Galleria Vittorio Emanuele II

galerie commerçante historique de Milan

La Galleria Vittorio Emanuele II est une galerie commerçante historique de prestige de style néo-classique à tendance baroque du XIXe siècle du centre de Milan. Surnommée le « salon de Milan », elle constitue un passage entre la place du Dôme de Milan et la Scala. Elle a été baptisée du nom du roi Victor-Emmanuel II d'Italie.

Galleria Vittorio Emanuele II
Image dans Infobox.
Présentation
Type
Style
Architecte
Giuseppe Mengoni
Construction
XIXe siècle
Ouverture
Occupants
TownHouse Galleria (en), Prada, Armani, Versace, Gucci, Louis VuittonVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Usage
Patrimonialité
Bien culturel italien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Coordonnées

HistoireModifier

Contexte historiqueModifier

Milan, une ville au cœur médiévalModifier

Après le congrès de Vienne, où les puissances coalisées règlent le démantèlement du Premier empire, le royaume d'Italie instauré par l'empereur Napoléon Ier en 1805 disparaît et laisse place au royaume de Lombardie-Vénétie. La ville de Milan est alors rendue à l'Empire d'Autriche qui la gouvernait avant les guerres de la Révolution française. Des travaux engagés sous l'ère napoléonienne sont achevés par les autorités autrichiennes, notamment l'aménagement de la Porta Sempione et son Arco della Pace, au nord-ouest de la ville. En revanche, le centre de la cité lombarde ne subit pas de transformation urbanistique significative, si bien qu'il est l'héritier d'un système de voies de circulation remontant à l'époque médiévale et à la Renaissance. En particulier, le Duomo donne sur un parvis de petite envergure et irrégulier, et les rues attenantes sont étroites et tortueuses. La possibilité d'un réaménagement architectural de la piazza del Duomo, si elle avait déjà été envisagée au XVIIIe siècle par les architectes Luigi Vanvitelli et Giuseppe Piermarini, sans toutefois recevoir une suite favorable à l'époque, se fait dès lors plus prégnante au cours de la première moitié du XIXe siècle[b 1].

« Mode » des passages couvertsModifier

À la fin du XVIIIe siècle, Paris voit apparaître le genre du passage couvert avec la construction des galeries de Bois du Palais-Royal, commandées par le duc d'Orléans Louis-Philippe[b 2]. Par la suite, sous la Révolution française et l'ère napoléonienne, d'autres galeries parisiennes voient le jour, comme le passage du Caire en 1798 ou le passage des Panoramas en 1800[b 3]. Mais c'est sous la Restauration que ce type architectural connaît un âge d'or. À Paris, leur nombre s'accroît très rapidement dans les années 1820. En outre, avec son toit de verre et de fer, élément central et systématiquement présent afin de laisser passer la lumière, le passage couvert devient un modèle qui se diffuse dans les villes européennes[b 4].

Un projet dans l'élan de l'unification italienneModifier

ConstructionModifier

La galerie est due à l'architecte Giuseppe Mengoni. Sa construction dura onze ans, de 1867 à 1878 et se termina par l'arc de triomphe donnant sur la place du Dôme.

Inauguration et réceptionModifier

La galerie fut inaugurée le par le roi Victor-Emmanuel II d'Italie.

Destruction et restauration après la Seconde Guerre mondialeModifier

 
Milan bombardé et réduit en ruines pendant la Seconde Guerre mondiale.

ArchitectureModifier

 
Verrière

La galleria Vittorio Emanuele II est un des lieux milanais les plus importants du centre-ville pour sa beauté et son prestige. Elle est occupée par de nombreuses boutiques, librairies dont Éditions Feltrinelli, antiquaires, cafés, restaurants, boutiques de luxe dont Armani, Borsalino, Prada et Tod's.

Caractéristiques généralesModifier

La galerie adopte la forme d'une croix dont les bras (bracci en italien) s'interceptent en leur centre. L'allée longitudinale, orientée du nord au sud, a une longueur de 196,62 m, tandis que l'allée transversale, plus courte, mesure 105,10 m. Elles présentent une largeur identique égale à 14,50 m[b 5].

Elles sont couvertes par une verrière impressionnante. Un arc de triomphe est situé à l'extrémité qui donne sur la place du Dôme.

La galerie est composée d'une structure en partie métallique et surtout de ciment naturel moulé, de couleur ocre. C'est un des plus beaux exemples de l'architecture cimentière, en ciment prompt naturel, du XIXe siècle.

Façades extérieures et arcs d'entréeModifier

OrnementationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  • Ouvrages de la bibliographie :
  • Autres sources :

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (it) Riccardo Di Vincenzo, Milano al Caffè : Tra Settecento e Novecento, Milan, Hoepli, , 236 p. (ISBN 978-88-203-3956-2).
  • (it) Riccardo Di Vincenzo, Le gallerie di Milano, Milan, Hoepli, , 184 p. (ISBN 978-88-203-4339-2).
  • (it + en) Massimiliano Finazzer Flory et Silvia Paoli, La Galleria di Milano : Lo spazio e l'immagine, Milan, Skira, , 135 p..
  • Cédric Avenier, ss.dir., Ciment naturel, Grenoble, Glénat, 2007, 176 p.
  • (it + en) Stefano Zuffi (dir.), Galleria Vittorio Emanuele : Dalla storia al domani, Milan, Éditions Feltrinelli, , 284 p. (ISBN 978-88-07-42144-0).

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Articles connexesModifier