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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Génération perdue (film, 1987).

Le terme de Génération perdue (Lost Generation) désigne aussi bien une génération sociologique qu'un courant littéraire américain de l'entre-deux-guerres.

Sommaire

HistoireModifier

L'expression a été forgée par Gertrude Stein pour décrire un groupe d'auteurs américains expatriés à Paris durant l'entre-deux-guerres. Dans le roman posthume Paris est une fête (A Moveable Feast), Ernest Hemingway dévoile sous la forme d'une anecdote transposée que le nom de « génération perdue » n'a aucune connotation tragique, bien au contraire.

Durant les années 1920, la librairie Shakespeare and Company, ouverte 12 rue de l'Odéon par Sylvia Beach sert de point de ralliement : les Américains y croisent d'autres écrivains anglo-saxons mais pas seulement. Des liens, des amitiés se forment : par exemple, Carresse et Harry Crosby lancent leur structure éditoriale, Black Sun Press, puis Eugène Jolas fonde la revue littéraire d'avant-garde Transition.

Membres notablesModifier

Le mouvement compte parmi ses membres Ernest Hemingway, le plus emblématique, John Steinbeck, John Dos Passos, F. Scott Fitzgerald, Ezra Pound, Sherwood Anderson, Waldo Peirce, Sylvia Beach, T. S. Eliot et Gertrude Stein elle-même. Tous ont vu et raconté la perte de transcendance d'une Amérique bouleversée par les mutations sociales et morales, ainsi que l'expérience de la Première Guerre mondiale. Francis Scott Fitzgerald est souvent considéré comme le chef de file de la Génération perdue.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Article connexeModifier