Galette des rois

gâteau consommé pour l’Épiphanie
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La galette des rois est une galette traditionnellement élaborée et consommée dans une majeure partie de la France, au Québec, en Acadie, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique et au Liban à l'occasion de l’Épiphanie, fête chrétienne qui célèbre la visite des rois mages à l'enfant Jésus, célébrée selon les pays le ou le premier dimanche après le .

Une galette des rois classique à la frangipane.

Cette galette est aussi appelée galette parisienne dans les régions du sud de la France, où l'on consomme non pas la galette mais le gâteau des rois[1].

La galette des rois, qui a dépassé sa signification religieuse, est l'occasion de se retrouver en famille ou entre amis.

HistoireModifier

OrigineModifier

 
Les Saturnales par Antoine Callet, 1783.

L'historien romain Tacite écrit que, dans les fêtes consacrées à Saturne, il est d’usage de tirer au sort la royauté[2].

La galette des rois a son origine dans les Saturnales (fêtes romaines situées entre la fin du mois de décembre et le commencement de celui de janvier), durant lesquelles les Romains désignent un esclave comme « roi d’un jour »[3]. Au cours d'un banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisent la fève d’un gâteau comme pour tirer au sort le « Saturnalicius princeps » (prince des Saturnales ou du désordre)[4]. Le « roi d’un jour » dispose du pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile.[réf. souhaitée]

Pour assurer la distribution aléatoire des parts de galette, il est de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui est désigné par la personne chargée du service[5].

Étienne Pasquier décrit dans ses Recherches de la France[6] les cérémonies qui s’observent en cette occasion : « Le gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous la table, lequel le maître interroge sous le nom de Phébé (Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. À cet interrogatoire, l’enfant répond d’un mot latin domine (seigneur, maître). Sur cela, le maître l’adjure de dire à qui il distribuera la portion du gâteau qu’il tient en sa main, l’enfant le nomme ainsi qu’il lui tombe en la pensée, sans acception de la dignité des personnes, jusqu’à ce que la part soit donnée où est la fève ; celui qui l’a est réputé roi de la compagnie, encore qu’il soit moindre en autorité. Et, ce fait, chacun se déborde à boire, manger et danser »[7].

Moyen ÂgeModifier

 
Une galette des rois entamée (galette frangipane).

Le partage de la galette est associé à la célébration des rois mages lors de l'Épiphanie, pour les chrétiens[8].

Au Moyen Âge, les grands nomment quelquefois le roi du festin, dont on s’amuse pendant le repas[9]. L’auteur de la vie du duc Louis II de Bourbon[Qui ?], voulant montrer quelle était la piété de ce prince de la fin du XIVe siècle, remarque que, « le jour des Rois (à l'Épiphanie), il faisait roi un enfant de huit ans, le plus pauvre que l’on trouvât en toute la ville. Il le revêtait d’habits royaux et lui donnait ses propres officiers pour le servir. Le lendemain, l’enfant mangeait encore à la table du duc, puis venait son maître d’hôtel qui faisait la quête pour le pauvre roi. Le duc de Bourbon lui donnait communément quarante livres, tous les chevaliers de la cour chacun un franc et les écuyers chacun un demi-franc »[10]. « La somme montait à près de cent francs que l’on donnait au père et à la mère pour que leur enfant fût élevé à l’école »[11],[12].

Dans sa Vie privée des Français, Legrand d’Aussy écrit, que, dès 1311, il est question de gâteaux feuilletés dans une charte de Robert II de Fouilloy, évêque d’Amiens[13]. Souvent même, on paye les redevances seigneuriales avec un gâteau de ce genre[14]. Ainsi, tous les ans, à Fontainebleau, le , les officiers de la forêt s’assemblent à un endroit appelé « la table du roi », et là, tous les officiers ou vassaux qui peuvent prendre du bois dans la forêt et y faire paître leurs troupeaux, viennent rendre hommage et payer leurs redevances[15]. Les nouveaux mariés de l’année, les habitants de certains quartiers de la ville et ceux d’une paroisse entière ne doivent tous qu’un gâteau[16]. De même, lorsque le roi fait son entrée dans leur ville, les bourgeois d’Amiens sont tenus de lui présenter un gâteau d’un setier de blé[17].

MonarchieModifier

 
La Fête des rois, de Jacob Jordaens, v. 1640-45 (Kunsthistorisches Museum, Vienne).

On « tire les rois » même à la table de Louis XIV[18]. Dans ses Mémoires, Françoise de Motteville écrit, à l’année 1648, que : « Ce soir, la reine nous fit l’honneur de nous faire apporter un gâteau à Mme de Brégy, à ma sœur et à moi ; nous le séparâmes avec elle. Nous bûmes à sa santé avec de l’hypocras qu’elle nous fit apporter »[19]. » Un autre passage des mêmes Mémoires atteste que, suivant un usage qui s’observe encore dans quelques provinces, on réserve pour la Vierge une part qu’on distribue ensuite aux pauvres. « Pour divertir le roi, écrit Françoise de Motteville à l’année 1649, la reine voulut séparer un gâteau et nous fit l’honneur de nous y faire prendre part avec le roi et elle. Nous la fîmes la reine de la fève, parce que la fève s’était trouvée dans la part de la Vierge. Elle commanda qu’on nous apportât une bouteille d’hypocras, dont nous bûmes devant elle, et nous la forçâmes d’en boire un peu. Nous voulûmes satisfaire aux extravagantes folies de ce jour, et nous criâmes : La reine boit[20] ! » Avant Louis XIV, les grandes dames qui tirent la fève deviennent reines de France d’un jour et peuvent demander au roi un vœu dit « grâces et gentillesses » mais « le Roi-Soleil » abolit cette coutume[21].

Louis XIV conserve l’usage du gâteau des rois, même à une époque où sa cour est soumise à une rigoureuse étiquette[22]. Le Mercure galant de décrit la salle comme ayant cinq tables : une pour les princes et seigneurs, et quatre pour les dames : « La première table était tenue par le roi, la seconde par le dauphin. On tira la fève à toutes les cinq. Le grand écuyer fut roi à la table des hommes ; aux quatre tables des femmes, la reine fut une femme. Alors le roi et la reine se choisirent des ministres, chacun dans leur petit royaume, et nommèrent des ambassadrices ou ambassadeurs pour aller féliciter les puissances voisines et leur proposer des alliances et des traités. Louis XIV accompagna l’ambassadrice députée par la reine. Il porta la parole pour elle, et, après un compliment gracieux au grand écuyer, il lui demanda sa protection que celui-ci lui promit, en ajoutant que, s’il n’avait point une fortune faite, il méritait qu’on la lui fit. La députation se rendit ensuite aux autres tables, et successivement les députés de celles-ci vinrent de même à celle de Sa Majesté. Quelques-uns même d’entre eux, hommes et femmes, mirent dans leurs discours et dans leurs propositions d’alliance tant de finesse et d’esprit, des allusions si heureuses, des plaisanteries si adroites, que ce fut pour l’assemblée un véritable divertissement. En un mot, le roi s’en amusa tellement, qu’il voulut le recommencer encore la semaine suivante. Cette fois-ci, ce fut à lui qu’échut la fève du gâteau de sa table, et par lui en conséquence que commencèrent les compliments de félicitation. Une princesse, une de ses filles naturelles, connue dans l’histoire de ce temps-là par quelques étourderies, ayant envoyé lui demander sa protection pour tous les évènements fâcheux qui pourraient lui arriver pendant sa vie. « Je la lui promets, répondit-il, pourvu qu’elle ne se les attire pas. » Cette réponse fit dire à un courtisan que ce roi-là ne parlait pas en roi de la fève. À la table des hommes, on fit un personnage de carnaval qu’on promena par la salle en chantant une chanson burlesque »[23].

 
Gâteau des rois par J.-B. Greuze, 1744

En 1711, le Parlement de Paris décide, à cause de la famine, de le proscrire afin que la farine, trop rare, soit uniquement employée à faire du pain[24]. « Au commencement du XVIIIe siècle, les boulangers envoyaient ordinairement un gâteau des rois à leurs « pratiques »[25](terme ayant ici le sens de « client »). Les pâtissiers réclamèrent contre cet usage et intentèrent même un procès aux boulangers comme usurpant leurs droits »[26]. Sur leur requête, le Parlement rend, en 1713 et 1717, des arrêts qui interdisent aux boulangers de faire et de donner, à l’avenir, aucune espèce de pâtisserie, d’employer du beurre et des œufs dans leur pâte, et même de dorer leur pain avec des œufs[27]. La défense n’a d’effet que pour Paris et l’usage prohibé continue d’exister dans la plupart des provinces[28].

Révolution françaiseModifier

 
Caricature : « Le gâteau des rois, tiré au Congrès de Vienne en 1815 »

Quand vient la Révolution, le nom même de « gâteau des rois » devient un danger[29] et Pierre-Louis Manuel, du haut de la tribune de la Convention, tente sans succès d’obtenir l’interdiction du gâteau des rois[30], mais la galette triompha du tribun[31]. Peu après, un arrêté de la Commune ayant changé, dans la séance du , le jour des rois en « jour des sans-culottes », le gâteau n’a plus sa raison d’être[32]. Cette disparition n'est néanmoins que momentanée, car les sans-culottes ayant renommé l’Épiphanie en « fête du Bon Voisinage »[33], et un décret du 4 nivôse an III ()[34] ayant recommandé de partager la « galette de l’Égalité[35] », il reparait bientôt sur toutes les tables familiales.

TraditionModifier

UsagesModifier

 
La fête des rois, scène d’intérieur. Famille de paysans attablée devant l’âtre pour célébrer la fête d’Épiphanie avec la traditionnelle galette des rois, dans Victor Fournel, Le Vieux Paris : fêtes, jeux, et spectacles, Tours, Alfred Mame, 1887, d’après Pierre-Jean Mariette, XVIIIe siècle.

L’usage commande de partager la galette en autant de parts que de convives, plus une[36]. Au Moyen Âge, cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre » est destinée au premier pauvre qui se présentera au logis[37],[38].

D’origine romaine, la tradition veut que le ou les plus jeunes présents à la table se mettent sous cette table et décident de la répartition équitable des parts entre les convives en annonçant leurs noms lorsqu'une part est coupée.

Les gâteaux à fève ne sont pas réservés au jour des rois. Un poète du XIIIe siècle, racontant une partie de plaisir chez un seigneur, parle d’un gâteau à fève pétri par la châtelaine : « Si nous fit un gastel à fève »[39]. Les femmes récemment accouchées offrent, à leurs relevailles[40], un gâteau de cette espèce[41].

Tradition en FranceModifier

Composition de la galetteModifier

Un sondage est réalisé en France en 2014[42] : 97 % des Français goûtent cette fête, mais 85 % selon une autre source[43]. Ils mangent pour :

Principe de laïcitéModifier

 
Morceau de galette des rois (galette parisienne).

Lors de la préparation des cérémonies des galettes destinées aux écoles publiques en 2013 à Brest, la mairie décide de retirer toutes les couronnes. Les services expliquent que « Cette année, sur la couronne était inscrit le mot « Épiphanie ». À nos yeux, c'était faire rentrer le religieux à l'école, ce qui est interdit par la loi[45] ». Les années suivantes 2014 et 2015, la galette est offerte aux élèves sans problème. Une rumeur propagée par le site de France 3 annonçant l'annulation de cette fête en 2015 se révèle fausse[46].

Palais de l'ÉlyséeModifier

Une galette géante (40 fois plus grosse qu'une galette classique en 2018[47]) est livrée chaque année au président de la République depuis 1975. Mais selon le même principe que la « galette de l'Égalité » de la période révolutionnaire[48], la galette offerte chaque année au président ne cache aucune fève[49], au nom du respect des principes de la République.

CompositionModifier

La fèveModifier

 
Fève en faïence et fève de légumineuse

La tradition de « tirer les rois » à l’Épiphanie passe par la dissimulation d'une fève dans la galette ; la personne qui obtient cette fève devient le roi ou la reine de la journée.

 
Fèves en forme de lampes dorées.

L’emploi de la fève remonte aux Grecs anciens qui en utilisent pour l’élection de leurs magistrats[50]. Les Romains se servant du même moyen pour élire le maître des Saturnales, l’Église catholique combat longtemps cette coutume païenne – avant de remplacer la graine par l’enfant Jésus[Quand ?], longtemps cherché par les Rois mages[51][pas clair].

Les premières fèves en porcelaine apparaissent à la fin du XVIIIe siècle[52]. Pendant la Révolution française, on remplace l’enfant Jésus par un bonnet phrygien[53]. La même époque voit naître la « galette de la Liberté », ou « de l'Égalité », dépourvue de fève, qui permet de poursuivre la tradition du gâteau partagé sans élire un roi[48]. À partir de 1870, les graines de fève sont systématiquement remplacées par des figurines en porcelaine[54] ou – plus récemment – en plastique[55].

Si l'emploi de fèves est d'actualité, il existe une multitude de fèves fantaisie que collectionnent les adeptes de la fabophilie.

Le gâteauModifier

 
Galettes des rois à Belfort.

Dans la plus grande partie de la France, la galette des rois est originellement une galette à base de pâte feuilletée, simplement dorée au four et mangée accompagnée de confitures ; elle peut également être fourrée avec diverses préparations : frangipane, fruits, crèmes, chocolat, frangipane mélangée à la compote de pommes, par exemple.

Dans l'extrême sud de la France, l'usage pour l’Épiphanie est de préparer le gâteau des rois, un grand pain sucré, en forme de couronne, à la pâte plus ou moins aérée et parfumée à l'eau de fleur d'oranger. Le royaume de France se partage alors[Quand ?] en pays de langue d'oc, où l’on fabrique toujours un gâteau des rois (la recette de la pâte variant suivant les pays : « flamusse » de Bresse, « pastissou » du Périgord, « coque des rois » ariégeoise, « royaume » ou « reiaume » de Montpellier et des Cévennes, « garfou » du Béarn, « goumeau » de Franche-Comté,...) ; et pays de langue d'oïl où l’on prépare dès le XVe siècle un dessert de pâte sablée fourrée de crème d’amandes qui devient plus tard une pâte levée à la levure de bière nommée « gorenflot »[56]. On trouve aussi des galettes à base de pâte sablée dans l’ouest[réf. souhaitée].

Plus de 80 % des galettes des rois vendues à Paris sont des transformations industrielles que les commerçants (boulanger/pâtissier, terminaux de cuisson, grande distribution) se contentent de cuire[57]. Les parts respectives de galettes artisanales et industrielles sont donc d'autant plus malaisées à évaluer qu'une partie des artisans commercialise des galettes fabriquées industriellement[58].

Les gâteaux des rois du commerce sont également très largement issus de transformations de l'industrie agroalimentaire.

La couronneModifier

 
Galette des rois avec sa couronne

La personne qui découvre la fève a le droit de porter une couronne de fantaisie puis choisit sa reine ou son roi.

Dans le circuit commercial, dès la seconde moitié du XXe siècle, les boulangers fournissent avec la galette une couronne en papier doré ou argenté.

Géographie de la galette des roisModifier

La galette à base de pâte feuilletée fourrée à la crème frangipane dans les 3/4 nord de la France, le pain sucré parfumé à l'eau de fleur d'oranger autour de la Méditerranée et en Franche-Comté, se partagent les tables.

FranceModifier

 
Ventes de galettes des rois et de gâteaux des rois selon les départements : • vert foncé : galette entre 75 et 100 %. • vert clair : galette entre 50 et 75 %. • orange foncé : gâteaux entre 75 et 100 %. (≈) • orange clair : gâteaux entre 50 et 75 %.
  • à Dunkerque et dans ses environs, la galette des rois est une galette beurrée semblable à une tropézienne.
  • à Poitiers ou à Nantes, les deux types de galette se partagent égalitairement les ventes dans les boulangeries.
  • dans le nord de l'Aquitaine historique (Poitou, Limousin), les galettes sont dénommées commercialement « couronne des rois » depuis les années 1980, les galettes à la frangipane ayant monopolisé l'appellation « galette des rois »[pas clair].
  • à Toulouse, il se vend huit coques pour deux galettes parisiennes mais selon les professionnels, cette part augmente régulièrement avec les néo-Toulousains[59].
  • dans les Pyrénées, le gâteau est l'usage mais la galette parisienne, qui en 2014 représente 20 à 30 % des ventes, est en augmentation[60].
  • à Bordeaux, le gâteau est privilégié et se nomme « couronne bordelaise » ou corona bordalesa.
  • à Levallois-Perret, en 2015, le maire Patrick Balkany décide de reporter la fête municipale de la galette au en raison du deuil national à la suite des attentats[61]. Depuis, la galette de Levallois est devenue une blague sur Internet[réf. souhaitée].
  • en Guyane, la galette créole (galette sèche et sablé garnie à la crème, au coco, à la goyave ou autres fruits locaux), est consommée pendant toute la période carnavalesque (de l'Épiphanie aux Cendres) et est de préférence accompagnée de champagne.
  • on consomme le pithiviers dans le Loiret.
  • la galette comtoise (galette sèche à base de pâte à choux recouverte de sucre et de beurre, aromatisée à l'eau de fleur d’oranger).
  • la nourolle en Normandie.
  • en Savoie et Haute Savoie, plus particulièrement dans la région d'Albertville[62], la galette des rois est une brioche à l'anis et au safran.
 
Gâteau des rois.

Dans une partie du sud de la France, autour de la Méditerranée et dans le Bassin Aquitain, l’usage pour l’Épiphanie est de préparer un grand pain au levain sucré en forme de couronne[63] : cela forme un gâteau à la pâte plus ou moins dense (ou inversement très aérée pour les gâteaux industriels au volume flatteur), de forme torique, parfumé à l'eau de fleur d'oranger et recouvert de sucre et de fruits confits. Suivant les lieux, il prend diverses appellations populaires : « gâteau des rois », « couronne des rois », « royaume », « fouace des rois », etc.

La galette parisienne n'est toutefois pas absente, car les commerces la proposent à la vente et elle est achetée et consommée par une partie de la population[64].

Autres paysModifier

 
Gâteau des rois louisianais.

L’Épiphanie étant passée, avec les émigrants français, dans le Nouveau Monde, il est de coutume de consommer à La Nouvelle-Orléans lors du mardi gras un « gâteau des rois » consistant en une espèce de brioche au glaçage aux couleurs violette, verte et or, traditionnelles du carnaval, quelquefois fourrée de fromage à la crème et de pralines.

On trouve des coutumes similaires selon les pays et les régions, qui recourent à d’autres sortes de pâtisserie :

ExpressionModifier

Dans la culture populaireModifier

J'aime la galette est une chanson enfantine française, popularisée dans les années 1820.[réf. souhaitée]

RéférencesModifier

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  3. Michel Meslin, L’Homme romain : des origines au Ier siècle de notre ère, Bruxelles, Complexe, 2001, 292 p., (ISBN 978-2-87027-819-2), p. 168.
  4. Alain Michel, Kazimierz Felix Kumaniecki, Raoul Verdière, Ciceroniana, Leyde, Brill, 1975, 233 p., (ISBN 978-9-00404-236-0), p. 233.
  5. Didier Philippe, Petit Lexique des fêtes religieuses et laïques, Paris, Albin Michel, 2002, 165 p., (ISBN 978-2-22613-631-2), p. 42.
  6. Livre IV, chap. IX.
  7. Eugène Cortet, Essai sur les fêtes religieuses et les traditions populaires qui s’y rattachent, Paris, E. Thorin, 1867, 283 p., p. 32.
  8. Nadine Cretin, historienne des fêtes spécialisée en anthropologie religieuse dans Histoire de la galette des rois et de la fève, L'Express du .
  9. Paul Lacroix, Le Moyen Âge et la Renaissance : histoire et description des mœurs et usages, du commerce et de l'industrie, des sciences, des arts, des littératures et des beaux-arts en Europe, t. 1, Paris, [s.n.], 1848.
  10. Armand Lebault, La Table et le repas à travers les siècles : histoire de l’alimentation, du mobilier à l’usage des repas du cérémonial et des divertissements de table chez les peuples anciens et les français. Précédée d'une étude sur les mœurs gastronomiques primitives et sur le rôle du repas dans la civilisation, Paris, Lucien Laveur, 718 p. p. 301.
  11. Giacomo Margotti, Hubert Joseph Maréchal, Rome et Londres, Paris ; Tournai, Henri Casterman, 1859, 544 p., p. 538.
  12. Alexandre Mazas, Vies des grands capitaines français du Moyen Âge : Louis II, t. 4, Paris, Jacques Lecoffre, 1845, p. 36.
  13. Histoire de la vie privée des Français depuis l’origine de la nation jusqu’à nos jours, Paris, Simonet, 1815, p. 281.
  14. Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort, Glossaire de la langue romane, t. 2, Paris, B. Warée, 1808, p. 639.
  15. Alexandre de La Fons de Mélicocq, Une cité picarde au Moyen Âge : Noyon et le Noyonnais, Noyon, Soulas-Amoudry, 1841, p. 269.
  16. Constantin Mazeret, C. V. Monin, Panorama descriptif, historique anecdotique des rives de la Seine de Paris à Montereau, Paris, H.-L. Delloye, 1836, p. 237.
  17. Antoine Goze, Histoire des rues d’Amiens, Amiens, Alfred Caron, 1854, p. 140.
  18. La France littéraire, t. 4, Paris, p. 378, note 1.
  19. Françoise de Motteville, Mémoires de Mme de Motteville sur Anne d’Autriche et sa cour, Paris, Charpentier, 1869, p. 3.
  20. Françoise de Motteville, op. cit., p. 283.
  21. Louis Charles Dezobry, Théodore Bachelet, Dictionnaire général de biographie et d’histoire, de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises et étrangères, Paris, Charles Delagrave, 1869, p. 2316.
  22. Le Journal de Paris, no 1, , Paris, p. 27.
  23. Revue catholique de Bordeaux, Bordeaux, Libraire St Paul, p. 140.
  24. La Tradition : revue générale des contes, légendes, chants, usages, traditions et arts populaires, folklore, traditionisme, histoire des religions, littérature, Paris, 1904, p. 17.
  25. Annie Perrier-Robert, Dictionnaire de la gourmandise, Paris, Robert Laffont, 2012, 1283 p., (ISBN 978-2-22111-524-4), p. 167.
  26. Jean Chagniot, Paris au XVIIIe siècle, Paris, Hachette, 1988, 587 p., p.  291.
  27. Jean-Baptiste Denisart, Jean Baptiste François Bayard, L. Calenge, Armand-Gaston Camus, Meunier, Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence, t. 3, Paris, Veuve Desaint, 1784, p. 685.
  28. Pierre Vinçard, Les Ouvriers de Paris, Paris, Gosselin, 1863, p. 93.
  29. Edmond et Jules de Goncourt, Histoire de la société française pendant la Révolution, Éditions du Boucher, 2002, 360 p., p. 220.
  30. Jean Leflon, La Crise révolutionnaire 1789-1846, Bloud & Gay, 1949, 524 p., p. 111.
  31. Philippe Rouillard, Les Fêtes chrétiennes en Occident, Paris, Cerf, 2003, 347 p., (ISBN 978-2-20407-106-2), p. 32.
  32. Philippe Buchez, Pierre-Célestin Roux-Lavergne, Histoire parlementaire de la Révolution française ou Journal des assemblées nationales depuis 1789 jusqu’en 1815 : la narration des événements ; les débats des assemblées ; les discussions des principales sociétés populaires, et particulièrement de la société des Jacobins ; les procès- verbaux de la Commune de Paris ; les séances du tribunal révolutionnaire ; le compte-rendu des principaux procès politiques ; le détail des budgets annuels ; le tableau du mouvement moral extrait des journaux de chaque époque, etc. ; précédée d’une introduction sur l’histoire de France jusqu’à la convocation des États-Généraux, Paris, Paulin, 1834-1838, p. 362.
  33. Franck Jouve, Michèle Jouve, Made in France, Périgueux, Chronique, 2013, 160 p., (ISBN 978-2-20506-052-2).
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  35. Christine Armengaud, Le Diable sucré, Paris, La Martinière, 2000, 167 p., (ISBN 978-2-73242-498-9), p. 144.
  36. « Il y a plus de 150 ans, on s’interrogeait déjà sur les origines de la galette des Rois », sur Madame Figaro, (consulté le ).
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  41. Placenta est un mot latin qui signifie « gâteau » ; en néerlandais, « placenta » se dit moederkoek littéralement « gâteau de la mère ».
  42. Sondage réalisé les 29 et auprès d'un échantillon de 1 020 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. [réf. nécessaire]
  43. « Plus de 8 Français sur 10 fêtent l'Epiphanie », sur ladepeche.fr (consulté le )
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  47. « La galette des Rois à l'Élysée ce jour à l'Élysée - saviez-vous que volontairement elle ne contient pas de Fève ? - Food & Sens »,
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  51. Anne Pouget, Le Grand Livre des pourquoi, Paris, Cherche midi, 2013, 431 p., (ISBN 978-2-74912-760-6).
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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier