Gérard Gourgue

avocat haïtien

Antoine Joseph Gérard Gourgue dit Gérard Gourgue, né le à Port-au-Prince et mort le [1] à l’hôpital du Canapé-Vert, est un homme politique, avocat et un enseignant haïtien qui fut militant des Droits de l'homme ainsi que ministre de la Justice en 1986 sous le gouvernement d’Henri Namphy. C’est également un ancien candidat à l'élection présidentielle de 1988.

Gérard Gourgue
Fonctions
Membre du Conseil national de Gouvernement

(1 mois et 13 jours)
Ministre de la Justice

(1 mois et 13 jours)
Président Henri Namphy
Gouvernement Conseil national de Gouvernement
Prédécesseur Jean Vandal
Successeur François Latortue
Biographie
Nom de naissance Antoine Joseph Gérard Gourgue
Date de naissance
Lieu de naissance Port-au-Prince (Haïti)
Date de décès (à 95 ans)
Lieu de décès Port-au-Prince (Haïti)
Parti politique Front national de concertation (FNC)
Conjoint Rose Paula Castor
Profession Avocat

BiographieModifier

Carrière professionnelleModifier

Gérard Gourgue fit ses études secondaires au lycée Alexandre Pétion de Port-au-Prince. Il suivit des études universitaires à Haïti puis en France. Il fut camarade de promotion de l'écrivain haïtien René Depestre.

Gérard Gourgue fut un avocat de carrière, membre du barreau de Port-au-Prince. Il fut également professeur de droit constitutionnel et a longtemps enseigné dans différentes institutions universitaires d'Haïti, dont les facultés de droit et d'ethnologie.

Dans les années cinquante, il fit une courte carrière militaire au cours de laquelle il devint lieutenant.

En 1978, face aux exactions du régime dictatorial de Jean-Claude Duvalier et de sa milice armée des Tontons macoutes, il créa la Ligue haïtienne des droits humains. Il en fut le dirigeant et l'avocat jusqu'en 1986.

Carrière politiqueModifier

Le , à la chute du régime, dictatorial, des Duvalier, Gérard Gourgue fut appelé au Conseil National de Gouvernement (CNG) d'Henri Namphy. Il fut membre de cette junte civilo−militaire et ministre de la justice. À peine un mois plus tard, il démissionna en raison de profondes divergences avec ce nouveau pouvoir[2].

Aux élections de 1987, Gérard Gourgue brigua la Présidence de la République sous la bannière du Front national de concertation (FNC), une plate−forme d'organisations politiques et sociales du secteur démocratique. Le candidat du FNC était sur le point de l'emporter, mais le massacre de plusieurs dizaines d'électeurs, le , commandité par le régime de Namphy, pressuré par le gouvernement américain, et exécuté par les soldats des Forces Armées d'Haïti , déboucha sur l'annulation du scrutin et la dissolution du Conseil Électoral Provisoire.

Après l'élection présidentielle haïtienne de 2000, et au vu des résultats, il fut désigné président symbolique d'Haïti, en février 2001, au moment où le président élu Jean-Bertrand Aristide prêtait serment.

En 2004, Gérard Gourgue fut désigné à la fois au poste d'ambassadeur d'Haïti à l'UNESCO et de représentant personnel du Président provisoire, Boniface Alexandre, auprès de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), à Paris.

Il fut également à la création d'un collège qui porte son nom, l'Institution Secondaire Gérard Gourgue de Port-au-Prince.

RetraiteModifier

Le jeudi , Gérard Gourgue participait à la quinzième édition de la plus grande fête du livre haïtien dénommée Livres en Folie, au Parc Historique de la Canne à Sucre[3].

À la suite du tremblement de terre de 2010 à Haïti, Gérard Gourgue participait à Pétionville, le , à la présentation, par Rudolph Henri Boulos, du document intitulé « Plan stratégique de sauvetage national » (PSSN), et sous-titré : « Pacte intergénérationnel de progrès et de prospérité partagés 2010-2035 »[4].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier