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Maison militaire du Roi et Garde royale sous la Restauration française

(Redirigé depuis Garde royale du roi de France)

La Maison militaire du Roi et la Garde royale sous la Restauration française sont deux institutions militaires - la Garde ayant été constituée sous la Seconde Restauration - qui furent au service des rois de France Louis XVIII et Charles X, chargées de leur sécurité personnelle, à l'époque de la Restauration entre 1814 et 1830.

Maison militaire du Roi - Garde royale
Image illustrative de l'article Maison militaire du Roi et Garde royale sous la Restauration française
Garde Royale, Planche 47 du tome I des « Uniformes de l'armée française », par le docteur Constant Lienhart et le professeur René Humbert.

Création 1814
Dissolution 1830
Pays France
Allégeance
Coat of Arms of the Bourbon Restoration (1815-30).svg

Royaume de France sous la Restauration
Branche Infanterie, cavalerie, artillerie
Composée de Gardes du corps du Roi, Mousquetaires, Gendarmes, Cent-Suisses, Gardes Suisses
Guerres Expédition d'Espagne (1823), Trois Glorieuses (1830)
Commandant historique Louis XVIII - Charles X

Sommaire

Maison militaire du RoiModifier

Article détaillé : Maison militaire du roi de France.

Première RestaurationModifier

Lorsque Louis XVIII rentre en France en 1814, un grand travail de reconstruction monarchique s'impose à lui. Il entend redonner de l'éclat à sa Maison et crée un Ministère de la Maison du Roi dont il nomme Blacas ministre. Le Roi confie l'administration et la réorganisation de sa Maison militaire au baron Denniée qui fait les plus grands efforts pour hâter sa reconstruction, secondé dans ce travail par M. de Blacas. L'Ordonnance de la reconstruction de la Maison militaire est datée du 25 mai 1814. La Maison militaire proprement dite est ainsi formée de 378 hommes à pieds et de 4 629 cavaliers, à laquelle on peut joindre, pour la garde du roi, six régiments de Corps royaux (2 758 fantassins et 2 574 cavaliers).

Seconde RestaurationModifier

 
Garde de la Manche.
 
Portrait d'un mousquetaire de la Maison militaire du Roi.

Au second retour de Louis XVIII, après les Cent-jours, sa Maison militaire est rétablie par l'Ordonnance du 1er septembre 1815. On y supprime cependant les compagnies de gendarmes, de chevau-légers, de mousquetaires, de grenadiers à cheval et de gardes de la porte. La Maison militaire n'est plus composée que de quatre compagnies de Gardes du corps, d'une compagnie des Cent-Suisses et d'une compagnie des Gardes de la Prévôté, soit une force d'environ 2 000 hommes. La même Ordonnance décide que les Compagnies supprimées sont remplacées par une « Garde royale » chargée de veiller, avec la Maison militaire, à la sûreté et à la conservation de la personne du souverain. D'après l'Ordonnance du 27 février 1825, l'effectif de la Garde, y compris la Maison militaire du roi, doit être de 25 000 sur le pied de paix et de 33 925 sur le pied de guerre.

Après la Révolution de juillet 1830 et l'expulsion de la branche aînée des Bourbons, le principe d'une garde privilégiée s'avère incompatible avec les idées libérales qui ont élevé les barricades. Aussi une Ordonnance du 11 août 1830 licencia la maison militaire et la garde royale de Charles X.
Les officiers rentraient dans leurs foyers avec la solde de congé du grade dont ils avaient le brevet et pouvaient être replacés dans les corps de l'armée. Les sous-officiers et soldats étaient replacés avec leur grade dans les corps de l'armée; ceux qui demandaient à rentrer dans leurs foyers recevaient des congés d'un an sans solde et restaient à la disposition du gouvernement jusqu'à la fin de leur temps de service. Les deux compagnies sédentaires de la garde devenaient la 11e compagnie de sous-officiers et la 41e compagnie de fusiliers. Les régiments suisses de la garde et de la ligne rentraient dans leur pays[1]. Ensuite bon nombre de ces Suisses formeront une partie des effectifs de la Légion étrangère lors de la création de celle-ci moins d'un an plus tard.

UnitésModifier

Gardes du corps du RoiModifier

Article détaillé : Garde du corps du roi.

GendarmesModifier

MousquetairesModifier

DiversModifier

Parmi les diverses autres unités constituant la maison militaire figurent les « Gardes du corps de Monsieur », titre traditionnellement donné au frère cadet le plus âgé du Roi et que portera Charles-Philippe, Comte d'Artois, jusqu'à son accession au trône.

Garde royaleModifier

 
Trompette de la garde royale (à gauche) et gendarme d'élite (à droite), en grande tenue de service à pied ; 1830.

Au début de la Seconde Restauration, la Maison militaire de Louis XVIII est réorganisée et son effectif diminué. Par ordonnance du 1er septembre 1815, la maison militaire est amputée de plusieurs compagnies qui sont remplacées par une garde royale chargée de veiller, avec la maison militaire, à la sûreté du souverain. Louis XVIII fixe le chiffre de sa garde royale à 25 000 hommes, organisés en huit régiments d'infanterie - dont deux suisses - et huit régiments de cavalerie

S'y ajoute un régiment d'artillerie de huit batteries (48 bouches à feu). Le roi se réserve le titre de colonel général et il place à la tête de la garde royale quatre maréchaux avec le titre de majors généraux : le duc de Reggio (Oudinot), le duc de Bellune (Victor), le duc de Tarente (MacDonald) et le duc de Raguse (Marmont).

Y être admis était considéré comme une des récompenses militaires de l'armée Française. Louis XVIII, qui n'a pas confiance dans ce qui lui reste d'armée, met à son commandement surtout des émigrés. Les officiers sont au choix du roi. L'uniforme de ces corps est plus brillant que celui des troupes de ligne, leur solde plus forte, leur rang plus élevé, leurs droits plus étendus : le soldat y est assimilé au caporal, le caporal au sergent et ainsi de suite jusqu'aux grades les plus élevés. Cet avantage est retiré à la garde en 1826 mais les officiers sont, après quatre ans de grade, dotés du rang supérieur et lorsqu'ils obtiennent plus tard un emploi dans cet autre grade, ils prennent rang du jour où ils avaient dépassé ces quatre années exigées.

La garde royale se compose d'hommes d'élite choisis dans les corps de l'armée. Elle est spécialement chargée, avec la maison militaire, de veiller à la sécurité du roi.

Pendant quinze ans, dit M. Théodore Anne, la garde royale fut le modèle et l'exemple de l'armée. Elle participe en 1823 à l'expédition d'Espagne et se montre digne du rang qui lui est assigné. La prise du Trocadéro est un fait d'armes glorieux. En 1830 la portion de la garde royale qui se trouve à Paris lutte héroïquement pour défendre la monarchie.

La garde royale est licenciée, en même temps que la maison militaire le 11 août 1830, à la suite de la Révolution de juillet et de l'expulsion de la branche aînée des Bourbons.

InfanterieModifier

Elle se compose de huit régiments d'infanterie à trois bataillons chacun.

CavalerieModifier

 
Cavalerie de la Garde royale.

La cavalerie de la garde regroupe huit régiments à six escadrons chacun, savoir :

Notes et référencesModifier

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NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 159

BibliographieModifier

  • Alain Pigeard, « L'armée royale de la 1re Restauration Mai 1814 - Avril 1815 », Tradition, no 156,‎ , p. 18-23.
  • Alain de Jenlis, « La Garde Royale sous la Restauration - Un défi à l'Europe victorieuse », Uniformes, no 99,‎ , p. 5-23.
  • Eugène Titeux, Histoire de la maison militaire du roi de 1814 à 1830, Paris, Baudry & Cie Éditeurs, (lire en ligne)
  • Jacques-Paul Migne, « Encyclopédie théologique », Tome I, Vol. 2, Paris, 1859.
  • Collectif, « Dictionnaire de la conversation et de la lecture », Volume 29, Bellin-Mandar, Paris, 1836.

Voir aussiModifier