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Gare de Saint-Clément - Laronxe

gare française

Saint-Clément - Laronxe
Image illustrative de l’article Gare de Saint-Clément - Laronxe
Ancien bâtiment voyageurs
et aperçu de la halte.
Localisation
Pays France
Commune Saint-Clément
Adresse Avenue de la Gare
54950 Saint-Clément
Coordonnées géographiques 48° 31′ 52″ nord, 6° 36′ 30″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF (voies et quais)
• un particulier (BV)
Exploitant SNCF
Service TER Grand Est
Caractéristiques
Ligne(s) Lunéville à Saint-Dié
Voies 2
Quais 2
Altitude 251 m
Historique
Mise en service

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Saint-Clément - Laronxe

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

(Voir situation sur carte : Grand Est)
Saint-Clément - Laronxe

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

(Voir situation sur carte : Meurthe-et-Moselle)
Saint-Clément - Laronxe

La gare de Saint-Clément - Laronxe (anciennement Saint-Clément) est une gare ferroviaire française de la ligne de Lunéville à Saint-Dié, située sur le territoire de la Saint-Clément, à proximité de Laronxe, dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Elle est mise en service en 1864, par la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

C'est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains régionaux du réseau TER Grand Est. Déclassé et vendu en 2011, l'ancien bâtiment voyageurs est devenu une habitation privée.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 251 mètres d'altitude, la gare de Saint-Clément - Laronxe est située au point kilométrique (PK) 395,821 de la ligne de Lunéville à Saint-Dié (voie unique), entre les gares de Lunéville et de Chenevières[1].

Gare d'évitement, elle dispose d'une deuxième voie pour le croisement des trains[1].

HistoireModifier

La gare de Saint-Clément est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Lunéville à Raon-l'Étape - Laneuveville[2].

Lors de la Guerre de 1870, le trafic est interrompu en septembre et ne reprend que le [3]. Après le conflit, la ligne est reposée sur les neuf premiers kilomètres que les allemands avaient déposés pour une autre utilisation. À Saint-Clément la compagnie établit une voie d'évitement et un petit pavillon à usage de lampisterie et de dépôt de pétrole[4].

Le , la Compagnie de l'Est présente un projet pour l'établissement d'une voie de garage et le elle demande que ces travaux soient déclarés d'utilité publique. Après enquête, un décret du déclare d'utilité publique les travaux à exécuter pour l'établissement d'une voie de garage et d'une voie de débord. La compagnie est chargée d'exécuter les expropriations des terrains à acquérir[5].

Le la gare de Saint-Clément est renommée « Saint-Clément - Laronxe », à l'initiative de la compagnie du fait d'homonymie avec des gares d'autres réseaux[6].

Lors de la Première Guerre mondiale un bataillon allemand spécialisé dans la remise en état des chemins de fer, construit en gare des « quais improvisés » les 8 et [7].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'administration des chemins de fer démonte, en 1943, la deuxième voie entre Lunéville et Saint-Clément pour réutiliser les rails sur d'autres lignes à l'Est[3]. Après le débarquement de Normandie des munitions, en provenance des dépôts de la papeterie de Chenevières, sont chargées sur des wagons en gare. Le personnel de la SNCF s'active auprès des allemands pour que les trains partent au plus vite de la gare. Le c'est un chargement de poudre et de cheddite qui est rapidement chargé et évacué. Le lendemain, le , un nouveau chargement de munitions attend sa locomotive , mais elle a été bloquée sur la voie, entre Saint-Clément et Moncel-lès-Lunéville, par une attaque de l'armée américaine. Une escadrille d'avions américains attaque en piqué le train stationné en gare dont les premiers wagons prennent feu envoyant en tout sens les balles, obus et grenades qu'ils contiennent. L'incendie se propage aux autres wagons qui contiennent notamment des « torpilles », engins en tôle de plus d'un mètre de long chargés de poudre. Les explosions sont puissantes, détruisant par le souffle et par incendie, la gare et une grande partie des constructions du quartier mais aussi de l'ensemble du village. Les habitants vont réussir à se mettre à l'abri pendant les cinq heures pendant lesquels les explosions se succèdent envoyant des projectiles jusqu'à plus d'un kilomètre. Un seul habitant, René Krommenacker, est tué, mais la gare est totalement détruite et le village dévasté[8].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

Halte SNCF, c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à accès libre. Elle est équipée d'un automate pour l'achat de titres de transport TER[9].

DesserteModifier

Saint-Clément - Laronxe est desservie par des trains TER Grand Est de la relation de Nancy à Saint-Dié-des-Vosges[9].

Patrimoine ferroviaireModifier

L'ancien bâtiment voyageurs, déclassé et vendu en 2011, est devenu un lieu d'habitation privé.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [067] Lunéville - St-Dié », p. 47.
  2. François et Maguy Palau, Le rail en France : Le second Empire, t. 3 : 1864-1870, Paris, Palau, , 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X, notice BnF no FRBNF39191508), « 7.5. Lunéville-Raon l'Étape Laneuveville », p. 11.
  3. a et b André Schontz et al., 1999, p. 59.
  4. « Ligne de Lunéville à Saint-Dié (séance du 6 septembre 1872) », Rapports et délibérations / Conseil général du département de Meurthe-et-Moselle,‎ , p. 806 (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2016).
  5. « Ministère des travaux publics, des postes et des télégraphes », Journal officiel de la République française,‎ , p. 6905 (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2016).
  6. André Schontz et al., 1999, p. 58.
  7. « Annexe 1 : Tableau résumé de l'emploi des compagnies de construction de chemins de fer des bataillons de travailleurs de chemins de fer allemands », Revue du génie militaire,‎ , p. 264 (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2016).
  8. « La bataille de Lorraine : Saint-Clément... 28 août 1944 », sur histoire-lorraine.fr, (consulté le 22 novembre 2016).
  9. a et b « Halte ferroviaire St-Clément-Laronxe », sur SNCF TER Lorraine (consulté le 20 novembre 2016).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • André Schontz, Arsène Felten et Marcel Gourlot, Le chemin de fer en Lorraine, Metz, Éditions Serpinoise, , 316 p. (ISBN 2-87692-414-5, notice BnF no FRBNF37056352, lire en ligne), « Lunéville - Saint-Dié », p. 56-60.

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