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Groupe d'intervention de la Police nationale

(Redirigé depuis GIPN)
Ne pas confondre avec le GIGN qui dépend de la Gendarmerie nationale.
Ne pas confondre avec le RAID qui, comme le GIPN, dépend de la Police nationale.

GIPN
Groupe d'intervention de la Police nationale
Image illustrative de l’article Groupe d'intervention de la Police nationale
Écusson des GIPN

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Police nationale
Fait partie de Force d'intervention de la Police nationale
Devise « La cohésion fait la force »
Mascotte Cobra
Commandant historique Georges Nguyen Van Loc

Les groupes d’intervention de la Police nationale (GIPN) étaient des unités d’élite de la Police nationale française. Les GIPN étaient destinés à intervenir dans des situations d'extrême violence ou à haut risques telles que les prises d'otages, les actes de terrorisme, les mutineries dans les prisons ou les interpellations d'individus dangereux ou de forcenés. La transformation des derniers GIPN situés en Outre-Mer en antennes du RAID, en mars 2019, a marqué la fin de l'emploi de cette appellation[1].

Sommaire

HistoriqueModifier

Les premiers GIPN, alors au nombre de onze, ont été mis en place le , soit un an et demi avant le GIGN et treize ans avant le RAID.

La création des GIPN a été motivée par l'assassinat, en 1972, des athlètes israéliens pris en otages lors des Jeux olympiques de Munich. Le gouvernement français a souhaité se doter d'équipes de police capables d'intervenir dans des situations graves comme les prises d'otages, les attentats terroristes, les émeutes. Pour cela, il charge le commissaire divisionnaire Georges Nguyen Van Loc de créer le premier groupe à Marseille.

Le territoire métropolitain est alors découpé en zones de compétence pour chaque groupe d'intervention. En 1985, le nombre de GIPN est de sept. Les groupes métropolitains sont localisés dans les villes suivantes : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg. Puis, en 1992 et 1993, sont créés les GIPN de La Réunion et de la Nouvelle-Calédonie, ce qui porte le nombre de GIPN à neuf. Un dixième groupe est créé en 2007, afin de couvrir la zone Antilles-Guyane.

À compter du mois d'avril 2015, les sept GIPN métropolitains, situés dans les villes de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg, sont officiellement incorporés au sein du RAID et en deviennent ses antennes territoriales[2].

À l'issue de cette réforme, seuls les trois GIPN ultra-marins conservaient ainsi la dénomination d’origine[3] jusqu'à la transformation de celui de Nouméa en antenne du RAID, effective en mai 2018 et celle des GIPN de Pointe-à-Pitre et Saint Denis de La Réunion, effective en mars 2019[1],[4].

MissionsModifier

Les GIPN contribuaient à la lutte contre toutes les formes de criminalité, y compris en matière de terrorisme. À ce titre, ils prêtent assistance aux services de police et sont notamment chargés :

  • d’intervenir à l’occasion de troubles graves à l’ordre public nécessitant l’utilisation de techniques et de moyens spécifiques ;
  • d’intervenir à l’occasion d’opérations de maintien de l’ordre nécessitant l’utilisation de techniques et de moyens spécifiques ;
  • de mettre à la disposition des services de police des matériels spécialisés servis par le personnel des groupes[5].

Il s’agit concrètement

  • d’une prise d’otages ;
  • d’un retranchement de malfaiteur ou de forcené ;
  • d’actes de terrorisme ou de grand banditisme ;
  • de l’interpellation d’un individu armé et particulièrement dangereux ;
  • de la sécurisation d’un procès à haut risque ;
  • de la protection rapprochée de personnalités ;
  • de l’extraction, de l’escorte et de la présentation d’un détenu particulièrement dangereux (mission partiellement donnée aux ERIS, service spécialisé de l'administration pénitentiaire).

ÉquipementModifier

Les GIPN disposaient d'une palette d'équipements individuels et collectifs leur permettant d'accomplir l'ensemble de leurs missions :

  • matériels techniques son, vidéo, optronique, éclairage, etc.
  • protections balistiques diverses
  • véhicules de transport rapides
  • matériels d'effraction

ArmementModifier

Les policiers des GIPN disposaient d'une large gamme d'armes et d'équipement, comme suit :

OrganisationModifier

Les GIPN dépendaient de la direction générale de la Police nationale (DGPN).[réf. souhaitée]

Chaque GIPN était dirigé par un officier de police, assisté par un gradé du corps d'encadrement et d'application (brigadier, brigadier-chef, brigadier-major ou RULP). L'exécution des missions était confiée au chef de chaque GIPN, qui déterminait seul la conduite opérationnelle et les moyens engagés par son unité, tout en bénéficiant du concours des autres services de police déployés dans la même opération.

RecrutementModifier

Pour pouvoir passer les tests d'entrée au GIPN, il fallait être au préalable, gardien de la paix ou officier, avoir été sélectionné sur dossier, avoir au moins trois ans d'ancienneté et moins de 40 ans (45 ans pour les officiers). Les sélections avaient lieu une fois par an et étaient communes avec celles du RAID. La première phase était constituée de pré-requis physiques évalués par les délégations inter-régionales au recrutement et à la formation de la Police nationale (DIRF) : montée de corde, pompes, tractions, relevé de jambes, dips, test de Cooper et sprint (50m).

Une fois cette étape franchie et le dossier du candidat étudié, celui-ci était convoqué à une semaine de sélections physiques, psychotechniques et techniques d'un niveau très élevé. On y trouvait des tests psychologiques, de la conduite de véhicule, des parcours professionnels, du tir, de la natation, une marche commando, des tests de cran, de vertige, de claustrophobie, d'escalade, etc. Il y a également des tests de combat : au sol, en boxe anglaise, puis en pieds/poings. Les meilleurs candidats étaient retenus à la fin de la semaine et étaient soit affectés immédiatement, soit placés dans un « vivier » en attendant qu'une place se libère.

Ils suivaient tout au long de leur carrière un entraînement rigoureux et des évaluations continues vérifiant qu'ils avaient toujours le niveau requis.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Arrêté du 16 avril 2018 portant diverses dispositions relatives au recrutement, à la formation, aux missions et à l'organisation des services composant la force d'intervention de la police nationale en outre-mer portant sur le transformation du GIPN de Nouméa en antenne RAID le en avril 2018 (effective le 2 mai) et annonçant la transformation des GIPN de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et de Saint Denis (La Réunion) en antennes RAID le 1er mars 2019 https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036819061&categorieLien=id
  2. Arrêté du 15 avril 2015, article 3
  3. Arrêté du 15 avril 2015, article 5
  4. Information sur le site de la chaîne d'information outre-mer La 1ère https://m.la1ere.francetvinfo.fr/raid-988-nouvelle-unite-elite-police-nationale-creee-585343.html
  5. Arrêté du 5 janvier 2011, article 8

AnnexesModifier

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Texte officielModifier

BibliographieModifier

Livres
  • José Nicolas, GIPN, Groupe d'intervention de la Police nationale, L'instantané, (ISBN 2-914720-12-2)
  • Bruno Bosilo, Jean-François Guiot, José Nicolas et Philippe Poulet, GIPN, Les Groupes d'intervention de la Police nationale, Mission Spéciale Production, (ISBN 2-916357-01-7, présentation en ligne)
Revues
  • Le GIPN de Lyon, article publié dans le magazine RAIDS n°148 de septembre 1998
  • Le GIPN de Marseille, article publié dans le magazine RAIDS n°225 de février 2005
  • Le GIPN de Marseille, article publié dans le magazine Commando n°16
  • GIPN - Les Groupes d'intervention de la Police nationale, article publié dans le magazine Commando n°21 de février-mars 2005
  • Action GIPN, article publié dans le magazine Pro-Sécurité n°29 de juillet-août 2005.
  • Le GIPN de Lille, article publié dans le magazine Missions 112 n°4 d'octobre 2005
  • Les GIPN, une force dissuasive, article publié dans le magazine Police Pro n°2 de mars-avril 2007
Documentaires
  • Cobra 13, documentaire d'Olivier Baudry sur le GIPN de Marseille diffusé le 3 octobre 2001 sur France 3 (Des racines et des ailes)
  • GIPN, les hommes du dernier recours, documentaire de Nicolas Moscara sur le GIPN de Nice diffusé en 2003 sur TF1 (Le Droit de savoir)
  • GIPN, dans le secret des hommes d'action, documentaire de Claire Perdrix et David Geoffrion sur le GIPN de Bordeaux diffusé en 2005 sur TF1 (Le Droit de savoir)
  • Agressions, braquages, drogue : six mois avec les flics du GIPN, documentaire sur le GIPN de Lille diffusé en 2010 sur TF1 (Appels d'urgence)

Articles connexesModifier

Lien externeModifier