Gare de La Panne

gare ferroviaire belge

La Panne
Image illustrative de l’article Gare de La Panne
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays Belgique
Commune La Panne
Section Adinkerque
Adresse Place de la Station
8660 La Panne
Coordonnées géographiques 51° 04′ 38″ nord, 2° 36′ 09″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCB
Exploitant SNCB
Services InterCity (IC)
Touristique (ICT)
Heure de pointe (P)
Caractéristiques
Ligne(s) 73, Deinze à La Panne (frontière)
Voies 3
Quais 2 (dont un central)
Altitude 3 m
Historique
Mise en service 5 février 1870
Architecte Joseph Viérin
Correspondances
Tramway et Bus voir Intermodalité
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
La Panne
Géolocalisation sur la carte : Flandre-Occidentale
(Voir situation sur carte : Flandre-Occidentale)
La Panne

La gare de La Panne (en néerlandais : station De Panne), anciennement Adinkerke ou Adinkerke-Panne, est une gare ferroviaire belge de la ligne 73, de Deinze à La Panne (frontière), située à Adinkerque sur le territoire de la commune de La Panne, dans la province de Flandre-Occidentale en Région flamande.

Elle est mise en service en 1870 par la Compagnie du chemin de fer de Furnes à Dunkerque. Le bâtiment voyageurs, dû à l'architecte Joseph Viérin (1872-1949), est ouvert en 1913.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) desservie par des trains InterCity (IC), Touristiques (ICT) et Heure de pointe (P). Elle permet des correspondances « quai à quai » avec les tramways du réseau Kusttram et les bus pour Dunkerque en France.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 3 mètres d'altitude, la gare de La Panne est située au point kilométrique[1] (PK) 71,047 de la ligne 73, de Deinze à La Panne (frontière), entre la gare de Coxyde et la frontière française, s'intercale la gare marchandises de La Panne.

Gare frontière, elle rejoint à la frontière française la ligne de Dunkerque-Locale à Bray-Dunes, néanmoins il n'y a plus de trafic ferroviaire transfrontalier. Ancienne gare de bifurcation, elle était l'origine de la ligne 76 d'Adinkerque à Poperinghe (hors-service). En gare, il y a trois voies et deux quais dont un central.

 
Intérieur de la gare.

HistoriqueModifier

Nom de la gareModifier

Du fait notamment de sa situation en Région flamande et de gare frontière avec la France, mais aussi de la proximité de la station balnéaire de La Panne, puis de l'intégration de l'ancienne commune d'Adinkerque où elle se situe comme section de la commune de La Panne, son nom va être modifié au fil du temps : dénommée Adinkerke à sa création en 1870 ; elle est renommée Adinkerke-La Panne le  ; elle est renommée Adinkerke-Panne le , pour que le nom soit identique « quelle que soit la langue employée » car en flamand elle était Adinkerke-De Panne et en français Adinkerke-La Panne ; Le elle est renommée Adinkerke-De Panne, avant la fermeture de la frontière le  ; La commune d'Adinkerque est fusionnée avec celle de La Panne en 1977, après avoir été La Panne-Adinkerke la gare est renommée officiellement La Panne (De Panne en néerlandais) le [2].

HistoireModifier

La station d'Adinkerque est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Furnes à Dunkerque lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Furnes à Adinkerque[3] et la ligne française de Dunkerque à Bray-Dunes (frontière).

Elle devient une gare de bifurcation pendant la Première Guerre mondiale lorsqu'en 1915 l'armée belge construit une ligne à voie unique d'Adinkerque à Poperinghe. Reprise par l'administration des chemins de fer de l'État-Belge, elle est ouverte à l'exploitation civile le . Le trafic voyageurs est fermé en 1934 et l'armée d'occupation allemande donne, en 1942, l'ordre d'arrêter le trafic marchandises et de démonter sa voie ferrée[4].

Service des voyageursModifier

 
Le bâtiment vu du sud avec un train en gare.

AccueilModifier

Gare SNCB, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Des aménagements, équipements et services sont à la disposition des personnes à la mobilité réduite. Elle est équipée d'une consigne automatique à bagages[5].

Un souterrain permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

DesserteModifier

La Panne est une gare terminus desservie par des trains InterCity (IC), Heure de pointe (P) et Touristiques (ICT) de la SNCB, qui effectuent des missions sur la ligne 73 : La Panne - Gand Saint-Pierre (voir brochure SNCB[6]).

En semaine, la desserte comprend :

  • des trains IC-28 entre La Panne et Anvers-Central (limités à Gand-Saint-Pierre tôt le matin et tard le soir)
  • deux trains P vers Schaerbeek (le matin)
  • un train P vers Gand-Saint-Pierre (le matin)
  • un train P en provenance de Gand-Saint-Pierre (l’après-midi)
  • deux trains P en provenance de Schaerbeek (en soirée)

Les week-ends et jours fériés, la desserte est composée de trains IC-29 entre La Panne et Landen. Un unique train P circule les dimanches soirs à destination de Louvain.

Durant les congés, en semaine, les trains IC-28 ne circulent qu’entre Gand-Saint-Pierre et La Panne et la paire de trains P entre La Panne et Gand ne circule pas. En revanche, la SNCB met à disposition des voyageurs deux trains touristiques (ICT) de Bruxelles-Nord à La Panne le matin, retour le soir (en semaine et les week-ends).

IntermodalitéModifier

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules sont aménagés à ses abords.

La gare est desservie par le tramway et des bus belges, mais également des bus français (ligne 20 du réseau DK'Bus en provenance de Leffrinckoucke). L'arrêt du tramway de la côte belge et des bus, situé à côté du quai, permet des correspondances rapides.

Patrimoine ferroviaireModifier

Le premier bâtiment de la gare, construit vers 1870, était de style et de dimensions modestes ; son remplacement fut décidé par les Chemins de fer de l'État belge dans les années 1910.

L'architecte Joseph Viérin réalisa un très vaste bâtiment de briques blondes muni de pignons à colombages et de grandes fenêtres composées ; ce bâtiment, qui fut inauguré en 1913 et survécut aux deux guerres mondiales, est classé[7].

Notes et référencesModifier

  1. Infrabel, document de référence du réseau 09/12/2011, annexe E.01, Distances entre gares et nœuds, p. 22/40 (3,63 Mo) (consulté le 8 mai 2012).
  2. (nl) Yvette Schenkel-Latoir, Jan Schenkel & Marijke Moortgat-Schenkel, De Panne lire (consulté le 8 mai 2012)
  3. Archive site pandora, 73 Deinze - Adinkerque lire (consulté le 8 mai 2012).
  4. Archive site pandora, 76 Adinkerque - Poperinghe lire (consulté le 8 mai 2012).
  5. Site SNCB Mobility : La Panne lire (consulté le 8 mai 2012).
  6. Site SNCB : Brochures de ligne lire (consulté le 22 août 2019).
  7. (nl) site Inventaris van het Bouwkundig Erfgoed, "Station Adinkerke-De Panne", gebouw naar ontwerp van J. Viérin (ID: 16284) : De Panne lire (consulté le 22 août 2019).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (nl) M. Schakman, « De spoorlijn van Lichtervelde naar Veurne », dans Bachten de Kupe, XXI, 1979, pp. 64-66

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Terminus Terminus IC
(en semaine)
Coxyde Anvers-Central
Terminus Terminus IC
(saisonnier : l'été)
Coxyde Gand-Saint-Pierre
Terminus Terminus IC
(week-ends et fériés)
Coxyde Landen
Terminus Terminus ICT Coxyde Bruxelles-Nord
Terminus Terminus P
(en semaine)
Coxyde Schaerbeek
ou Gand-Saint-Pierre
Terminus Terminus P
(week-ends et fériés)
Coxyde Louvain