Gabriel Sévèros
Gavriil Seviros.jpg
Fonction
Métropolite
Philadelphie
depuis
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Domaine
Religion

Gabriel Sévèros (grec moderne : Γαβριήλ Σεβήρος) 1541-, connu aussi sous la forme latinisée « Severus », métropolite de Philadelphie et théologien orthodoxe.

Éléments biographiquesModifier

Né en Grèce, à Monemvasia, vers 1541, il étudia à l'université de Padoue. Il vécut en Crète, puis à Venise où – étant moine – il fut, en 1573, ordonné prêtre pour la paroisse orthodoxe St Georges nouvellement créée.

En 1577, le Patriarche de Constantinople, Jérémie II Tranos le fait métropolite du siège titulaire de Philadelphie, titre traditionnel des exarques pour les Grecs orthodoxes de Vénétie et de Dalmatie.

Quoique formé à l'université latine de Padoue et vivant à Venise, le métropolite Sévèros qui avait intégré la pensée théologique occidentale jusqu'à en employer le vocabulaire resta toujours étranger aux tendances unionistes, et s'opposa à son ex-condisciple, Maxime Margounios (en)[1] qui prônait l'adoption du Filioque par les orthodoxes.

Toutefois, cette fermeté ne faisait pas de lui un « anti-latin » forcené et il soutint l'idée de la réforme grégorienne du calendrier et l'adoption d'une date commune entre catholiques et orthodoxes pour la fête de Pâques.

De même, il entretint une importante correspondance avec de nombreux érudits, en particulier avec le luthérien Martin Crusius.

Il meurt le au cours d'une visite pastorale en Dalmatie. Son corps fut ramené à Venise.

Par ailleurs, on a de lui un portrait par Thomas Vathas.

ÉcritsModifier

Outre son abondante correspondance, Gabriel Sévèros publia plusieurs ouvrages, dont :

  • Un traité sur les Sacrements (Συνταγμάτιον περί των αγίων και ιερών Μυστηρίων), 1600 dont Richard Simon a traduit des extraits en latin pour sa polémique contre le pasteur Claude.
  • Un traité sur la Liturgie, contre ceux qui disent que les orthodoxes sont hérétiques, portant sur la préparation des « saints dons » avant la consécration, ainsi que sur l'usage des colyves[2] (1604), (Κατά των λεγόντων τους ορθοδόξους της ανατολικής Εκκλησίας υιούς κακώς τε και παρανόμως ποιείν τω τιμάν και προσκυνείν τα άγια δώρα, ηνίκα ο Χερουβικός άδεται ύμνος, και ο ιερεύς φέρων ταύτα, εισοδεύει εις το άγιον βήμα. Έτι περί των κολύβων και σπερμάτων, των προσφερομένων εν ταις εορταίς των αγίων, και υπέρ των κεκοιμημένων ορθοδόξων).
  • Il composa aussi un ouvrage polémique en trois parties contre ceux (en particulier Bellarmin et Possevin) qui accusent les orthodoxes d'être schismatiques. La première partie [3] fut publiée de manière posthume dans un « recueil » comprenant des textes de Mélèce Pigas, Georges Koressios (el) et Gabriel Sévèros publié à Constantinople en 1627 par Nicodème Metaxas (el) (Περί της Αρχής του Πάπα ως εν είδει επιστολών…).
  • Un office liturgique à St Nicéphore de Constantinople (Ακολουθία του εν Αγίοις Πατρός ημών Νικηφόρου Πατριάρχου Κωνσταντινουπόλεως)

Documents en liens externesModifier

Œuvres de SévèrosModifier

Autres documentsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Margounios : Crétois, évêque orthodoxe de Cythère, mais lui aussi resté à Venise
  2. Sorte de gâteaux partagés après un office pour les défunts
  3. Έκθεσις κατά των αμαθών λεγόντων και παρανόμως διδασκόντων, ότι ημείς οι της Ανατολικής Εκκλησίας γνήσιοι και ορθόδοξοι παίδες εσμέν σχυσματικοί παρά της αγίας και καθόλου Εκκλησίας