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Gare de Lille-Europe

gare française
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La gare de Lille-Europe est une gare ferroviaire française de la ligne à grande vitesse de Fretin à Fréthun, située en bordure du centre-ville de Lille, ville centre de la Métropole européenne de Lille, préfecture du département du Nord et de la région Hauts-de-France.

Lille-Europe
La gare et son environnement (dont les tours de Lille et Lilleurope).
La gare et son environnement.
Localisation
Pays France
Commune Lille
Quartier Euralille
Adresse 1 place François-Mitterrand
59777 Euralille
Coordonnées géographiques 50° 38′ 23″ nord, 3° 04′ 30″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Eurostar, Thalys, TGV, TERGV
Caractéristiques
Ligne(s) Fretin à Fréthun (LGV)
Voies 6 (dont 4 à quai)
Quais 2 (centraux)
Transit annuel 7 447 028 voyageurs (2015)
Altitude 13 m
Historique
Mise en service 1994
Architecte Jean-Marie Duthilleul
Correspondances
Métro (2)
Tramway (R) (T)
Autres voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Lille-Europe

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

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Lille-Europe

Géolocalisation sur la carte : Métropole européenne de Lille

(Voir situation sur carte : Métropole européenne de Lille)
Lille-Europe

Géolocalisation sur la carte : Lille

(Voir situation sur carte : Lille)
Lille-Europe

Elle est mise en service en 1994, lors de l'ouverture de la ligne à grande vitesse (LGV). Elle est la deuxième gare de la ville, pour le trafic voyageurs, après sa voisine la gare de Lille-Flandres.

Gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), elle est desservie par l'Eurostar, le Thalys, des TGV et des TERGV. Elle permet des correspondances avec la station de métro Gare Lille-Europe.

Sommaire

Situation ferroviaireModifier

 
Durée des trajets en train depuis Lille : Paris, Bruxelles et Londres.

Établie à 13 mètres d'altitude, la gare est située au point kilométrique (PK) 11,741 de la ligne de Fretin à Fréthun (LGV Nord – branche de Calais), dans la tranchée couverte de Lille, dont la longueur est de 2 600 mètres.

Contrairement à la gare historique, renommée Lille-Flandres, Lille-Europe est une gare de passage, sans voie en impasse. Elle est équipée de deux quais centraux, desservant quatre voies déviées. Les deux voies centrales, parcourables jusqu'à 220 km/h[1] et dépourvues de quai, servent au transit des trains ne marquant pas d'arrêt (en l'occurrence des Eurostar, notamment tous ceux effectuant la liaison Paris – Londres).

Au cœur d'un triangle ferroviaire de lignes reliant les trois capitales que sont Londres, Bruxelles et Paris, la gare constitue un hub entre TGV européens.

HistoireModifier

OrigineModifier

L'arrivée du chemin de fer à Lille provoque déjà une multitude de débats, qui restent néanmoins dans le cadre local de la ville, lorsqu'une première gare, dénommée débarcadère, est établie en 1842 à Fives, un des faubourgs extra-muros ayant été urbanisés récemment, du fait de la saturation de la ville intra-muros, afin de satisfaire l'insistance des militaires pour conserver l'intégrité des fortifications.

 
La gare en impasse de Lille, vers 1900.
 
Pâturage dans l'espace non ædificandi des fortifications, vu dans les années 1900.

Les tensions entre différents groupes vont rapidement redevenir d'actualité avec le choix de l'emplacement de la gare pour la ligne permettant les relations avec Paris. Les commerçants, les industriels, la municipalité et la compagnie sont partisans d'une gare intra-muros, alors que les militaires et de nombreux propriétaires, inquiets d'être expropriés, sont opposés à ce projet. Néanmoins, la gare en impasse de Lille (aujourd'hui Lille-Flandres) est construite dans le centre-ville, avec une percée de l'enceinte fortifiée pour laisser le passage à la ligne. Mais la ville reste dans ses murs, et les espaces nécessaires à la défense sont protégés, comme les militaires le souhaitent, par des zones catégorisées « espace militaire non ædificandi »[2]. Cependant, dès 1880, le projet d'Alfred Mongy propose une réaffectation de ces espaces pour y installer une gare de passage. Le projet n'aboutit pas, mais le débat est rouvert. Par ailleurs, la ville fortifiée s'élargit vers le sud, par l'annexion de faubourgs et le réaménagement d'une enceinte, ce qui n'empêche pas la création, dans ce nouvel espace intra-muros, d'une gare en impasse pour les marchandises (Saint-Sauveur)[2].

Le changement majeur vient du déclassement de la place forte en 1919. Cela permet la destruction des murs et rend caduque la servitude militaire de non ædificandi de ces espaces. Des perspectives sont ainsi ouvertes pour des projets de restructuration du centre, en utilisant les grands espaces laissés vides par la destruction des remparts[3]. Certains réactivent l'idée de création d'une gare de passage, mais les moyens financiers manquent pour passer à sa réalisation[4]. Puis, dans les années 1950, c'est finalement la gare d'origine qui est agrandie, son accessibilité améliorée et la « nodalité » du quartier renforcée avec un héliport et des aménagements routiers[5]. En 1960, un nouveau projet de gare de passage, dû à Théodore Leveau, ne réussit pas non plus à aboutir, bien que le problème ne soit plus celui d'une ville dans ses murs, mais plutôt d'une future métropole s'adaptant au développement de l'automobile[6].

Gare de passage en centre-villeModifier

 
Plaque commémorative de la cérémonie d'inauguration.

La gare urbaine de Lille-Europe a été imposée par l'association « TGV Gare de Lille », emmenée par le maire Pierre Mauroy, contre les vœux de la SNCF qui souhaitait créer une gare nouvelle en rase campagne[7]. Conçue par l'architecte Jean-Marie Duthilleul, elle a été inaugurée le par François Mitterrand, alors président de la République.

D'une architecture très contemporaine (bétons légers, baies vitrées, bois), elle est intégrée dans Euralille, ensemble tertiaire développé à ses abords (en outre, les tours de Lille et Lilleurope, ainsi que le viaduc Le Corbusier, surplombent la gare), en bordure du périphérique[8].

Elle est parfois surnommée la « gare aux courants d'air », car ses ouvertures apportent une circulation d'air importante ; en effet, leur fonction est de permettre l'évacuation de l'air poussé par les trains passant rapidement sur les voies centrales[8]. Par ailleurs, la proximité de la nappe phréatique empêche l'évacuation correcte des eaux pluviales lors de fortes précipitations, ce qui représente un risque d'inondation de la gare ; ainsi, des drains sont installés à un mètre sous les voies, et nécessitent un entretien annuel en raison de l'accumulation par endroits importante de calcaire[9].

En 2015, la SNCF estime la fréquentation annuelle de cette gare à 11 820 680 personnes, dont 7 447 028 voyageurs[10]. Les navetteurs, vers Paris et Bruxelles, sont majoritaires aux heures de pointe[8].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

 
Vue sur les structures intérieures de la gare.

Les guichets sont ouverts de h à 20 h du lundi au samedi, et de h 30 à 20 h les dimanches et jours fériés[11].

Un salon « Grand Voyageur », ouvert tous les jours, est situé près des guichets de vente de la SNCF[11]. Il est accessible aux détenteurs de la carte « Grand Voyageur Plus » et « Grand Voyageur Le Club ». Café et journaux gratuits y sont proposés.

La gare est équipée d'une douane dans le Hall 4, réservée aux passagers du service Eurostar à destination de Londres[12],[8]. En effet, lors de la desserte de ce type de train en direction du Royaume-Uni (pays non membre de l'espace Schengen), les accès au quai de la voie concernée (43 ou 45) sont condamnés, à l'exception de celui ouvert après le passage des contrôles. Cette disposition d'accès restreint, utilisant des portiques de sécurité (mais sans douane dans cet autre cas), est étendue depuis le aux aller-retours Thalys desservant Lille-Europe, dans le cadre du renforcement des mesures de sûreté annoncées à la suite de l'attentat du de la même année ; il est alors nécessaire de se présenter dans le Hall 1[13],[14].

DesserteModifier

La gare est desservie par :

Par ailleurs, l'aller-retour quotidien Lille – Genève (TGV Lyria) est supprimé en , soit un an après sa création[17],[18].


  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

IntermodalitéModifier

Un parc pour les vélos et des parkings pour les véhicules sont aménagés à proximité de la gare. Elle dispose de deux dépose-minute, d'une station de vélos en libre-service (V'Lille), d'un accès à un service d'autopartage, d'un bureau de location de voitures (avec un parking spécifique), et d'une station de taxis[19]. En outre, un service de voiture de transport avec chauffeur (VTC) est disponible[20].

La gare est desservie par les transports en commun urbains de Lille — Transpole —, qui ont :

Par ailleurs, plusieurs autocaristes (Ouibus[21] — anciennement iDBUS —, Eurolines[22], isilines[23], FlixBus[24] et Flibco[25] — navettes vers l'aéroport de Charleroi —) desservent les abords de la gare (arrêts situés le long des boulevards de Leeds et de Turin).


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Notes et référencesModifier

  1. Sur la section de ligne comprise entre les PK 0,000 et 11,911, où se trouve la gare (PK 11,741), la vitesse maximale nominale est de 220 km/h. Cf. : SNCF Réseau, « Vitesse maximale nominale sur ligne », sur data.sncf.com, SNCF, 5 avril 2017 [cf. l'onglet des informations] (consulté le 16 août 2017).
  2. a et b Menerault, 2009, p. 152
  3. Menerault, 2009, p. 153
  4. Menerault, 2009, p. 154
  5. Menerault, 2009, p. 155
  6. Menerault, 2009, p. 156
  7. Reestructuraciones urbanas (p. 70), Carles Carreras, 1993 (ISBN 9782858162017) ; consulté le .
  8. a, b, c et d Correspondants RTL en Région, « Destination Terminus : la gare Lille-Europe », sur rtl.fr, (consulté le 19 août 2017) ; cf. le document audio contenu par cette page.
  9. Gilles Durand, « Lille: Les inondations guettent en permanence la gare de Lille Europe », sur 20minutes.fr, (consulté le 16 août 2017).
  10. « SNCF Open Data : Fréquentation en gares », sur data.sncf.com (consulté le 16 août 2017).
  11. a et b « Votre gare : Lille Europe : Services », sur gares-sncf.com (consulté le 16 août 2017).
  12. « GARE DE LILLE EUROPE : TRANSPORTS » [PDF], sur gares-sncf.com (consulté le 16 août 2017).
  13. « Thalys : les portiques de sécurité seront actifs dès le 20 décembre en France », sur rtbf.be, (consulté le 16 août 2017) : « A Lille Europe, le dispositif est mis en place dans le Hall 1. »
  14. « Gare Lille Europe : des portiques de sécurité et des scanners pour les voyageurs du Thalys », sur france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france, (consulté le 16 août 2017).
  15. AFP, « Eurostar : Marseille - Londres, c'est parti ! », sur ledauphine.com, (consulté le 16 août 2017).
  16. « Le tout premier Thalys Amsterdam-Lille était à l’heure », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 16 août 2017).
  17. Alex McWhirter, « TGV Lyria abandonne la route Lille-Genève », sur businesstravel.fr, (consulté le 16 août 2017).
  18. Hélène / Équipe Tgv Nord, « L’OFFRE TGV AU SERVICE ANNUEL 2016 », sur imaginetgv.com (consulté le 16 août 2017) : « L’Aller-Retour Lille-Genève qui avait été lancé au SA2015 par LYRIA sera abandonné au SA2016, faute de succès commercial. » ; cette page est une archive.
  19. « Votre gare : Lille Europe : Transports et horaires », sur gares-sncf.com (consulté le 16 août 2017).
  20. « Votre chauffeur privé en Gare de Lille Europe », sur idcab.sncf.com (consulté le 16 août 2017).
  21. « ARRÊT OUIBUS GARE LILLE EUROPE », sur ouibus.com (consulté le ).
  22. « Arrêt Eurolines à Lille », sur eurolines.fr (consulté le ).
  23. « Points d'arrêts de Lille », sur isilines.fr (consulté le ).
  24. « Horaires et arrêts des bus à Lille – Vos arrêts de bus à Lille », sur flixbus.fr (consulté le ).
  25. « LILLE - Gare de Lille Europe (boulevard de Turin) », sur flibco.com (consulté le 16 août 2017).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Alain Bourdin, « La gare de Lille-Europe », dans Le patrimoine ferroviaire (nos 40 à 41 de Les cahiers de l'urbanisme), Éditions Mardaga, , 168 p. (ISBN 9782870098226, lire en ligne), p. 12.
  • Philippe Menerault, « Gares ferroviaires et projets métropolitains : une ville en mutation », dans Didier Paris et Dominique Mons (sous la direction de), Lille Métropole : laboratoire du renouveau urbain, Parenthèse, coll. « La ville en train de se faire », (lire en ligne).
  • Valérie Facchinetti-Mannone et Jean-Jacques Bavoux, « L’implantation des gares TGV en France : tensions interscalaires, jeux d’acteurs et recompositions spatiales », Belgeo (revue belge de géographie), no 1 – 2 « Villes et grands équipements de transport »,‎ , p. 9-22 (lire en ligne).
  • Valérie Facchinetti-Mannone et Cyprien Richer, « L’intégration territoriale des gares sur lignes à grande vitesse en France : une approche typologique », dans Recherche Transports Sécurité, NecPlus, (lire en ligne), p. 200-214.

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Londres-Saint-Pancras Londres-Saint-Pancras
ou Ebbsfleet-International
ou Ashford-International
ou Calais - Fréthun
Eurostar Bruxelles-Midi Bruxelles-Midi
Londres-Saint-Pancras Ashford-International Eurostar Marne-la-Vallée - Chessy Marne-la-Vallée - Chessy
Amsterdam-Central Bruxelles-Midi Thalys Terminus Terminus
Rang-du-Fliers - Verton
ou Boulogne-Ville
ou Calais-Ville
Calais - Fréthun TGV Paris-Nord Paris-Nord
Dunkerque
ou Terminus
Dunkerque
ou Terminus
TGV Paris-Nord Paris-Nord
Bruxelles-Midi Bruxelles-Midi TGV Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV Strasbourg-Ville
ou Nice-Ville
ou Montpellier-Saint-Roch
ou Perpignan
Bruxelles-Midi Bruxelles-Midi TGV Terminus
ou Arras
Terminus
ou Lyon-Part-Dieu
ou Marseille-Saint-Charles
Terminus Terminus TGV Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV Rennes
ou Quimper
ou Mulhouse-Ville
ou Lyon-Part-Dieu
ou Nice-Ville
Terminus Terminus TGV Arras Montpellier-Saint-Roch
Terminus Terminus TGV TGV Haute-Picardie Nantes
ou Bordeaux-Saint-Jean
ou Marseille-Saint-Charles
Terminus Terminus TGV
(saisonnier : l'hiver)
TGV Haute-Picardie Bourg-Saint-Maurice
Rang-du-Fliers - Verton
ou Boulogne-Ville
ou Calais-Ville
Calais - Fréthun TERGV Terminus Terminus
Dunkerque Dunkerque TERGV Terminus Terminus
Terminus Terminus TERGV Arras Arras