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Front syndical de classe

Le Front syndical de classe succède en 2009 au Collectif unitaire pour un front syndical de classe (CUFSC) créé en 2005 par des militants CGT et FSU qui affirment vouloir unir les initiatives de défense du syndicalisme de luttes de classe et de masse et aider les syndiqués à se réapproprier l’outil syndical.

Le FSC est issu des courants marxistes-léninistes du PCF, proches du PRCF.

Le FSC a participé avec d'autres regroupements syndicaux à des initiatives communes (comme le blog "Où va la CGT?" animé par l'Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne, ou l'intervention commune avec CL-CGT et le CGTE-Dalkia lors du 16e congrès de la FSM à Athènes[1].

Des militants syndicaux (CGT, FSU, CGT-E Dalkia), venant de 28 départements et de divers secteurs d'activités (Métallurgie, Livre, Énergie, Transports, Santé, Poste, Éducation de la Maternelle à l'université...), ont fondé l'association « Front Syndical de Classe », dans le sillage de la «Lettre ouverte aux États-Majors syndicaux».

Le FSC est proche de la Fédération syndicale mondiale (FSM) du point de vue syndicalisme mondial et milite pour son adhésion. Les principaux syndicats français, CGT en tête, sont au contraire membres de la Confédération syndicale internationale (CSI). Cela peut expliquer une très nette divergence de vue concernant les questions internationales. Dans le cas syrien, le FSC considère, par exemple, que la CGT, La FSU et Solidaires s'alignent sur les "positions des gouvernements français, des États-Unis et britannique, accusant le gouvernement syrien de crimes, pour le moins à ce jour non prouvés, et apportant leur soutien à une prétendue résistance syrienne, pour laquelle, par contre, les preuves s’amoncellent qu’elle est essentiellement constituée, dans sa composante militaire, d’éléments se réclamant du salafisme, des Frères musulmans, dont de nombreux mercenaires étrangers"[2]. Il convient ici de préciser que les Syndicats syriens sont affiliés à La FSM, alors que la CSI les considère sous contrôle du gouvernement baasiste [3].

Le FSC affiche un patriotisme (certains considèrent qu'il s'agit d'un nationalisme alors que le FSC s'est toujours nettement positionné contre le colonialisme, le néo-colonialisme, et pour la défense des travailleurs immigrés) qui le distingue des autres tendances qui se réclament de la lutte de classes. Dans le cadre d'un Arc républicain de Progrès[4] il appelle notamment à rétablir "l'indépendance nationale" et à relancer "le produire en France". Celle-ci étant présentée comme "vassalisée par l'oligarchie germano-américaine".

RéférencesModifier

Lien externeModifier