Gédéon Ouimet

politicien canadien

Gédéon Ouimet
Illustration.
Gédéon Ouimet, ca. 1875
Fonctions
2e premier ministre du Québec

(1 an, 6 mois et 26 jours)
Lieutenant-gouverneur René-Édouard Caron
Législature 1re, 2e, 3e
Prédécesseur Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
Successeur Charles-Eugène Boucher de Boucherville
BarreauQuebec Logo.png 3e Bâtonnier du Québec
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sainte-Rose (Bas-Canada)
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès Saint-Hilaire (Canada)
Parti politique Conservateur
Conjoint Marie-Jeanne Pellant
Profession Avocat

Signature de Gédéon Ouimet

Gédéon Ouimet
Premiers ministres du Québec

Gédéon Ouimet (né le [1] à Sainte-Rose et mort le à Saint-Hilaire) est un avocat, homme politique et fonctionnaire québécois. Il est député de la circonscription de Deux-Montagnes à l'Assemblée législative du Québec de 1867 à 1876. Il est procureur général du Québec[2] de 1867 à 1873 puis il devient le 2e premier ministre du Québec de 1873 à 1874[3]. Il est surintendant de l'Instruction publique de 1876 à 1895[4].

BiographieModifier

Gédéon Ouimet est le fils de Jean Ouimet, cultivateur, et de Marie Bautron. À partir de 1834, il étudie au séminaire de Saint-Hyacinthe puis de 1837 à 1839 au petit séminaire de Montréal[2]. En 1839, il commence son stage en droit dans l'étude de son frère André[5]. Le , il est admis au Barreau de Montréal[5]. Il s'établit à Saint-Michel-de-Vaudreuil[5]. Le , il épouse à Montréal Marie-Jeanne Pellant[5]. De 1852 à 1854 il est maire du village de Saint-Michel-de-Vaudreuil[5]. En 1853[2], il s'installe à Montréal, où il pratique sa profession dans l'étude Ouimet, Morin et Marchand[5],[6]

Il milite au parti libéral-conservateur. Lors de l'élection générale canadienne de , il est élu député de la circonscription électorale de Beauharnois à l'Assemblée législative du Canada-Uni. Il est défait lors de l'élection générale suivante, en 1861[5].

À l'élections générales québécoises de 1867, il est candidat du parti bleu et élu sans opposition député de la circonscription de Deux-Montagnes à l'Assemblée législative du Québec[2]. Il est bâtonnier du Barreau de Montréal en 1869 et bâtonnier du Québec en 1869 et en 1870[2]. Il est président de l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1869 et en 1870[2]. Il est réélu député de Deux-Montagnes à l'élection générale de 1871. Du au , il est Procureur général dans le gouvernement de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau.

Premier ministre de la province de Québec [3]Modifier

 
Pierre tombale de Gédéon Ouimet, cimetière Notre-Dame-des-Neiges, Montréal.

En , Chauveau démissionne de son poste de premier ministre. Gédéon Ouimet devient premier ministre. Il fut le deuxième premier ministre du Québec du au [3]. Il occupe aussi en même temps les postes de ministre de l'Instruction publique et de Secrétaire et Registraire de la province[7]. Il démissionne comme premier ministre à la suite du scandale des Tanneries[8],[3]. Charles-Eugène Boucher de Boucherville lui succède. Oumet conserve son poste de député et retourne à la pratique du droit[5]. À l'élection générale de 1875, il est réélu sans opposition député de Deux-Montagnes. Le , le juge Francis Godschall Johnson, appelé à se prononcer sur l’affaire des Tanneries, déclare n'y avoir trouvé aucune preuve de conspiration ou de fraude[5].

En 1875, le gouvernement de Boucher fait adopter une loi qui remplace le ministre de l'Instruction publique (poste qui est occupé par le premier ministre) par un surintendant[5]. Le , Gédéon Ouimet est nommé surintendant de l'Instruction publique par Boucher et démissionne comme député. Il occupe le poste de surintendant de l'Instruction publique pendant vingt-neuf ans. En 1895, il prend sa retraite comme surintendant[5]. Le , il est nommé membre du Conseil législatif (pour la division de Rougemont)[5], poste qu'il occupe jusqu'à sa mort[2].

Gédéon Ouimet est enterré au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal[2].

DistinctionsModifier

Gédéon Ouimet a reçu les distinctions suivantes[2] :

 
Gédéon Ouimet a été nommé Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

HonneursModifier

  • Le pont Gédéon-Ouimet, qui relie Laval à Boisbriand en enjambant la rivière des Mille-Îles, est nommé en son honneur.
  • Le Centre Gédéon-Ouimet de la Commission scolaire de Montréal a été nommé en son honneur. Cette institution publique dessert annuellement environ 1 200 élèves inscrits à l'un de ses trois programmes de formation: l'enseignement général relié aux études secondaires, un autre en alphabétisation-francisation et la formation Français de transition destinée surtout aux jeunes allophones âgés seize ans et plus. Construit par Joseph Venne en 1914, ce centre, qui fait partie du patrimoine architectural de la Ville de Montréal, célébra son centenaire en 2014.
  • La rue Gédéon-Ouimet a été nommée en son honneur à Québec[9].

RéférencesModifier

  1. https://archivesdemontreal.ica-atom.org/gedeon-ouimet-20
  2. a b c d e f g h et i « Gédéon OUIMET (1823-1905) », notice biographique sur le site de l'Assemblée nationale du Québec
  3. a b c et d Gédéon Ouimet sur L'Encyclopédie canadienne
  4. https://qspace.library.queensu.ca/bitstream/handle/1974/10973/memoiresurlaloi400arch.pdf?sequence=1&isAllowed=y
  5. a b c d e f g h i j k et l Michèle Brassard et Jean Hamelin, « OUIMET, GÉDÉON », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 30 juin 2013
  6. « Biographie – OUIMET, GÉDÉON – Volume XIII (1901-1910) – Dictionnaire biographique du Canada », sur biographi.ca (consulté le 5 août 2020).
  7. Les titulaires de ministères depuis 1867. Cabinet Ouimet.
  8. Histoire Québec.
  9. « Fiche », sur www.ville.quebec.qc.ca (consulté le 18 août 2019).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

(en) Gédéon Ouimet —Queens University

(en) Gédéon Ouimet —The Canadian Magazine of Politics, Science, Art and Literature