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Gabies (latin : Gabii) est une ancienne ville du Latium, à 20 km à l'est de Rome.

Elle aurait été fondée par Albe-la-Longue ou par les Sicules[1].

Dès la monarchie, les rois étrusques qui règnent sur Rome passent les premiers traités, dont un avec Gabies (fœdus Gabinum, cité par Denys d'Halicarnasse).

Romulus et RémusModifier

Selon l'historien Plutarque[2], Romulus et Rémus y achèvent leur éducation (études) alors qu'ils ne sont pas encore reconnus comme les descendants de Rhéa Silvia. Cet épisode est cependant totalement ignoré par Tite-Live, qui assurent qu'ils ne quittent pas Faustulus[3].

L'épisode de GabiesModifier

Sous le règne de Tarquin le Superbe, cette ville est en guerre contre Rome, mais la lutte s'éternise. Il apprend à son fils Sextus Tarquin qu'une ville se dirige comme un champ de pavot dont on coupe les fleurs. Sextus se rend alors à Gabies, au prétexte que son père le maltraite, et réussit à intégrer l'aristocratie locale. Petit à petit, il monte au sein de la ville, jusqu'à obtenir le commandement suprême. Il fait alors supprimer les uns après les autres les principaux aristocrates de la cité, jusqu'à rester le seul maître. Il livre alors la ville à son père[4].

L'épisode est peut-être inspiré par un passage d'Hérodote et de Platon, à propos du tyran de Syracuse, Périandre.

Le poète romain Tibulle est né dans cette ville.

Trouvailles artistiques antiquesModifier

Plusieurs statues, plus ou moins, complètes, ont été découvertes à Gabies en 1792 :

NotesModifier

  1. Luigi Bernabò Brea (it), Sicily Before the Greeks, Thames & Hudson, 1957, p.147-149
  2. Plutarque, Vies parallèles, Romulus, VI, 1
  3. Tite-Live, Histoire romaine, Livre I, 4
  4. Tite-Live, Histoire romaine, Livre I, 53-54
  5. Francis Haskell et Nicholas Penny (en), Pour l'amour de l'antique. La Statuaire gréco-romaine et le goût européen, trad. de François Lissarague, Hachette, 1988, « p. »218.

Articles connexesModifier