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Gare d'Enghien-les-Bains

gare ferroviaire française
Ne doit pas être confondu avec Gare d'Enghien.

Enghien-les-Bains
Image illustrative de l’article Gare d'Enghien-les-Bains
Vue d'ensemble en direction de Paris.
Localisation
Pays France
Commune Enghien-les-Bains
Adresse Rue du Départ
95880 Enghien-les-Bains
Coordonnées géographiques 48° 58′ 23″ nord, 2° 18′ 24″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TransilienLigne H du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Saint-Denis à Dieppe
Enghien-les-Bains à Montmorency (HS)
Voies 2
Quais 2 latéraux
Transit annuel 6 698 495 voyageurs (2016)
Zone 4 (tarification Île-de-France)
Historique
Mise en service
Correspondances
Valmy (BUS) Valmy 11 13 14 15 16
Bus RATP (BUS) RATP 254 256
R'Bus (BUS) R'Bus 7
Noctilien (N) N51 NOCTILIEN.png

Géolocalisation sur la carte : France

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Enghien-les-Bains

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Enghien-les-Bains

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Enghien-les-Bains

La gare d'Enghien-les-Bains est une gare ferroviaire française de la ligne de Saint-Denis à Dieppe, située dans la commune d'Enghien-les-Bains (département du Val-d'Oise). Elle se situe à 11,4 km de la gare de Paris-Nord.

Ouverte en 1846 par la Compagnie des chemins de fer du Nord, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne H du Transilien.

Sommaire

Situation ferroviaireModifier

La gare d'Enghien-les-Bains est située au nord de la commune éponyme, à proximité immédiate du centre-ville, à une faible distance de la route départementale 928 et de la commune de Montmorency à l'est de la vallée de Montmorency.

Établie à 45 m d'altitude[1], en partie en tranchée côté Paris puis à hauteur du sol naturel, elle se situe au point kilométrique (PK) 11,363 de la ligne de Saint-Denis à Dieppe, dont la section de Saint-Denis à Pierrelaye constitue un ancien tronçon de la ligne de Paris-Nord à Lille avant l'ouverture du tronçon plus direct de Saint-Denis à Creil par Chantilly en 1859.

Elle était également l'origine de la ligne d'Enghien-les-Bains à Montmorency déclassée.

Elle suit la gare de La Barre - Ormesson, située à 983 mètres, et précède la gare du Champ de courses d'Enghien, située à 1 282 mètres.

HistoireModifier

Des origines aux années 1920Modifier

 
La gare d'Enghien-les-Bains en 1855.
 
Horaires des chemins de fer du Nord, ligne de Paris à Pontoise et Creil, au service du 1er novembre 1858.
 
La gare d'Enghien-les-Bains au début du XXe siècle.

Le chemin de fer de la Compagnie des chemins de fer du Nord entre Paris, Lille et la frontière belge est ouvert le 18 juin 1846. La ligne effectue un curieux détour par la vallée de Montmorency jusqu'à proximité de Pontoise avant de remonter la rive droite de l'Oise jusqu'à Creil, afin de suivre les fonds de vallée et de réaliser des économies sur la réalisation des ouvrages d'art. La gare d'Enghien-les-Bains est ouverte moins d'un mois plus tard, le 11 juillet 1846 ; elle est desservie à raison d'un train à la demi-heure[2]. Elle constitue rapidement la seconde gare la plus importante en trafic de la ligne de Paris-Nord à Lille. La gare d'Enghien-les-Bains est dès l'origine une gare de district, et constitue un terminus intermédiaire.

Lors de la Révolution française de 1848, la gare est entièrement détruite par les émeutiers ; toutefois, cela n'entrave pas son développement puisque, quinze ans plus tard, les installations peinent à faire face au trafic, tant de voyageurs que de marchandises. En 1858, la gare est reliée à Paris-Nord en moyenne par un train par heure et par sens, assurant la relation avec un ou deux arrêts intermédiaires en 20 à 23 minutes. La plupart des trains ont Enghien-les-Bains comme terminus. En 1859, un barreau direct est ouvert par la compagnie du Nord entre Saint-Denis et Creil par Chantilly : la ligne desservant Enghien-les-Bains n'est de ce fait plus desservie par les trains à grand parcours et est dès lors affectée au trafic régional. Ce tronçon est étendu à Pontoise en 1863, puis la ligne d'Ermont - Eaubonne à Valmondois est ouverte en 1876. En 1869, la gare est reliée à la fois Paris-Nord et Paris-Saint-Lazare par des trains dits « circulaires » reliant les deux grands gares têtes de ligne parisiennes via celles d'Ermont - Eaubonne et d'Argenteuil[3].

En 1866, la gare devient le terminus du chemin de fer secondaire long de trois kilomètres desservant Montmorency, surnommé le « Refoulons » parce que les locomotives poussent les voitures au lieu de les tracter en raison de la forte pente à gravir. En 1865-1866, profitant de la construction de la ligne d'Enghien-les-Bains à Montmorency, la compagnie du Nord reconstruit la gare des marchandises, dite de « petite vitesse », au nord des installations : elle occupe un quadrilatère au-delà de la rue du Départ, comprenant une halle, un quai à bestiaux, un dépôt pour les marchandises pondéreuses et une bascule[4].

L'infrastructure étant très légère, aucune machine n'est autorisée à circuler et le déplacement des wagons se réalise à l'aide de câbles et de poulies, manœuvrées grâce à un cabestan. Mais cette installation se révèle rapidement dangereuse : en effet, lors d'une manœuvre, un câble se tend à une dizaine de centimètres de hauteur à travers la rue, ce qui engendre un grand nombre d'accidents. En 1894, la municipalité propose en conséquence de déplacer la petite vitesse ; mais la compagnie du Nord développe au contraire ses installations avec la pose d'une seconde, puis d'une troisième voie d'accès, respectivement en 1893 et 1903, espérant désengorger la rue au passage. Mais l'amélioration n'est que de courte durée, face à la progression constante du trafic automobile ainsi que du trafic ferroviaire. En 1907, quarante-cinq wagons circulent quotidiennement dans chaque sens[5].

Des années 1930 à aujourd'huiModifier

Avec l'urbanisation progressive du quartier, la gare de marchandises devenue obsolète se révèle être un cloaque insalubre qui incommode de plus en plus les habitants du quartier. En conséquence, durant l'été 1928, la compagnie met au point avec la municipalité d'Enghien-les-Bains un vaste plan de modernisation des installations, dit « plan ferroviaire » de 1928, avec une réorganisation complète de la desserte de la gare d'Enghien et des deux haltes qui l'encadrent, celle de La Barre et celle du Champ de courses d'Enghien. Les travaux se déroulent de 1930 à 1934. La gare de la petite vitesse déménage au Bois-Jacques à Soisy-sous-Montmorency, du côté nord de la voie ferrée peu avant la halte du Champ de courses d'Enghien ; elle est agrandie et modernisée à cette occasion. L'ancien terrain, cédé à la Ville, devait se transformer en parc pour enfants doté d'une piscine ; mais ce projet, trop onéreux, laisse la place à un simple square dénommé Jean-Mermoz, inauguré le 14 juillet 1937[5].

Par ailleurs, le plan ferroviaire de 1928 comporte plusieurs autres réalisations : un nouveau passage souterrain reliant les deux quais, exclusivement réservé aux voyageurs, est ouvert le 24 mars 1933[6], le quai départ vers Paris-Nord est agrandi, doté d'un abri en béton et, au sud, d'un escalier d'accès vers la rue. De la même manière, une rampe d'accès est établie à l'extrémité méridionale du quai arrivée pour les voyageurs munis de billets. L'étroit pont de la Grande-Rue (devenue rue de Paris puis rue du Général-de-Gaulle), surplombant les voies, est considérablement élargi par la réalisation d'une dalle en béton au-dessus des voies. La placette ainsi constituée accueille le stationnement de véhicules et voit s'ériger deux pavillons : un abrite le bureau de l'octroi ainsi que des toilettes publiques ; l'autre une permanence de police, le syndicat d'initiative et une salle d'exposition sur l'établissement thermal. Au centre de la place se dresse un curieux mat en béton : il sert à l'éclairage électrique, mais également à l'évacuation des fumées des locomotives. Nommée dès l'origine place du Maréchal-Foch, elle est inaugurée le 15 janvier 1932[7].

La gare a également constitué de 1897 jusqu'en 1935 le terminus de deux lignes de tramway, l'Enghien - Montmorency et l'Enghien - Trinité.

Le 30 juin 1954, la ligne d'Enghien-les-Bains à Montmorency, jugée non-rentable, est définitivement fermée à tout trafic. Après l'électrification de la ligne de Paris-Nord à Lille en 1958, les travaux sont mis en œuvre sur les branches nord-ouest de la banlieue de Paris-Nord, qui connaissent alors une forte hausse de trafic liée à l'urbanisation rapide de la banlieue parisienne. En avril/mai 1969, la traction électrique est en service entre Paris-Nord et Pontoise accompagnée de la signalisation par block automatique lumineux (BAL). À cette occasion, la troisième voie centrale dite de « relation » entre Enghien-les-Bains et Ermont - Eaubonne est banalisée afin de fluidifier le trafic. Cette voie avait été conçue afin d'assurer une desserte spécifique de l'hippodrome d'Enghien, desserte dorénavant assurée par les trains réguliers de banlieue compte tenu de la forte diminution de ce trafic[8].

La gare de marchandises du Bois-Jacques disparaît au milieu des années 1970, remplacée côté est par des immeubles d'habitation HLM puis du côté ouest, durant les années 1980, par un parc de stationnement à proximité de la gare du Champ de courses. Au début des années 1980, le parking de la place Foch, situé au-dessus des voies au sud de la gare, est agrandi en direction de La Barre par extension de la dalle de béton recouvrant la voie ferrée[9].

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 6 698 495 voyageurs, ce nombre s'étant élevé à 6 728 400 en 2015 et à 6 727 559 en 2014[10].

La gareModifier

AccueilModifier

 
Façade du bâtiment des voyageurs de la gare.

En 2013, un guichet Transilien est ouvert du lundi au samedi de 6 h 30 à 1 h 10. Il est adapté pour les personnes handicapées, et dispose de boucles magnétiques pour personnes malentendantes. La gare propose en outre la vente de billets grandes lignes du lundi au samedi de 8 h 00 à 19 h 30. Des automates Transilien et Grandes lignes sont également disponibles.

Un magasins de Presse Relay est présent dans le hall ainsi que des distributeurs de boissons ou friandises. Un parc de stationnement payant de 300 à 500 places est situé sur la dalle couvrant les voies au sud de la gare, place Foch.

Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 7 500 et 15 000 en 2002[11]. En 2013, l'établissement accueille chaque jour de semaine plus de 10 000 voyageurs entrants et voit circuler 170 trains[12].

DesserteModifier

La gare est desservie par les trains de la ligne H du Transilien, à raison d'un train omnibus au quart d'heure aux heures creuses et par douze trains par heure aux heures de pointe.

Les trains sont généralement omnibus de Paris-Nord à Pontoise ou Valmondois/Persan - Beaumont, en alternance, et jusqu'à Saint-Leu, uniquement aux heures de pointe. Seuls les trains circulant aux heures de pointe sont semi-directs. Le temps de trajet est de 13 à 14 minutes selon les dessertes.

AccessibilitéModifier

La gare fait l'objet d'importants travaux de mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite (PMR) du printemps 2013 à fin 2014, dans le cadre du schéma directeur de mise en accessibilité PMR en Île-de-France[13]. Les quais font l'objet d'un rehaussement à la hauteur de 92 cm avec la création d'un nouvel abri voyageurs à l'extrémité nord du quai 1 ; des ascenseurs permettant l'accès au passage souterrain seront installés ainsi que des toilettes dans le bâtiment des voyageurs. Les travaux incluent la mise en place de portes automatiques à l'entrée du bâtiment des voyageurs ainsi que la modernisation de l'éclairage, du système d'interphonie et de la signalétique[12]. Les travaux, qui s'élèvent à huit millions d'euros, sont financés à 50 % par le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), à 25 % par la région, à 19 % par Réseau ferré de France et à 6 % par la SNCF[14].

IntermodalitéModifier

Plusieurs lignes de bus sont en correspondance, situées dans trois gares routières distinctes. Il s'agit des lignes 254 et 256 du réseau de bus RATP, de la ligne 7 du réseau de bus R'Bus, des lignes 11, 13, 14, 15 et 16 du réseau de bus Valmy et, la nuit, de la ligne N51 du réseau de bus Noctilien.

Galerie de photographiesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. [PDF] Institut géographique national - Repère de nivellement GK - 4 BIS
  2. Michel Rival, Le Refoulons, p. 159.
  3. Collectif, 150 ans d'histoire d'Enghien-les-Bains, p. 153
  4. Collectif, 150 ans d'histoire d'Enghien-les-Bains, p. 156
  5. a et b Collectif, 150 ans d'histoire d'Enghien-les-Bains, p. 157
  6. Collectif, 150 ans d'histoire d'Enghien-les-Bains, p. 160
  7. Collectif, 150 ans d'histoire d'Enghien-les-Bains, p. 163
  8. Bernard Collardey, Les trains de banlieue Tome II, p. 101-103
  9. Géoportail - Voir la dalle en cours de réalisation sur la photo aérienne du 13 juin 1980
  10. « Fréquentation en gares : Enghien les Bains », sur SNCF Open Data, traitement du 25 septembre 2017 [cf. l'onglet des informations] (consulté le 22 février 2019).
  11. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France
  12. a et b [PDF] Schéma directeur de mise en accessibilité P.M.R. en Île-de-France - Gare d'Enghien-les-Bains
  13. « La gare d'Enghien bientôt accessible aux handicapés » dans Le Parisien , article du 7 juin 2013
  14. [PDF] Communiqué de presse Transilien du 30 mai 2013 - La gare d'Enghien-les-Bains se modernise

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Lien externeModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Saint-Leu (heures de pointe)
ou Valmondois
ou Persan - Beaumont
ou Pontoise
Champ de courses d'Enghien
ou Ermont - Eaubonne
    La Barre - Ormesson
ou Épinay - Villetaneuse
Paris-Nord