Gérald Arboit

historien français

Gérald Arboit, né en 1969, est un historien français spécialiste des relations internationales contemporaines.

BiographieModifier

Gérald Arboit est docteur en histoire contemporaine, après avoir soutenu en 2000 une thèse portant sur la politique arabe de la France durant le Second Empire au Machrek[1].

Il est également habilité à diriger des recherches (HDR)[2] et est depuis chercheur-associé à l'Unité mixte de recherches SIRICE (Sorbonne - Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe), associant le CNRS à l'Université de la Sorbonne à Paris[3].

Ses travaux au sein du SIRICE porte sur le rôle des « forces profondes », et notamment de l'information, dans les relations internationales.

TravauxModifier

Renseignement économiqueModifier

Boursier, entre 2008 et 2009, au Centre d'études et de recherches européennes Robert Schuman (université de Luxembourg), il a travaillé sur le thème du renseignement économique en s'intéressant notamment au rôle de l'information dans l'activité économique, à travers l'exemple de la sidérurgie luxembourgeoise. En 2015, les résultats de ses travaux sont publiés aux éditions Peter Lang, dans un ouvrage intitulé Les réseaux du fer, ayant pour sous-titre "information, renseignement économique et sidérurgie luxembourgeoise entre France, Belgique et Allemagne 1911-1940".

Directeur de recherche au sein du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), à Paris, il a contribué au développement des études de renseignement en France.

Place des médias dans les relations internationalesModifier

Au sein du Centre d'études et de recherches sur les médias en Europe (CERIME) de l'université de Strasbourg (1999-2007), il a travaillé sur l'histoire des médias et la médiatisation des relations internationales, au travers des crises notamment.

Affaire Ben BarkaModifier

Il a travaillé aussi sur le rôle des services de renseignement dans l'Affaire Ben Barka, analysée aussi bien en « regard du "Grand Jeu" des services de renseignement au milieu des années 1960 »[4] que de l'héritage de la décennie précédente qui avait vu les précédents directeurs de la Sûreté nationale assumer « un rôle dans les missions »[4] de La Main rouge, « faux-nez du SDECE et de la DST, au Maroc »[4],[5] ,[6].

PublicationsModifier

  • Renseignement et avant-guerre de 1914 en Grande région, sous la direction de Gérald Arboit, avec une préface d'Olivier Forcade, Paris, CNRS Editions, 2016, 168 pages.
  • Les réseaux du fer, Volume 9 de Études luxembourgeoises / Luxemburg-Studien, Francfort, Peter Lang GmbH, 2015, 411 pages.
  • Pour une École française du renseignement, Paris, Ellipses, 2014, 256 pages.
  • Des services secrets pour la France. Du Dépôt de la Guerre à la DGSE, 1856-2013, préface du général (2e s.) Michel Masson Paris, CNRS Editions, 2014, 444 pages.
  • Au cœur des services secrets. Idées reçues sur le renseignement, Paris, Cavalier bleu, 2013, 208 pages.
  • La Guerre froide, Rennes, Éditions Ouest-France, 2012, 128 pages.
  • Saint-John Philby contre Lawrence d'Arabie, Rennes, Éditions Ouest-France, 2012, 160 pages.
  • Schulmeister. L'espion de Napoléon,Rennes, Éditions Ouest-France, 2011, 176 pages.
  • Histoire mondiale de l'espionnage, avec Eric Denécé, Rennes, Éditions Ouest-France, 2010, 128 pages.
  • James Angleton. Le contre-espion de la CIA (Paris, Nouveaux Mondes, 2007), 175 pages.
  • La guerre en Irak. Les médias et les conflits armés, sous la direction de Gérald Arboit et Michel Mathien (Bruxelles, Bruylant, 2006), 330 pages.
  • Fragments de la vie de Charles Schulmeister de Meinau. Un mémoire inédit de l’espion de l’Empereur Napoléon Ier, préface d’Eric Denécé (Paris, L’Harmattan, 2003), 139 pages.
  • Aux sources de la politique arabe de la France. Le Second Empire au Machrek, préface de Jacques Frémeaux, professeur à la Sorbonne (Université de Paris-IV) (Paris, L’Harmattan, 2000), 336 pages.
  • Terres-Rouges. Le fer et le feu à Audun-le-Tiche, travail commandé par le Comité d’établissement de l’A.R.B.E.D., division des mines françaises (Knutange, Fensch Vallée, 1997), 171 pages.
  • Le Saint-Siège face au nouvel ordre au Moyen-Orient. De la guerre du Golfe à la reconnaissance diplomatique d’Israël (Paris, L’Harmattan, 1996), 222 pages.

Notes et référencesModifier

  1. Aux sources de la politique arabe de la France : le Second Empire au Machrek, Strasbourg III, 1999 - SUDOC 08647961X
  2. Renseignement : la dimension de l’histoire contemporaine de la France, Arras, 2012 - SUDOC 174414609
  3. Site officiel [1]
  4. a b et c "Affaire Ben Barka : le point de vue des services de renseignement", notice historique numéro 43, par Gérald Arboit, Centre Français de Recherche sur le Renseignement, en 2015 [2]
  5. "Où la mémoire s’attarde", par Raymond Aubrac, aux Editions Odile Jacob, 1996, page 233, cité par l'historien [[Gérald Arboit]] en 2015 dans "Affaire Ben Barka : le point de vue des services de renseignement", notice historique numéro 43 [3] 
  6. "Ben Barka, Hassan II, De Gaulle, ce que je sais d’eux", par [[Maurice Buttin]] aux Editions  Karthala, en 2010, , cité par l'historien [[Gérald Arboit]] en 2015 dans "Affaire Ben Barka : le point de vue des services de renseignement", notice historique numéro 43 [4] 

Liens externesModifier