Gare d'Ozouer-le-Voulgis

gare ferroviaire française

Ozouer-le-Voulgis
Image illustrative de l’article Gare d'Ozouer-le-Voulgis
La gare au début des années 1900.
Localisation
Pays France
Commune Ozouer-le-Voulgis
Adresse Avenue de la gare
77390 Ozouer-le-Voulgis
Coordonnées géographiques 48° 40′ 01″ nord, 2° 46′ 52″ est
Gestion et exploitation
Exploitant Fermée
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est à Mulhouse-Ville
Voies 2
Quais 2 (avant fermeture)
Altitude 84 m
Historique
Mise en service 25 avril 1857
Fermeture date inconnue
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Ozouer-le-Voulgis
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Ozouer-le-Voulgis
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Ozouer-le-Voulgis

La gare d'Ozouer-le-Voulgis est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, située sur le territoire de la commune d'Ozouer-le-Voulgis[1], dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Elle est mise en service en 1857 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est. La date de la fermeture de la gare au service des voyageurs est inconnue de même que celle de la démolition du bâtiment voyageurs.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 84 mètres d'altitude, la gare d'Ozouer-le-Voulgis, était située au point kilométrique (PK) 48,489 de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, entre les gares de Villepatour-Presles (fermée) et de Verneuil-l'Étang (ouverte).

HistoireModifier

La gare au XIXe siècleModifier

La Compagnie des chemins de fer de l'Est met en service la station d'Ozouer lors de l'ouverture au service commercial, le [2], de la section de Nogent - Le Perreux à Nangis.

Toutefois la gare possédait un handicap important : elle n'était pas implantée à proximité du village mais à un emplacement éloigné, ce qui ne rendait pas l'utilisation de la ligne facile. En 1860, le courrier pour Ozouer-le-Voulgis a une surtaxe de 1,50 fr du fait de la distance entre le bourg et la station[3]. En 1862, la commune propose 6 000 francs pour la réalisation d'un chemin vicinal de 1 121 mètres permettant de relier la station du chemin de fer[4]. En 1866[5], le prix des places pour Paris au départ de la station est de 4,85 fr en première classe, 3,55 fr en deuxième classe et 2,50 fr en troisième classe.

Elle est alors la dixième station de la ligne et Ozouer-le-Voulgis est une petite ville de 882 habitants[6].

En 1869, elle reste une gare de faible fréquentation, elle est 352e sur les 500 stations ouvertes sur le réseau de l'Est[7]. En 1877, les tarifs passent à 5,30 fr en première classe, 3,90 fr en deuxième classe et 2,73 fr en troisième classe pour une distance de 49 km de la capitale[8]. En 1886, les quais de la station sont allongés et des travaux d'assainissement ont été nécessaires sur le bâtiment voyageurs[9].

La gare au XXe siècleModifier

En 1900[10], des plaques tournantes ont été remplacées suivant la décision ministrérielle du et un deuxième accès à la cour des marchandises a été ouvert. En [11], suivant le vœu du , les porteurs d'un abonnement hebdomadaire pour le train (40) 23 de la ligne de Paris à Belfort, obtiennent de la Compagnie de l'Est l'autorisation de prendre, les samedis et veilles de fêtes, les trains (40) 23 et (41) 23. En 1936[12], la gare est desservie par un service de banlieue dont le dernier arrêt est la gare de Longueville. Durant la période d'hiver, à Ozouer-le-Voulgis, il y a sept aller-retour chaque jour ouvrable.

La date de la fermeture de la gare au service des voyageurs n'est pas connue. On peut situer celle-ci entre 1937 et 1990 ; en effet, il est fait mention d'un chef de gare en 1937, Monsieur Rio[13]. Cependant en 1990, dans le livre de René-Charles Plancke, « Histoire du Chemin de Fer de Seine-et-Marne », il est dit que celle-ci était fermée depuis plusieurs années.

Au cinémaModifier

Dans le film d'Yves Robert, Bébert et l'Omnibus, l'acteur Christian Marin joue le rôle du chef de gare d'Ozouer-le-Voulgis où sont tournée des scènes[14].

Notes et référencesModifier

  1. ou Ozouër-le-Voulgis selon certaines appellations locales.
  2. René-Charles Plancke, 1991, p. 157.
  3. Yonne (France), Annuaire historique du département de l'Yonne, Volume 24, Ch. Milon, 1860 p. 141 intégral (consulté le 2 juillet 2011).
  4. Site gallica.bnf.fr, Conseil Général de Seine-et-Marne, session de 1862, Rapport du Préfet et procès-verbal des délibérations, pp. 18 et 137 intégral (consulté le 2 juillet 2011).
  5. René-Charles Plancke, 1991, p. 161.
  6. Adolphe Laurent Joanne, Les environs de Paris illustrés, édition 2, L. Hachette et cie, 1868, p. 405 intégral (consulté le 2 juillet 2011).
  7. René-Charles Plancke, 1991, p. 41.
  8. René-Charles Plancke, 1991, p. 465.
  9. Site gallica.bnf.fr, Conseil Général de Seine-et-Marne, Rapports du Préfet et de la commission départementale et procès-verbal des délibérations, année 1886, session ordinaire d'août et sessions extraordinaires des 4 octobre et 8 novembre, Typographie F. Drosne, Melun, 1886, pp. 179-180 intégral (consulté le 2 juillet 2011).
  10. Site gallica.bnf.fr, Conseil Général de Seine-et-Marne, Rapports du Préfet et de la commission départementale et procès verbaux des délibérations, année 1900, Session ordinaire d'avril, typographie E. Legrand, Melun, 1900. p. 225 intégral (consulté le 2 juillet 2011).
  11. Site gallica.bnf.fr, Conseil Général de Seine-et-Marne, Rapports du Préfet et de la commission départementale et procès verbaux des délibérations, année 1926, première session ordinaire mai 1926, imprimerie E. Legrand, Melun, 1926. p. 9 intégral (consulté le 2 juillet 2011).
  12. René-Charles Plancke, 1991, p. 159
  13. René-Charles Plancke, 1991, p. 197.
  14. Site leparisien.fr, Des comédies de légende tournées dans la région, article du 15 juillet 2010 lire (consulté le 2 juillet 2011).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • René-Charles Plancke, « Petite histoire de la ligne Paris - Belfort - Mulhouse », dans Histoire du chemin de fer de Seine-et-Marne : tome I de la vapeur au TGV, édition Amatteis, Le Mée-sur-Seine, 1991 (ISBN 2-86849-105-7).

IconographieModifier

  • Ozouer-le-Voulgis - la Gare (vue intérieure), éditeur Touret, (carte postale du début des années 1900).

Articles connexesModifier

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