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Günther Krause

personnalité politique allemande

Günther Krause
Illustration.
Günther Krause, en 1990
Fonctions
Ministre fédéral des Transports d'Allemagne
Chancelier Helmut Kohl
Prédécesseur Friedrich Zimmermann
Successeur Matthias Wissmann
Ministre fédéral avec attributions spéciales
Chancelier Helmut Kohl
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Halle-sur-Saale, RDA
Parti politique CDU/DDR (1975-1990)
CDU (depuis 1990)
Diplômé de École d'architecture et des
travaux publics de Weimar
Profession Ingénieur
Entrepreneur

Günther Krause
Ministres fédéraux des Transports d'Allemagne
Ministres fédéraux avec attributions spéciales d'Allemagne

Gunther Krause, né le à Halle-sur-Saale, est un homme politique allemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

En sa qualité de secrétaire d'État parlementaire auprès de Lothar de Maizière, il joue un rôle de premier plan dans les négociations pour la réunification allemande de 1990, à la suite de laquelle il est nommé ministre fédéral avec attributions spéciales par Helmut Kohl. L'année suivante, il devient ministre fédéral des Transports, un poste dont il est contraint de démissionner en 1993 après la révélation de certaines affaires le concernant. Il échoue en 1996 à conquérir la mairie de Rostock.

Éléments personnelsModifier

Formation et carrièreModifier

Il passe son Abitur en 1972 puis accomplit pendant deux ans son service militaire dans la Nationale Volksarmee, avant d'intégrer l'école d'architecture et des travaux publics de Weimar en 1974, où il obtient en 1978 son diplôme d'ingénieur.

Il travaille d'abord dans un kombinat chargé de la construction de logements à Rostock entre 1978 et 1982, et part ensuite enseigner à l'école supérieure de Wismar jusqu'en 1990. Il obtient un doctorat d'ingénieur en 1984, puis une habilitation à diriger des recherches trois ans plus tard.

Professeur honoraire de l'école de Wismar depuis 1990, il est aujourd'hui entrepreneur indépendant.

Vie privéeModifier

Il vit aujourd'hui à Admannshagen-Bargeshagen, en Mecklembourg-Poméranie occidentale, avec sa seconde femme, Heike Krause-Augustin, qu'il a épousée en 2004. Il est en outre père de deux enfants et quatre fois grand-père.

Activité politiqueModifier

Vie militanteModifier

En 1975, il adhère à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne de l'Est (CDU DDR), alors parti satellite du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), dont il est élu en 1987 président dans la ville-arrondissement de Bad Doberan. Il prend la tête de la fédération du district du Mecklembourg deux ans plus tard, puis, après la fusion avec la CDU ouest-allemande, de la fédération du Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale, à la suite de sa reconstitution, entre 1990 et 1993.

Un artisan de la réunificationModifier

Il est élu député à la Chambre du peuple d'Allemagne de l'Est lors des premières élections libres du , et se fait élire président du groupe CDU/DA, qui dispose de 167 députés, soit 42 % des sièges. Il devient dans le même temps secrétaire d'État parlementaire auprès du ministre-président, Lothar de Maizière. À ce poste, il a été l'un des principaux négociateurs du traité d'unification avec le ministre fédéral ouest-allemand Wolfgang Schäuble, traité signé le 31 août.

Ministre fédéralModifier

Il entre au Bundestag le 3 octobre suivant, avec 143 autres membres de la Chambre du peuple, en tant que délégué de l'ex-RDA. Ce même jour, il est nommé ministre fédéral avec attributions spéciales dans la coalition noire-jaune d'Helmut Kohl. Élu député fédéral de Mecklembourg-Poméranie occidentale lors des élections fédérales de décembre, Günther Krause est désigné le au poste de ministre fédéral des Transports dans le premier gouvernement de l'Allemagne unifiée.

Démission et échecModifier

Il démissionne le , compromis dans des affaires d'abus de fonds publics, et ne se représente pas aux élections de 1994. En 1996, il se présente sans succès comme candidat à la mairie de Rostock.

AffairesModifier

Sa démission est provoquée par sa mise en cause dans diverses affaires financières, comme la vente des aires d'autoroute de l'ancienne Allemagne de l'Est, l'emploi d'une chômeuse en tant que femme de ménage, sans la déclarer, ou encore le remboursement, injustifié, de son déménagement par l'État fédéral[1]. Sur ce dernier point, la cour fédérale des comptes n'a cependant rien trouvé d'illégal.

Ayant menti lors de la conclusion d'un contrat en 2001, il a été condamné le par le tribunal régional de Rostock pour infidélité dans les relations contractuelles, fraude et évasion fiscale, à trois ans et neuf mois de prison. Ce verdict a été partiellement confirmé en 2004 par la cour fédérale, qui a toutefois ordonné un nouveau procès sur la base de nouveaux chefs d'accusation. Il a été de nouveau condamné, le , à quatorze mois de probation, après avoir plaidé coupable de banqueroute et d'abus de confiance envers ses salariés. Il a toutefois fait appel de sa condamnation devant la cour fédérale.

Notes et référencesModifier

  1. « Allemagne : accusé d'indélicatesses – Le ministre des transports a démissionné », Le Monde, le

AnnexesModifier