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Garéguine Njdeh

philosophe et politicien arménien
Garéguine Njdeh
Garegin-Nzhdeh-portrait.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Güznüt (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Spitakavor, tombe de Garéguine Njdeh (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Գարեգին Նժդեհ et Գարեգին Եղիշեի Տեր-ՀարությունյանVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Mère
Tiruhi Gyulnazaryan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Grade militaire
Conflit
Lieu de détention
Distinctions
Liste détaillée
Ordre de la Bravoure ()
Ordre de Saint-Vladimir, 3e classe ()
Ordre de Sainte-Anne de quatrième classe ()
Cross of St. George 2nd class (d) ()
Cross of St. George 3rd class (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque Njdeh Sofia.JPG
plaque commémorative
Spitakavor-Tombe de Garegin Nzhdehà Spitakavor (1).jpg
Vue de la sépulture.

Garéguine Njdeh ou Garéguine Ter-Haroutiounian (en arménien Գարեգին Նժդեհ) (1er janvier 1886, Nakhitchevan21 décembre 1955, Sibérie) est un homme d'État arménien, membre des unités irrégulières, et penseur politique. Ex-membre du Dashnak, il s'est impliqué dans des activités révolutionnaires en Arménie, en Bulgarie et en Russie.

Sommaire

BiographieModifier

 
Garéguine Njdeh en 1913 durant les Guerres balkaniques.

Garéguine Njdeh est né le 1er janvier 1886 dans le village de Kznut (ou Kyuznut) au Nakhitchevan. Il est le cadet des quatre enfants du prêtre du village. Njdeh est éduqué en russe à Nakhitchevan et poursuit ses études à Tiflis (l'actuelle ville de Tbilissi).

En 1912, il forme avec Andranik Toros Ozanian un bataillon arménien incorporé à l'armée bulgare, en lutte contre l'Empire ottoman durant la Première Guerre balkanique. Après son retour en Arménie, il commande diverses unités militaires. Il joue ainsi un rôle majeur lors de la bataille de Karakilisa en 1918. Résolument anti-bolchévik, il organise la défense du Zanguezour contre le mouvement insurrectionnel bolchévik au sein de la Première République d'Arménie, ce qui se serait notamment accompagné de l'expulsion de la minorité azérie locale[1].

Lorsque la République de l'Arménie montagnarde se déclare indépendante de la République socialiste soviétique d'Arménie, il en est proclamé premier ministre et ministre de la Défense. Il fuit l'Arménie après la victoire bolchévique et est impliqué dans des activités révolutionnaires en Iran, en Turquie et en Bulgarie.

Il visite les États-Unis et le Canada, y encourageant les communautés arméniennes qui s'y sont établies, et fonde en 1933, à Boston, un mouvement de jeunesse, le Tseghakron (en arménien Ցեղակրոն, ce qui signifie « religion de la tribu »), affilié à la FRA et plus tard rebaptisé Armenian Youth Federation.

En 1944, Garéguine Njdeh est arrêté par des agents du SMERSH en Bulgarie. Il meurt dans une prison soviétique à Vladimir.

Son nom a été donné à une station du métro d'Erevan ainsi qu'à la Place Garéguine Njdeh.

ŒuvresModifier

  • Ma parole - Pourquoi j'ai combattu l'armée soviétique, 1923
  • Quelques pages de mon journal intime, 1924
  • Lettre ouverte à l'intelligentsia arménienne, 1926
  • Ma réponse, 1937

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

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