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Gang des Tractions Avant

bande de malfaiteurs de Pigalle des années d'après-guerre

Le gang des Tractions Avant est une bande de malfaiteurs des années d'après-guerre spécialisée dans les attaques à main armée. Certains sont issus de la Carlingue ou « Gestapo française de la rue Lauriston » dirigée par Bonny et Lafont. D'autres ont fait partie de la Résistance. Le gang est indissociable de la personnalité de son chef Pierre Loutrel, dit Pierrot-le-fou. Celui-ci a fait partie de l'équipe de René Launay qui pourchassait les résistants pour le compte de la Gestapo. Après quoi il a opportunément intégré un réseau de résistance à Toulouse. À l'issue de la guerre, il s'associe avec deux autres anciens de la rue Lauriston (Georges Boucheseiche et Abel Danos), un FFI (Raymond Naudy), un ancien combattant de l'Armée des Alpes (Marcel Ruard ou Ruart) et un rescapé de Mauthausen qu'il a connu aux Bat' d'Af' (Jo Attia)[1]. L'historien Grégory Auda cite par surcroît Henri Fefeu (Feufeu) et Julien Le Ny parmi les membres du gang[2]. Roger Borniche limite le gang à cinq malfaiteurs : Loutrel, Attia, Naudy, Boucheseiche et Danos[3]. Alphonse Boudard parle de Loutrel, Naudy, Attia, Boucheseiche, Ruart, Danos et Fefeu[4],[5].

Spécialisé dans les attaques à main armée menées à bord de la Citroën éponyme, le gang des Tractions Avant commit un certain nombre de braquages dans la région parisienne, sur la Côte d'Azur et en Provence, aussi violents qu'audacieux entre février et novembre 1946. Ces opérations se caractérisent par une préparation minutieuse, une action et un repli rapides et un butin considérable : il s'est élevé en quelques mois à plus de 80 millions de francs 1946[6], soit plus de 6,5 millions d'euros.

Premiers méfaitsModifier

L'attaque du fourgon du Crédit Lyonnais, le 7 février 1946, avenue Parmentier à Paris, constitue le premier vol à main armée du gang. À bord de deux Tractions Avant, Loutrel, Boucheseiche, Attia, Naudy et Feufeu s'emparent de trois millions de francs. Aucune victime n'est à déplorer.

Trois jours plus tard, c'est une camionnette des PTT qui se fait braquer gare de Lyon. Le butin s'élève à huit millions. La bande se sépare : Loutrel se rend sur la Côte d'Azur et à Marseille avec sa maîtresse Marinette Chadefaux et ses complices Naudy et Marcel Ruard. Le 14 mars, ils braquent tous les trois deux employés de l'EDF à Nice et leur dérobent un million deux cent mille francs. Attia est resté à Paris avec les autres membres du gang et ils procèdent le 4 mars à l'arrachage de la sacoche du trésorier-payeur d'une usine à Issy-les-Moulineaux. Butin : sept millions.

Attaques à main armée sur la Côte d'AzurModifier

Le 5 avril, Loutrel, accompagné de Ruard, attaque un encaisseur des Établissements Borie, boulevard de Longchamp à Marseille. Celui-ci s'accrochant à sa serviette – qui contient sept cent mille francs –, il est abattu à bout portant. L'agresseur semblait en état d'ébriété. L'assassinat de l'encaisseur émeut la population et provoque rafles, perquisitions et interpellations dans la région.

Le 28 mai, le gang attaque le Comptoir d'Escompte à Aix-en-Provence. Le butin est maigre : quarante-cinq mille francs. Une semaine plus tard, deux encaisseurs du Crédit Lyonnais de Gap sont dévalisés. Le 8 juin, à Cagnes-sur-mer, à l'issue d'un vol de coffre-fort, Loutrel, Naudy et Feufeu échappent à un barrage en blessant un gendarme[7].

Le 1er juillet, renseignés par un postier nommé Gérard, Loutrel et Naudy pénètrent dans l'hôtel des Postes de Nice et braquent les postiers présents dans la chambre forte. Ils prennent la fuite dans une Traction où les attendent Ruard et Maurice Laguerre. L'opération a duré un quart d'heure et rapporté 33 millions de francs[8].

Après quelques jours de repos à Bandol, Loutrel, Naudy, Laguerre et Ruard sont surpris par un coup de filet à l'hôtel Maxim's à Cassis, le 14 juillet. Les malfaiteurs auraient été dénoncés par le « milieu » marseillais[9],[10]. Une fusillade s'ensuit, Laguerre est interpellé, Ruard et deux policiers sont blessés. Naudy et Loutrel déposent le blessé chez un médecin ami qui le soigne. Ruard est cependant arrêté le 20 juillet. Il sera condamné en décembre 1949 à vingt ans de travaux forcés pour sa participation au hold-up de Nice, au meurtre de l'encaisseur à Marseille et à trois autres braquages[11].

Loutrel et Naudy se cachent à Marseille. Sorti pour acheter des cigarettes, Loutrel est interpellé rue Thubaneau et conduit à l'hôtel de police. Avant que les policiers aient pu l'identifier, il s'échappe de l'Evêché en dérobant l'arme d'un agent[12].

Retour à ParisModifier

De retour à Paris, Loutrel retrouve Naudy, ainsi qu'Attia, Boucheseiche et Danos. Entre le 16 juillet et le mois de septembre, le gang va y enchaîner cinq braquages :

  • le 16 juillet rue de Rivoli, le gang s'empare de 3,2 millions de francs en interceptant un fourgon de la Société générale,
  • le 29 juillet, attaque à main armée de la Société d'approvisionnement de la SNCF avenue de Suffren. Après neutralisation des employés, le coffre-fort est vidé de son contenu de 9 millions de francs,
  • le 1er août, le gang connaît un échec en voulant dérober 500 kilos d'or au Comptoir des métaux précieux rue Dareau,
  • le 24 août, attaque d'un fourgon postal rue de Maubeuge et vol de 8 millions de francs,
  • le 31 août, agression d'un caissier à Saint-Denis ; butin : 2 millions de francs
  • en septembre, agression de deux encaisseurs à Champigny-sur-Marne ; butin : 2 millions de francs.

La police ne commence à identifier Pierre Loutrel comme l'instigateur de tous ces braquages qu'à partir de l'attaque de l'hôtel des Postes de Nice (1er juillet). Avec Naudy, Fefeu et Boucheseiche, il est formellement reconnu par un témoin après le braquage de la rue de Maubeuge (24 août)[10]. Le milieu se méfie de lui, de sa violence et de son caractère imprévisible, notamment quand il a bu. De plus les coups de filet de la police, en réponse aux braquages du gang, désorganisent les activités "traditionnelles" de la prostitution et du proxénétisme. En septembre 1946, le ministre de l'intérieur Édouard Depreux ordonne la coordination de l'ensemble des forces de l'ordre contre le gang des Tractions Avant et exige des résultats.

Le siège de ChampignyModifier

Courant septembre, une information parvient aux policiers : le gang fréquenterait l'auberge Les Marronniers à Champigny-sur-Marne. Le 25 septembre, 350 policiers sous les ordres des commissaires Casanova et Pinault et de l'inspecteur Nouzeilles investissent l'auberge. Aucun gangster ne s'y trouve, cependant les policiers localisent Boucheseiche, Fefeu et Attia dans un établissement proche, L’Auberge. Sous les ordres du préfet Charles Luizet, les forces de l'ordre font le siège de L’Auberge mais sont repérées par les malfaiteurs. Une fusillade s'ensuit. Des renforts de police interviennent, incluant notamment deux automitrailleuses[13].

Loutrel ne se trouve pas à L’Auberge. Informé de l'affrontement entre ses complices et les policiers, il approche l'établissement au volant d'une Delahaye, force les barrages, récupère Attia et Feufeu puis prend la fuite en échangeant de nombreux coups de feu avec la police. Le véhicule est abandonné, criblé de balles et les pneus crevés, dans les bois[14]. Les trois malfaiteurs volent un cabriolet à Saint-Maur, tombent en panne dans la forêt d'Armainvillers, s'emparent d'un camion et se retrouvent à Auvers-sur-Oise où ils ont une planque[15].

Le bilan du préfet Luizet se limite à quelques obscurs comparses. Boucheseiche a échappé à l'arrestation en se cachant au fond d'un puits et en respirant avec une paille. Deux malfaiteurs de peu d'envergure ont été tués dans la fusillade.

La mort de Loutrel et la fin du gangModifier

Le 30 septembre, Henri Fefeu est appréhendé par la brigade criminelle dans un café de Montmartre. Il a été localisé en téléphonant à un garage de La Ferté-sous-Jouarre surveillé par la police[16]. Il mourra en prison de la tuberculose en 1953[17]. En octobre, Loutrel, Attia et Naudy attaquent un transporteur de fonds à Bercy et s'emparent de la recette d'un groupe de négociants en vins. À la suite d'un quiproquo, ils échappent de peu à un piège tendu par l'inspecteur Borniche à d'autres malfaiteurs ce même jour[3].

Début novembre, une tentative de braquage d'employés de la Banque de France à Versailles échoue à la suite d'une panne de voiture. Le 5 novembre en fin d'après-midi, Loutrel, qui se trouve apparemment en état d'ébriété, braque une bijouterie au 36 rue Boissière. Le bijoutier, du nom de Sarafian se défend et, dans des conditions mal définies, Loutrel est blessé d'une balle dans l'abdomen. Il est possible qu'il se soit blessé lui-même en remontant dans la Citroën où l'attendent Attia et Boucheseiche[18]. Quoi qu'il en soit, les médecins qui le soigneront attesteront que la balle a été tirée de haut en bas[19]. Le bijoutier, grièvement blessé par Loutrel puis renversé par une voiture devant son magasin, décèdera avant d'arriver à l'hôpital.

Attia et Boucheseiche conduisent Loutrel chez l'amie d'un de leurs complices, où il est examiné par un médecin. Celui-ci se déclare impuissant et conseille une hospitalisation. Attia et Boucheseiche conduisent Loutrel à la clinique Diderot (XIIe arrondissement) où il est hospitalisé et opéré sous un faux nom. Cependant, quelques jours plus tard, Attia, Boucheseiche et Abel Danos déguisés en infirmiers viendront régler la note et récupérer Loutrel en ambulance[20]. Ils le transportent chez un ami, Jules (Edmond) Courtois à Porcheville, où il décède. Les quatre hommes décident de l'enterrer sur une île de la Seine en face de Limay. Son cadavre ne sera retrouvé et identifié que trois ans plus tard[21], sur les indications de Courtois après son arrestation. Jusqu'à cette date, la police et la presse lui imputeront encore divers méfaits.

Jo Attia sera arrêté à Marseille en juillet 1947. Il ne sera jugé qu'à la fin de 1953 et condamné à trois années d’emprisonnement pour un cambriolage commis en 1946. Il sortira le soir même de l’enceinte judiciaire. De nombreux témoignages de personnalités qui ont été déportées en même temps que lui à Mauthausen – à l'instar d'Edmond Michelet, personnalité éminente de la résistance qui sera ministre du général De Gaulle – ont souligné le comportement exemplaire qu'il a eu en déportation[22],[23].

Georges Boucheseiche sera également arrêté en juillet 47 à Mandelieu. Il sera condamné à un an de prison pour recel de cadavre, puis à sept ans de travaux forcés pour avoir dévalisé un diamantaire sous l'Occupation.

Abel Danos et Raymond Naudy se réfugient à Milan où ils participent à plusieurs hold-ups qui font trois victimes. En octobre 1948, dénoncés par des complices, ils prennent un bateau pour rejoindre la France avec femmes et enfants, mais sont interceptés par des gendarmes et des douaniers lors de leur débarquement à Menton. Au cours de la fusillade, un gendarme est tué ainsi que Naudy ; la maîtresse de celui-ci, enceinte, est gravement blessée. Danos se rend à Paris. Lâché par le milieu, il se livre à de petits cambriolages pour survivre. Il sera arrêté en décembre 1948 après avoir fracturé la porte d'une chambre de bonne, et sera condamné à mort par la cour de justice de la République en mai 1949, pour les exactions dont il s'est rendu coupable sous l'Occupation[24]. Il sera condamné à mort une deuxième fois par le tribunal militaire en juin 1951[25] et passé par les armes au fort de Montrouge en mars 1952[26].

Membres célèbresModifier

Les membres les plus célèbres étaient :

René Girier, dit « René la Canne » est parfois cité parmi les membres du gang. Dans ses mémoires[28], l'intéressé (qui, à la même époque, fit partie d'une bande de malfaiteurs spécialisée elle aussi dans les attaques à main armée) dément cette information inexacte et l'explique de la manière suivante : « Il n'y a pas un seul gang, mais plusieurs. Sans s'être concertées, trois ou quatre équipes ont eu la même idée. Frapper vite et fort, à l'improviste. Des opérations de commandos, préparées, minutées, calibrées au quart de poil. Pourtant d'un gang à l'autre les méthodes diffèrent. L'équipe de Pierre Loutrel, dit Pierrot le Fou, par exemple, est composée de garçons qui ne craignent pas de faire du barouf. Avec Jo Attia, Boucheseiche et Feufeu, Pierrot le Fou écume notamment tout ce que la Côte d'Azur compte de banques et de bureaux de poste. »[29] Dans les années 1960, Maurice Laguerre créera un cabaret à Lunel, « Le colt saloon », où il finira ses jours[réf. nécessaire].

Influence et effets de modeModifier

La plupart des membres s'étaient connus durant leur service militaire au 1er Bataillon d'Afrique (« Bat' d'Af' »), qui pour les mauvais garçons français, équivalait au « baccalauréat du voyou ».

Influence criminelle : ses méthodes (qui reprenaient en grande partie celles de la « bande à Bonnot ») seront à leur tour reprises, en grande partie, par nombre d'autres gangs, notamment le gang des postiches.

Influence culturelle : cette bande a suscité des écrits d’Alphonse Boudard, de Roger Borniche, de José Giovanni, des films de Jacques Deray (Le Gang avec Alain Delon) et Claude Lelouch (Le Bon et les Méchants avec Jacques Dutronc), une série télévisée par Josée Dayan et un jeu de société de Serge Laget et Alain Munoz. Le gang est cité par Mc Solaar dans la chanson Quand le soleil devient froid.

BibliographieModifier

  • Charles Bacelon, Max Clos, etc., Histoire du banditisme et des grandes affaires criminelles, Genève : éditions Famot, 1974, (OCLC 77615747)
  • Alain Monestier, Les Grandes affaires criminelles, Bordas, 1988, (ISBN 2-04-016364-6)
  • René Reouven, Dictionnaire des assassins, Denoël, 1986, (ISBN 2-207-23285-9)

Documentaires télévisésModifier

  • « Pierrot le Fou et le gang des tractions avant » de la série Des crimes presque parfaits, sur Planète+ CI.

Émission radiophoniqueModifier

Bande dessinée historiqueModifier

Notes et référencesModifier

  1. Roger Colombani, Flics et voyous, "La descente aux enfers", RMC Édition 1985
  2. Grégory Auda, Les belles années du "milieu" 1940-1944, Michalon 2002
  3. a et b Roger Borniche, Le gang, Fayard 1977
  4. Alphonse Boudard, Les grands criminels, Belfond-Le Pré-aux-Clercs, 1989;
  5. Information confirmée par le magazine Historia qui consacra deux articles sur ce sujet dans un hors série (n° 31) paru en 1973. Hubert Lassier (Le roi du non lieu) et François Delatour (Mort et survie de Pierrot-le-fou) citent Loutrel, Attia, Boucheseiche, Naudy, Ruard, Fefeu et "épisodiquement" Danos.
  6. Roger Colombani parle de 100 millions de francs - Flics et voyous "La descente aux enfers" RMC Édition 1985
  7. Alain Decaux, Le temps de Pierrot-le-fou, www.ina.fr/video/CPB85101237
  8. Selon Alphonse Boudard, il s'agit du butin le plus important réalisé en France, jusqu'alors, au cours d'une attaque à main armée (Les grands criminels, Belfond-Le Pré-aux-Clercs, 1989)
  9. Jérôme PierratUne histoire du milieu, Denoël, 2003.
  10. a et b Roger Le Taillanter, 36, quai des Orfèvres - Le dossier, Paris, Éditions Grancher, , 391 p.
  11. Le Monde 17.12.49 Ruard et Christophe s'en tirent avec vingt ans de bagne
  12. Roger Borniche, Le gang, Fayard 1977. L'anecdote est reprise par Alphonse Boudard (Les grands criminels, Belfond-Le Pré-aux-Clercs, 1989). Selon Marcel Montarron (Les truands sous l'occupation, Historia hors série n°31, 1973), l'évènement se situe en 1945, soit un an avant la formation du Gang des Tractions Avant.
  13. André Larue, Les Flics, Fayard, , p. 30
  14. Alexandre Bonny, Les rois du crime, , First, 2009
  15. Selon Alphonse Boudard, il y a des variantes à ce récit. Demeurent incontestables le siège de L'Auberge, la fusillade, l'intervention de la Delahaye (au volant de laquelle a pu se trouver Attia et non Loutrel) et l'exfiltration des membres du gang se trouvant dans l'établissement.
  16. Le Monde 3.10.46
  17. Il se serait inoculé lui-même la maladie en avalant des crachats de malades afin d'être transféré dans un sanatorium (cf. Alphonse Boudard, Les grands criminels, Belfond-Le Pré-aux-clercs 1989 - Serge Garde, Rémi Gardebled, Valérie Mauro Guide du Paris des faits divers: du Moyen Âge à nos jours, Cherche-Midi 2004 - https://criminocorpus.org/expositions/16847/
  18. Cette version des faits a été adaptée (avec d'autres protagonistes) par José Giovannidans son roman Ho !, puis dans le film éponyme de Robert Enrico.
  19. Le Monde 13.05.49 Les médecins qui soignèrent Pierre Loutrel confirment les circonstances de sa mort
  20. Cet "enlèvement" inspirera à Jean-Pierre Melville une scène de son film Un flic (1972)
  21. Le Monde 10.05.49 Le cadavre de Pierrot le Fou se trouvait bien dans l'île de Limay
  22. De notoriété publique, voir notamment:
    • Jo Attia
    • Nicole Attia Jo Attia mon père, Gallimard 1974, avec notamment l'éloquent témoignage de Me Marcel Bazzoli
    • « Deux truands pour nourrir la légende », Le Monde,‎
  23. https://criminocorpus.org/expositions/16847/ Les vrais tontons flingueurs
  24. Le Monde 19.05.49 Quatre condamnations à mort
  25. Le Monde 2.07.51 Abel Danos condamné a été à mort pour la deuxième fois
  26. Les derniers mois de l'existence d'Abel Danos inspireront José Giovanni pour son roman Classe tous risques qui sera adapté sous ce titre au cinéma par Claude Sautet en 1960
  27. Jérôme Pierrat, « P’tit Louis », sur Metronews, (consulté le 17 février 2016)
  28. René Girier, dit René-la-Canne, Tu peux pas savoir..., Londreys 1988 (avec la collaboration de Jean-Claude Baillon)
  29. Girier ajoute : « Pierrot le Fou, je l'ai rencontré en 1943. (...) Il m'est apparu hâbleur, fantasque et éthylique. Le courant n'est pas passé. Nous nous sommes séparés sans la moindre intention d'opérer ensemble. Trop de choses nous séparent. Pour lui seul le résultat compte, peu lui importe la casse. Il est pour les coups de main rapides et violents. J'estime pour ma part que nous sommes des voleurs, pas des tueurs. Si l'un de mes coéquipiers devait tirer lors d'une expédition, je considèrerais cela comme une faute grave ».