Garde nationale (Tunisie)

force militaire tunisienne permanente

Garde nationale
Image illustrative de l’article Garde nationale (Tunisie)
Emblème de la garde nationale

Création 6 septembre 1956
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Fait partie de Ministère de l'Intérieur
Garnison El Aouina
Devise « La garde nationale pour la patrie »
Commandant Mohamed Ali Ben Khaled

La garde nationale est une force de sécurité militaire tunisienne distincte des forces armées en raison de son appartenance au ministère de l'Intérieur.

HistoireModifier

La garde nationale est créée en 1956 par Taïeb Mehiri, le ministre de l’Intérieur nommé par Habib Bourguiba, et remplace la gendarmerie nationale française qui rentre en France après l'indépendance de la Tunisie. Elle est alors dirigée par Tijani Ktari. Le 3 octobre 1956, la garde devient une force pleinement indépendante chargée de la protection du territoire et des frontières.

La devise du corps est : « La garde nationale pour la patrie ».

OrganisationModifier

  • Centrale
    • Direction général de la garde nationale à El Aouina
  • Territoriale
    • 5 districts
    • 34 secteurs dont cinq maritimes
    • 950 postes[1]

MissionsModifier

Elle sert à la fois de force de défense contre les menaces extérieures et de force de sécurité contre les menaces internes.

En plus de leur mission de protection de l'intégrité territoriale aux côtés de l'armée nationale, les gardes nationaux sont chargés de la sécurité dans les zones rurales et périurbaines, alors que la police est chargée des zones urbaines, même si elle peut en cas de besoin intervenir avec les forces de police.

Elle dispose en son sein d'une unité d'élite, l'unité spéciale de la garde nationale, d'une unité aérienne[2] et d'une unité maritime[1].

Organismes de formationModifier

CoopérationModifier

Membre de l'Association internationale de gendarmeries et forces de police à statut militaire[3], les gardes nationaux participent aux missions internationales sous mandat de l'Organisation des Nations unies[1].

CommandantsModifier

Conseil d'honneurModifier

Le conseil d'honneur de la garde nationale émet un avis sur toutes les questions que lui soumet le ministre de l'Intérieur, notamment celles relatives à la réputation et l'honneur du corps et son moral[8]. Il est en outre compétent en matière de recrutement, de titularisation, d'avancement et de discipline pour tous les agents[8].

Présidé par le commandant de la garde nationale ou par son représentant qu'il désigne à cet effet, soit l'inspecteur général soit l'un des directeurs généraux des structures de la direction générale, le conseil se compose de l'inspecteur général, des directeurs généraux, du directeur des études et de la planification stratégique et de la coopération internationale, du directeur de renseignements et de l'enquête et du directeur des ressources humaines ou de leurs représentants en qualité de membres[8]. Les représentants de l'inspecteur général et des directeurs généraux doivent remplir la fonction de directeur d'administration centrale et les représentants des directeurs celle de sous-directeur d'administration centrale ; ces représentants sont désignés par le ministre de l'Intérieur sur proposition du commandant de la garde nationale[8].

Se joignent au conseil d'honneur, lorsqu'il siège en tant que conseil d'avancement ou de discipline, deux agents appartenant au même cadre que l'agent concerné, qui sont ainsi que leurs deux suppléants choisis par tirage au sort parmi les agents titulaires inscrits sur des listes annuelles établies par le directeur général des services communs[8]. L'administration générale des services communs est chargée des fonctions du secrétariat du conseil[8].

Le conseil d'honneur se réunit valablement avec la présence de la moitié de ses membres au moins et celle des deux représentants des agents lorsqu'il siège en tant que conseil d'avancement ou de discipline, sur convocation de son président, à charge de siéger en tant que conseil d'avancement au moins une fois par an[8]. Il émet son avis à la majorité des voix, et en cas de parité, celle du président est prépondérante[8].

GradesModifier

Officiers
Officiers supérieurs Officiers supérieurs Officiers supérieurs Officiers supérieurs Officiers supérieurs Officiers subalternes Officiers subalternes Officiers subalternes
Général de brigade Colonel-major Colonel Lieutenant-colonel Commandant Capitaine Lieutenant Sous-lieutenant
arabe : أمير لواء arabe : عميد arabe : عقيد arabe : مقدم arabe : رائد arabe : نقيب arabe : ملازم أول arabe : ملازم
Sous-officiers et militaires du rang
Sous-officiers Sous-officiers Sous-officiers Sous-officiers Militaires du rang Militaires du rang
Adjudant-chef Adjudant Sergent-chef Sergent Caporal-chef Caporal
arabe : وكيل أول arabe : وكيل arabe : رقيب أول arabe : رقيب arabe : عريف أول arabe : عريف

RéférencesModifier

  1. a b c et d « Garde nationale tunisienne », sur force-publique.net (consulté le 22 février 2020).
  2. « Garde nationale : une nouvelle unité aérienne voit le jour », sur webdo.tn, (consulté le 22 février 2020).
  3. (ar) « La garde nationale rejoint officiellement l'Association internationale de gendarmeries et forces de police à statut militaire (FIEP) », sur mosaiquefm.net,‎ (consulté le 23 février 2020).
  4. « Tunisie - Mounir Ksiksi, nouveau commandant de la Garde nationale », sur businessnews.com.tn, (consulté le 25 février 2018).
  5. « Lotfi Brahem nouveau commandant en chef de la Garde nationale », sur mosaiquefm.net, (consulté le 25 février 2018).
  6. « Chokri Rahali, nouveau commandant en chef de la Garde nationale », sur mosaiquefm.net, (consulté le 25 février 2018).
  7. « Mohamed Ali Ben Khaled, nouveau directeur général, commandant de la Garde nationale et Khelifa Harroum, directeur général de la Sureté publique », sur leaders.com.tn, (consulté le 27 avril 2019).
  8. a b c d e f g et h (ar) « Le statut spécial du corps de la garde nationale », sur interieur.gov.tn (consulté le 27 août 2020).