectif de diviser par deux (entre 2013 et 2025) les dix millions de tonnes de déchets alimentaires produits en France par an.

SuisseModifier

En Suisse, le traitement des déchets est réglé dans l'ordonnance sur la limitation et l’élimination des déchets[43]. Selon son article 14, les biodéchets doivent faire l’objet d'une valorisation ou d'une méthanisation (ce qui interdit toute pratique visant à rendre des invendus impropre à la consommation ou au compostage)[43].

Initiatives privéesModifier

Une société de préparation de repas a lancé en 2017 la journée internationale contre le gaspillage alimentaire[44]. Cette opération a lieu durant la dernière semaine d'avril. Plusieurs pays ont adopté cette initiative.

Notes et référencesModifier

  1. « Un tiers des aliments produits sont gaspillés chaque année », sur Libération, (consulté le )
  2. a et b RECYC-QUÉBEC- http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca, « Gaspillage alimentaire », sur RECYC-QUÉBEC, (consulté le )
  3. Lettre ODDyssée vers 2030 ; 6e éd. de la Semaine Européenne du Développement Durable lettre n°31
  4. « Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires - présentation du rapport « pertes et gaspillage alimentaires au niveau mondial » et lien en anglais », sur http://www.fao.org, FAO, (consulté le ).
  5. « Directive 91/156/CEE du Conseil du 18 mars 1991 modifiant la directive 75/442/CEE relative aux déchets », Conseil des communautés européennes, (consulté le ).
  6. a b et c FAO 2013, p. 12-13
  7. a et b (en) Kantor, Linda; Kathryn Lipton, Alden Manchester et Victor Oliveira, Estimating and Addressing America’s Food Losses, janvier à avril 1997, p. 3 [PDF]
  8. a et b Environnement et Changement climatique Canada, « Bilan des activités: réduire la perte et le gaspillage alimentaire au Canada », sur Canada.ca, (consulté le )
  9. http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_final_gaspillage_alimentaire_nov2012.pdf
  10. http://developpementdurable.ac-dijon.fr/productions/782/GaspillageAlimentaire/
  11. a b c et d Arte, « Le scandale du gaspillage alimentaire », sur Youtube, 3 juin 2012 à 20h30 (consulté le )
  12. a b c d e f et g Gaëlle Dupont, « Pourquoi le monde gaspille autant de nourriture », Le Monde, (consulté le ).
  13. a b et c Capital, émission télévisée française du 3 février 2013. Grande distribution : le grand gaspillage? Reportage.
  14. Marie-Louise Bruyère et Yoneko Nurtantio, Zéro gaspi ! La méthode pour jeter moins et vivre mieux, Paris, Larousse, , p. 145sqq
  15. a et b « Comment lutter contre le gaspillage alimentaire ? », Ministère chargé de l'agroalimentaire, (consulté le ).
  16. Gustavsson et al., p. 5
  17. a et b (en) The Avoidable Crisis of Food Waste: Technical Report, Ontario, Canada, Value Chain Management International and Second Harvest, , 122 p. (lire en ligne), p. 5-6
  18. « Le gaspillage alimentaire à la maison », sur LoveFoodHateWaste (consulté le )
  19. a b et c « Le gouvernement veut diminuer le gaspillage alimentaire », Le Monde/AFP, (consulté en )
  20. a b et c Guillaume Garot, Lutte contre le gaspillage alimentaire : Propositions pour une politique publique, , 51 p. (lire en ligne), p. 8
  21. Guillaume Garot, Lutte contre le gaspillage alimentaire : Propositions pour une politique publique, , 51 p. (lire en ligne), p. 13
  22. « Déchets alimentaires », Office fédéral de l'environnement, 2019 (page consultée le 14 février 2020).
  23. FAO 2013
  24. FAO 2013, p. 37
  25. « Gaspillage alimentaire : comment l'éviter? », sur MAPAQ (consulté le )
  26. Par Fondation David Suzuki, « Mettre fin au gaspillage alimentaire », sur Fondation David Suzuki (consulté le )
  27. Environnement et Changement climatique Canada, « Perte et gaspillage alimentaire », sur aem, (consulté le )
  28. Organisation des Nations Unies, « Les Objectifs de développement durable », sur un.org
  29. « Résolution du Parlement européen du 19 janvier 2012 sur le thème « Éviter le gaspillage des denrées alimentaires : Stratégies pour une chaîne alimentaire plus efficace dans l'Union européenne » », Parlement européen, (consulté le ).
  30. Lutte contre le gaspillage alimentaire : propositions pour une politique publique - Propos introductif du rapport de mission parlementaire 2015 14 avril 2015, p. 12 [PDF]
  31. (en-US) « Country Ranking », BCFN Foundation: Food and Nutrition Sustainability Index, (consulté le )
  32. RÉGAL Nouvelle-Aquitaine
  33. « Des propositions rafraichissantes contre le gaspillage alimentaire », in Environnement magazine, 17 avril 2015.
  34. a et b La France fait la chasse au gaspillage alimentaire - Le Monde, 27 août 2015.
  35. Loi no 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire - Légifrance
  36. Les mille et une vie d'Arash Derambarsh - Les Inrocks, 8 avril 2016.
  37. Loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 instituant des mesures en faveur de certaines catégories de commerçants et artisans âgés : Article 3 (lire en ligne)
  38. Article Art. L. 541-15-6.-I.
  39. « Gaspillage alimentaire : un an après la loi, le boom des solutions », sur SudOuest.fr, (consulté le )
  40. « La loi contre le gaspillage non alimentaire devant le Sénat en septembre », sur www.lefigaro.fr, (consulté le )
  41. LOI n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire
  42. Ordonnance n° 2020-920 du 29 juillet 2020 relative à la prévention et à la gestion des déchets.
  43. a et b Ordonnance sur la limitation et l’élimination des déchets du 4 décembre 2015 (état le 1er janvier 2019).
  44. (en) « Home », sur Compass Group Stop Food Waste Day (consulté le ).

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

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  • Organisation des nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, Empreinte des gaspillages alimentaires - Comptabilité écologique des pertes/gaspillage alimentaires : Note de synthèse, , 7 p. (lire en ligne)
  • Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), La crise alimentaire environnementale (). Cette étude contient un chapitre sur le gaspillage alimentaire.
  • Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), étude de 2008 estimant à 50 % les pertes/conversions/gaspillage alimentaires.
  • (en) European Commission, Preparatory Study on Food Waste Across EU 27, , 213 p. (ISBN 978-92-79-22138-5, lire en ligne)
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  • CleanMetrics, Impact du gaspillage alimentaire aux États-Unis sur le changement climatique () (note technique, pour le Groupe de travail sur l’environnement Meat Eaters’ Guide to Climate Change and Health.)
  • Waste & Resources Action Programme et WWF, L'empreinte eau et carbone des gaspillages alimentaires domestiques au Royaume-Uni, .
  • (en) Banque mondiale, Aliments perdus : Le cas des pertes de grains post-récolte en Afrique subsaharienne, 2011.
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  • Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), Économiser l’eau : Du champ à nos assiettes, 2008 (données de Vaclav Smil).
  • PNUE, Gaspillage : Investir dans l'efficacité de l'énergie et des ressources, (2011 (estimations de la CCNUCC).
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  • A. D. Cuéllar et M. E. Webber, Aliments gaspillés, énergie gaspillée : les pertes d’énergie dans le gaspillage alimentaire aux États-Unis, 2010 (données de l'USDA relatives aux pertes alimentaires en 1995).
  • K. D. Hall et al., L'accroissement progressif du gaspillage alimentaire en Amérique et son impact environnemental, 2009.
  • Région Île-de-France, Lutte contre le gaspillage alimentaire, , 36 pages [lire en ligne] [PDF]

Articles connexesModifier

Liens externesModifier