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Gérard Amanrich

diplomate français
Gérard Amanrich
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Fonctions
Ambassadeur de France près le Saint-Siège
-
Ambassadeur de France en Hongrie
-
Raymond Gastambide (d)
Raymond Bressier (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité

Gérard Amanrich est un diplomate français, né en 1921, qui s'est suicidé à l'hôpital Saine-Anne à Paris, le .

BiographieModifier

Né en 1921, il travaille dans la fonction publique, avant d'entrer à l'École nationale d'administration (ENA), par le concours interne. Il y sera notamment condisciple de Michel Jobert. Il mène une brillante carrière de diplomate, entre l'Organisation des Nations unies et la Hongrie, jusqu'à sa nomination auprès du Saint-Siège.

Michel Jobert, devenu ministre des Affaires étrangères du gouvernement Messmer à la mort de Georges Pompidou, le nomme à ce poste auquel il n'était pas prédisposé.

À Rome, Amanrich se fait remarquer lors d’une réception à l'ambassade en déclarant devant quelques cardinaux qu’il ne représentait « pas seulement la France de Bossuet, mais aussi celle de Voltaire[1] ».

Il accueille le président Valéry Giscard d'Estaing lors de sa visite à Rome. Cette visite fait suite à la loi Veil libéralisant, dans certains cas, l’avortement. Lors de son audience avec le pape Paul VI, le président n'est jamais invité à s'asseoir. Le président reproche à son ambassadeur de ne l'avoir pas prévenu des dispositions du souverain pontife.

En juillet 1976, le Quai d'Orsay le rappelle à Paris et le laisse provisoirement sans affectation à la suite de cette « forte déconvenue[2] ».

Le , dans leur appartement du 35, avenue Bugeaud, dans le 16e, Gérard Amanrich tue à coups de revolver sa femme, 52 ans, son fils et sa fille, âgés respectivement de 16 et 18 ans. Si certains expliquent son acte par ses difficultés financières[3], l'accusé explique à la police qu'il ne s'est pas remis de l'humiliation de son renvoi[4].

Il est incarcéré à la prison de Fresnes, où il rencontre Hervé de Vathaire[1].

Interné à l'hôpital Sainte-Anne en raison de ses troubles psychiatriques, il est retrouvé pendu à une canalisation par la ceinture de sa robe de bain, le [4].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jacques Duquesne, Histoires vraies: Une vie de journaliste, Albin Michel, (ISBN 9782226383969, lire en ligne), pp. 120 sq.
  2. Dominique Dunglas, « Les deux François font la paix », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2018)
  3. G. Steydlé, « Pourvu que le profit demeure - Association pour l'Économie Distributive », sur www.economiedistributive.fr, (consulté le 12 mars 2018)
  4. a et b (en-US) « Ex‐French Envoy Takes Own Life; Killed Wife, 2 Children in February », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 12 mars 2018)

Liens externesModifier