Fu Shan

calligraphe

Fu Shan ou Fou Chan, surnoms : Dingchen et Qingzhu, noms de pinceau : Renzhong, Liuchi Suili, Silu, Zhuyi, Gongzhita, Shi Daoren, selon les périodes de sa vie, est un peintre chinois du XVIIe siècle. Selon les sources[Lesquelles ?], il est né en 1602 ou 1605, originaire de Yangquan ou de Taiyuan, province du Shanxi, et mort en 1683, 1684, ou 1690.

Fu Shan
Image dans Infobox.
Calligraphie en cursive par Fu Shan (1602-1695)
Naissance
Décès
Prénoms sociaux
青竹, 青主Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités

BiographieModifier

Dans la mesure où la plupart des peintres et calligraphes célèbres sont originaires du Sud, quand un artiste du Nord se distingue, il attire énormément l'attention. Tel est le cas de Fu Shan.[réf. nécessaire] Après la chute des Ming, Fu se met à porter un manteau rouge et adopte le nom de Taoïste en Habit Rouge pour montrer sa loyauté à la dynastie déchue. Il vit dans l'obscurité, pratiquant la médecine, peignant, vendant des calligraphies et gravant des sceaux en pierre. Ses œuvres attirent néanmoins l'attention des autorités Qing, qui tentent de l'enrôler au service du gouvernement. Il refuse fermement. Ses paysages sont d'une maladresse anachronique, comme on peut le voir dans son Album de paysages. il aime les images étranges et théâtrales, les formes bizarres et les couleurs choquantes; comme ses poèmes et ses calligraphies, ses peintures ont un sens caché[1].

Physicien, grand calligraphe et peintre, il est surtout connu pour sa brillante carrière de haut fonctionnaire. À la chute de la dynastie Ming, en 1644, il se retire dans la campagne pour s'occuper de sa mère, et même après le retour de la paix, continue de vivre comme un paysan isolé. Néanmoins, en 1678, sous le règne de l'empereur Qing Kangxi, il est nommé «lettré au vaste savoir» et secrétaire au Grand Secrétariat: Il n'honore jamais véritablement cette haute fonction et se retire dans sa province natale près de Taiyuan. À sa mort un temple commémoratif lui est élevé à Taiyuan, le Fugoug-ci[2].

Style et mouvement personnelModifier

Ses œuvres calligraphiques, tout spécialement celles réalisées en cursive, sont indisciplinées et émouvantes, et reflètent les émotions violentes de son cœur. Avec conviction, il proclame:«Je préfère que mes calligraphies soient maladroites plutôt que raffinées. Je préfère la difformité à la fourberie, le spontané au prémédité[n 1]»[3].

Les histoires fabuleuses sur son très estimable talent de calligraphe et de peintre sont encore courantes aujourd'hui chez les paysans de la Chine du nord-ouest. Une grande partie de ses écrits sont groupés et publiés, une première fois en 1747, puis en 1853 et en 1911, sous le titre de Shuanghongkan puis de Selu zazhu. Comme peintre, il est, comme Luo Ping, dans la lignée des excentriques du début de la dynastie Qing et de dong Qichang; c'est un peintre de paysages et de bambous. Ses paysages sont d'une exécution très libre et d'une ordonnance spatiale curieuse: séquences de formes géométriques simplifiées et séquences presque pointillistes, texture des montagnes peu détaillée mais grand sens de la structure interne. ses bambous sont loués pour le rythme vital qui les anime[4].

Appelé à Pékin, la capitale, par l'empereur Qing Kangxi en 1676, Fu shan s'excuse auprès du souverain en faisant état de l'âge et de la maladie. Après avoir reçu un titre au Grand Conseil, il est autorisé à rentrer chez lui et il revêt l'habit des religieux taoïstes. Il est bon poète et bon prosateur. Peintre qui se veut totalement libre de son expression (!), il peint surtout des paysages. Les maîtres Yuan sont ses modèles[5].

MuséesModifier

 
Paysage de Fu Shan (1602-1695).
  • Hong Kong (Ho Kuan-Wu):
    • Moine assis avec un spectre et un bol à aumônes devant lui, longue inscription signée.
  • Osaka (mun. Art Mus.):
    • La falaise, encre sur soie.
  • Pékin (Mus. du Palais):
    • Ponts et un pavillon sur pilotis au-dessus d'un ruisseau au pied d'une montagne, inscription datée 1666.
  • Tientsin:
    • Paysage, couleurs sur soie, feuille d'album.

BibliographieModifier

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 5, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2-7000-3015-X), p. 773-774.
  • Nicole Vandier-Nicolas, Peinture chinoise et tradition lettrée : expression d'une civilisation, Paris, Éditions du Seuil, , 259 p. (ISBN 2-02-006440-5), p. 235.
  • Yang Xin, Richard M. Barnhart, Nie Chongzheng, James Cahill, Lang Shaojun, Wu Hung (trad. de l'anglais par Nadine Perront), Trois mille ans de peinture chinoise : [culture et civilisation de la Chine], Arles, Éditions Philippe Picquier, , 4 02 p. (ISBN 2-87730-341-1), p. 272-273-274-275-363.
  • A. Hummel: Eminent Chinese of the Ch'ing Period, Washington, 1943.

Notes et référencesModifier

Notes
  1. Fu Shan, Shuanghongkan ji (Recueil d'œuvres de la Pagode Suanghong), 2 volumes (réimp. Taiyuan: Éditions du peuple du Shanxi, 1985). Traduit par Qian-shen Bai in The Jade Studio(New Haven, Yale University Art Gallery, 1994

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Références

Liens externesModifier