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Gare de Viroflay-Rive-Droite

gare française
Ne doit pas être confondu avec Gare de Viroflay-Rive-Gauche.

Viroflay-Rive-Droite
Image illustrative de l’article Gare de Viroflay-Rive-Droite
Le bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Commune Viroflay
Adresse 1, Place Stalingrad
78220 Viroflay
Coordonnées géographiques 48° 48′ 20″ nord, 2° 10′ 06″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TransilienLigne L du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite
Voies 2
Quais 2 latéraux
Zone 3 (tarification Île-de-France)
Altitude 114 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Tramway (T)(6)
Phébus (BUS) Phébus 7

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Viroflay-Rive-Droite

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Viroflay-Rive-Droite

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

(Voir situation sur carte : Yvelines)
Viroflay-Rive-Droite

La gare de Viroflay-Rive-Droite est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite située dans la commune de Viroflay (département des Yvelines).

Ouverte le par la Société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint-Cloud et Versailles, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne L du Transilien (réseau Paris-Saint-Lazare). Elle se situe à une distance de 20,4 km de la gare de Paris-Saint-Lazare. Elle a pour l'essentiel conservé son apparence ainsi que son bâtiment des voyageurs d'origine.

Situation ferroviaireModifier

La gare est située à flanc de coteau, au nord du centre-ville. Établie à 114 m d'altitude, elle se situe au point kilométrique (PK) 20,351 de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite. Elle constitue le treizième point d'arrêt de la ligne après Chaville-Rive-Droite et précède la gare de Montreuil.

HistoireModifier

Le projet de chemin de fer de Paris à Versailles, qui doit traverser le territoire de la commune de Viroflay, provoque une grande méfiance, voire une hostilité, de la part du conseil municipal. La fin supposée des activités liées au roulage sur la grande route de Paris à Versailles, ainsi que les inévitables expropriations créent une franche opposition. Toutefois, elle demeure sans conséquence sur l'avancement du projet. Le 18 juillet 1840, la gare est ouverte au service. En 1841, première année d'exploitation complète, le trafic voyageurs est très modeste : il atteint 12 389 voyageurs, soit trente-cinq par jour en moyenne[1].

Le passage supérieur de la rue des Marais[2], réalisé en 1839, est constitué d'une chaussée empierrée recouverte d'un platelage de bois, ce qui le fait généralement désigner le « pont de bois » dans les documents d'archive. Le coude que constitue la rue des Marais à son extrémité sud en rend le franchissement délicat, la Compagnie n'ayant jamais réalisé la demi-lune prévue à cet emplacement. L'ouvrage est consolidé en 1908 par une poutre en béton armé placée sur son axe. Il est finalement reconstruit durant les années 1930, puis remplacé par l'actuel pont en 1976 lors des travaux de rélectrification de la ligne par caténaire. Il est enfin modifié en 1992 dans le cadre des travaux de la liaison La Défense - La Verrière, empruntant le viaduc de Viroflay[1].

Durant la Première Guerre mondiale, un décret du 13 juillet 1917 déclare l'urgence de la réalisation d'un garage impair à proximité de l'embranchement de Viroflay, mais il n'est pas suivi d'effet. L'actuelle passerelle en béton armé est érigée vers 1925[3]. Durant la Seconde Guerre mondiale, la gare subit un bombardement le 11 août 1944, dommage collatéral d'une campagne visant le viaduc situé à proximité, et unique objectif stratégique des environs pour les alliés. Au XXIe siècle, l'aspect général de la gare a peu évolué depuis son ouverture, et le bâtiment des voyageurs est resté en service depuis les origines[4].

Le trafic montant quotidien ne dépasse pas 34 voyageurs en 1841, puis 172 par jour en 1893. Il atteint 645 voyageurs en 1938, 2 294 en 1973 et enfin redescend à 2 200 voyageurs par jour en 2003, ce qui en fait la gare au trafic le plus faible de la ligne[5].

En 2012, 2 500 voyageurs ont pris le train dans cette gare chaque jour ouvré de la semaine[6].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

 
Le bâtiment de la gare et la passerelle vus depuis le quai pour Versailles.

En 2011, un guichet est ouvert tous les jours de h 10 à h 40. Il dispose de boucles magnétiques pour personnes malentendantes. Des automates Transilien sont également disponibles. Une boîte aux lettres est située à l'extérieur[7].

Un parc relais payant de 60 places, dit Coste et Bellonte, est aménagé pour les véhicules[8].

DesserteModifier

 
Les quais vus depuis la passerelle en regardant vers Chaville-Rive-Droite avec, à l'arrière-plan, sur la voie de droite, la sortie du saut-de-mouton en dessous de la bifurcation de Viroflay.

Elle est desservie par les trains du réseau Transilien Paris Saint-Lazare (ligne L) empruntant la ligne de Versailles-Rive-Droite, à raison (par sens) d'un train toutes les 15 minutes aux heures creuses, de 4 à 8 trains par heure aux heures de pointe et d'un train toutes les 30 minutes en soirée. Le temps de trajet est, selon les trains, de 23 à 32 minutes depuis la gare de Paris-Saint-Lazare[9].

CorrespondancesModifier

La gare est desservie par la ligne 7 du réseau de bus Phébus.

Depuis le [10], la gare est en correspondance avec la ligne de tramway T6, dont elle est un des terminus, la reliant approximativement en 38 minutes à la station de métro Châtillon - Montrouge (ligne 13 du métro de Paris).

Galerie de photographiesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 104.
  2. Le nom de rue des Marais désigne les anciens maraichers, il n'y a en effet jamais eu de marais en ce lieu.
  3. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 105
  4. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 106
  5. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 38
  6. [PDF]« Délibération n° 2012/301, séance du 10 octobre 2012 », sur le site du STIF (consulté le 25 août 2013) : « Déploiement de nouveaux afficheurs Infogare TFT/TLED lignes L&J, Volet information voyageurs : Identifiant PQI 181 », p. 15. Le STIF définit le nombre de montants pour une gare comme le nombre de voyageurs y prenant le train les jours ouvrés et hors période de vacances scolaires.
  7. Transilien - Gare de Viroflay-Rive-Droite : services Transilien
  8. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France
  9. Transilien - Fiches horaires.
  10. « La marche à blanc de la partie souterraine du tramway T6 débute le 30 avril 2016 », sur ratp.fr (consulté le 3 mai 2016).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, tome I, Éd. La Vie du Rail, 1997, 303 p. (ISBN 2902808666)
  • Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, Éd. La Vie du Rail, 1999, 335 p. (ISBN 2902808763)
  • Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), Éd. La Vie du Rail, 2007, 170 p. (ISBN 978-2-915034-67-7)

Liens externesModifier



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Versailles-Rive-Droite Montreuil     Chaville-Rive-Droite Paris-Saint-Lazare