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Gare de Roye

gare ferroviaire française de la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai, située à Roye (département de la Somme, région Picardie)

Roye
Le deuxième bâtiment voyageurs et les quais de la gare, avec l'arrivée d'un train. Carte postale datant d'avant 1914.
Train entrant dans la gare (avec le deuxième bâtiment voyageurs), avant 1914.
Localisation
Pays France
Commune Roye
Adresse 3 place de la Gare
80700 Roye
Coordonnées géographiques 49° 42′ 18″ nord, 2° 47′ 12″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service Fret
Caractéristiques
Ligne(s) St-Just-en-Chaussée à Douai
Voies 2
Quais 2
Altitude 76 m
Historique
Mise en service 1873
Fermeture 1970 (voyageurs)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Roye

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Roye

Géolocalisation sur la carte : Somme

(Voir situation sur carte : Somme)
Roye

La gare de Roye, officiellement dénommée Roye (Somme)[1], est une gare ferroviaire française de la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai, située sur le territoire de la commune de Roye, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Elle est mise en service en 1873, par la Compagnie des chemins de fer de Picardie et des Flandres.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), ouverte au service du fret.

Sommaire

Situation ferroviaireModifier

Établie à 76 mètres d'altitude, la gare de Roye est située au point kilométrique (PK) 119,01 de la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douaivoie unique), juste après un passage à niveau de type SAL 4[2], entre les gares fermées de Roye-Faubourg-Saint-Gilles et de Fresnoy-lès-Roye.

Roye dispose de deux quais (un latéral et un central), qui sont désaffectés[3].

La gare est distante d'environ 2,2 kilomètres au nord-nord-est de la bifurcation vers la ligne de Compiègne à Roye-Faubourg-Saint-Gilles (fermée).

HistoireModifier

 
Premier bâtiment voyageurs (remplacé en 1909).
 
Bâtiment voyageurs provisoire édifié à la suite des destructions de la Première Guerre mondiale.

La gare de Roye est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer de Picardie et des Flandres, lors de l'ouverture de l'exploitation de la section de Montdidier à Péronne de la ligne de Saint-Just-en-Chaussée à Douai.

Ladite ligne et donc la gare sont intégrées dans le réseau de la Compagnie des chemins de fer du Nord en 1885. Celle-ci édifie un nouveau bâtiment voyageurs en 1909 (lors de la mise à double voie de la ligne), en lieu et place de l'originel.

Le , le train présidentiel de Raymond Poincaré s'est arrêté en gare, à l'occasion de rencontres avec deux adjoints au maire de la commune et des vétérans de la guerre de 1870[4].

Lors de la Première Guerre mondiale, le bâtiment voyageurs est détruit, puis reconstruit à l'identique après le conflit. Il fut alors provisoirement remplacé par une baraque.

Le , la SNCF devient propriétaire des infrastructures (ligne et gare).

En 1960, Roye dispose d'une voie de passage, d'une voie permettant le croisement des trains, ainsi que de voies de service desservant des embranchements particuliers[5].

La fermeture au trafic voyageurs de la section de ligne entre Montdidier et Cambrai intervient le .

Service des voyageursModifier

La gare est, de fait, fermée aux voyageurs.

Néanmoins, une ligne d'autocars du réseau TER Hauts-de-France (assurée par Keolis Oise), desservant la gare — l'arrêt est situé devant l'ancien bâtiment voyageurs[2] —, permet de rejoindre les gares ouvertes aux voyageurs de Montdidier et de Chaulnes ; dans cette dernière, il est possible d'effectuer la correspondance avec les trains régionaux effectuant des missions entre Amiens et Tergnier[6].

En outre, la ligne 40 du réseau d'autocars « Trans'80 » dessert la ville. Elle permet d'atteindre la gare routière d'Amiens[7], voisine de sa gare ferroviaire.

Service des marchandisesModifier

La gare est ouverte au service du fret. Elle dispose d'une cour de marchandises « immédiatement accessible » (d'une surface de 3 400 m2), et dessert une installation terminale embranchée[1] (appartenant à l'usine Saint Louis Sucre de Roye, qui a expédié 110 000 tonnes en 1999[8]). Cependant, cette desserte n'est plus assurée[réf. nécessaire].

Patrimoine ferroviaireModifier

Le bâtiment voyageurs est toujours présent sur le site, mais n'est plus utilisé par le service ferroviaire[2]. Depuis sa désaffectation, il a successivement été occupé par divers commerçants et entreprises.

L'ancienne halle à marchandises, également toujours présente sur le site[9], abrite depuis 2015 un garage automobile (spécialisé dans la personnalisation esthétique)[10].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Document de Référence du Réseau », sur sncf-reseau.fr (consulté le 30 août 2017) ; cf. les annexes du DRR de l'année en cours ou de la suivante.
  2. a b et c « 38 Avenue Jean Jaurès – Roye, Hauts-de-France » (1), vue Street View (prise en ), dans Google Maps (consulté le ).
  3. « 38 Avenue Jean Jaurès – Roye, Hauts-de-France » (2), vue Street View (prise en ), dans Google Maps (consulté le ).
  4. M. ARANJO, « La première Guerre Mondiale : Le samedi 1er août 1914, les cloches sonnent, c'est la mobilisation », sur roye80.fr (consulté le 30 août 2017) : « le train présidentiel s'était arrêté en gare de Roye » ; ce document est une archive.
  5. D'après la planche 59 (voir à la p. 74) du « CARNET DE PROFILS ET SCHEMAS » 1960 de S.N.C.F. REGION DU NORD [PDF], document visible sur le site Index of /~bersano (consulté le ).
  6. « MONTDIDIER ROISEL » [PDF], sur ter.sncf.com (consulté le 30 août 2017).
  7. « 40 : ROYE – HANGEST EN S. – AMIENS » [PDF], sur trans80.fr (consulté le 30 août 2017).
  8. « ROYE - CHAULNES », sur le site de BLAISE PICHON (consulté le ) ; cette page est une archive.
  9. « 38 Avenue Jean Jaurès – Roye, Hauts-de-France » (3), vue Street View zoomée (prise en ), dans Google Maps (consulté le ).
  10. Julien Gris, « HAUTE-SOMME Il pratique la mécanique esthétique », sur courrier-picard.fr, (consulté le 3 décembre 2016) : « il a déménagé dans un bâtiment insolite : l’ancienne gare, qu’il transforme peu à peu en atelier ».

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier