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Gare de La Celle-Saint-Cloud

gare française

La Celle-Saint-Cloud
Image illustrative de l’article Gare de La Celle-Saint-Cloud
Le bâtiment voyageurs, côté quai pour Paris.
Localisation
Pays France
Commune La Celle-Saint-Cloud
Adresse Place Jean Mermoz
78170 La Celle-Saint-Cloud
Coordonnées géographiques 48° 50′ 34″ nord, 2° 08′ 17″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TransilienLigne L du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Saint-Cloud à Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt-de-Marly
Voies 2
Quais 2 latéraux
Zone 4 (tarification Île-de-France)
Altitude 129 m
Historique
Mise en service [1]
Correspondances
Transdev Nanterre (BUS) Transdev Nanterre 27

28 29 30 460

Bus RATP (BUS) RATP 426
Phébus (BUS) Phébus 2

La gare de La Celle-Saint-Cloud est une gare ferroviaire française de la ligne de Saint-Cloud à Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt-de-Marly, située à l'est du centre-ville de La Celle-Saint-Cloud dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ouverte le , c'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne L du Transilien (réseau Paris-Saint-Lazare). Elle se situe à une distance de 20,7 km de la gare de Paris-Saint-Lazare.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 129 mètres d'altitude, la gare de La Celle-Saint-Cloud est située au point kilométrique (PK) 20,695 de la ligne de Saint-Cloud à Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt-de-Marly (PK 0 à Paris-Saint-Lazare). Elle constitue le troisième point d'arrêt de la ligne après Vaucresson et précède la gare de Bougival.

HistoireModifier

 
L'ancien bâtiment des voyageurs, encore en service en septembre 2006.

Inaugurée en 1884, la ligne de Saint-Cloud à Saint-Nom-la-Bretèche traverse le territoire de la commune de La Celle-Saint-Cloud, sans arrêt sur une distance de 4,7 kilomètres entre les gares de Vaucresson et de Bougival-La Celle-Saint-Cloud, actuelle gare de Bougival. Dès 1895, puis de nouveau en 1925, des particuliers demandent l'établissement d'une halte entre ces deux gares, approximativement à l'emplacement de la gare actuelle. Toutefois, la forte déclivité de 14,5 mm/m, rend impossible la création d'un arrêt à l'époque de la traction vapeur. L'électrification de la ligne par troisième rail latéral en 1931 ne provoque pourtant pas plus sa réalisation[2].

Mais en 1955, le projet de réalisation d'un nouveau quartier sur le domaine de Beauregard relance l'intérêt d'une halte destinée à desservir cet ensemble. Ce dernier est constitué de 1 500 logements construits par la Ville de Paris sur des terrains offerts par Maurice-Arnold de Forrest, comte de Bendern, un village du Liechtenstein. La dépense est évaluée en 1958 à 1 130 000 nouveaux francs selon le plan de financement, partagés entre la Ville de Paris et la SNCF. Le coût final s'élève à 1 320 000 francs. La pente à la traversée du nouvel arrêt est ramenée de 14,5 à 6 mm/m, grâce à la création d'une rampe de jonction atteignant 20 mm/m sur 283 mètres du côté de Saint-Nom-la-Bretèche[2].

Le , la nouvelle halte est inaugurée sous le nom de La Châtaigneraie-Beauregard[1]. Le bâtiment des voyageurs n'est quant à lui livré qu'en . Érigé du côté de la voie 2, vers Saint-Nom, il comprend à l'étage un logement pour le chef de halte. Les installations incluent deux quais préfabriqués de cent-soixante mètres de long et de quatre mètres de large, dont un comportant un abri face au bâtiment des voyageurs, reliés par une passerelle. Celle-ci est surélevée en 1976 pour respecter le gabarit caténaire 25 kV lors de la réélectrification de la ligne[2].

Le , le nom de la gare est modifié pour celui de La Celle-Saint-Cloud, et la gare voisine de Bougival-La Celle-Saint-Cloud devient la gare de Bougival[2]. Dès l'an 2000, des études sont réalisées afin d'améliorer l'intermodalité avec la gare routière rénovée. La reconstruction du bâtiment des voyageurs est alors décidée, en en modifiant la position. En effet la gare routière était située de l'autre côté de l'ancien bâtiment qui doit servir de bureau pour les taxis. En , le nouveau bâtiment voyageurs, établi cette fois du côté de la voie 1 vers Paris, est ouvert au public. Le bâtiment est composé de deux pavillons reliés par un hall vitré, particulièrement lumineux. Le , il est officiellement inauguré[3].

Le trafic montant quotidien atteint 2 574 voyageurs en 1973 et enfin 3 200 voyageurs par jour en 2003, ce qui place la gare en seconde position par son trafic après celle de Marly-le-Roi[4].

En 2012, 3 320 voyageurs ont pris le train dans cette gare chaque jour ouvré de la semaine[5].

Service des voyageursModifier

 
Bâtiment voyageurs vu du quai pour Saint-Nom-la-Bretèche.
 
Vue en direction de Saint-Nom-la-Bretèche.

AccueilModifier

En 2011, un guichet Transilien est ouvert du lundi au vendredi de h 40 à h 25, les samedis de h 55 à h 25 et les dimanches et fêtes de h 20 à h 25. Il est adapté pour les personnes handicapées, et dispose de boucles magnétiques pour personnes malentendantes. Des automates Transilien et grandes lignes sont également disponibles. Un magasin de presse Relay est présent, ainsi que des distributeurs de boissons ou friandises, une cabine de photographie automatique et une cabine téléphonique. Une boîte aux lettres est située à l'extérieur[6].

Un parc à vélos est situé à l'extérieur de la gare, et deux parcs relais gratuits de 73 et 249 places sont aménagés pour les véhicules[7].

DesserteModifier

La gare est desservie par les trains de la ligne L du Transilien (réseau Paris-Saint-Lazare), à raison (par sens) d'un train toutes les 30 minutes en heures creuses, de deux à huit trains par heure aux heures de pointe (au départ le matin et à l'arrivée le soir) et d'un train toutes les 30 minutes en soirée.

Les trajets sont assurés par des automotrices de type Z 6400. Le temps de trajet est, selon les trains, de 24 à 30 minutes depuis la gare de Paris-Saint-Lazare[8].

IntermodalitéModifier

La gare est desservie par les lignes 27, 28, 29, 30 et 460 de l'établissement Transdev de Nanterre, par la ligne 426 du réseau de bus RATP et par la ligne 2 du réseau de bus Phébus.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Bernard Collardey, Les trains de banlieue, p. 69
  2. a b c et d Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 142
  3. La Vie du Rail, no du 14 février 2007, p. 28
  4. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 128
  5. [PDF]« Délibération n° 2012/301, séance du 10 octobre 2012 », sur le site du STIF (consulté le 25 août 2013) : « Déploiement de nouveaux afficheurs Infogare TFT/TLED lignes L&J, Volet information voyageurs : Identifiant PQI 181 », p. 15. Le STIF définit le nombre de montants pour une gare comme le nombre de voyageurs y prenant le train les jours ouvrés et hors période de vacances scolaires.
  6. Transilien - Gare de La Celle-Saint-Cloud : services Transilien
  7. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France
  8. Transilien - Fiches horaires

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, tome I, édition La Vie du Rail, 1997, 303 p. (ISBN 2902808666)
  • Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, Éd. La Vie du Rail, 1999, 335 p. (ISBN 2902808763)
  • Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), Éd. La Vie du Rail, 2007, 170 p. (ISBN 978-2-915034-67-7)

Articles connexesModifier

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Lien externeModifier



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Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt de Marly Bougival     Vaucresson Paris Saint-Lazare