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Friedrich von Schiller

poète, dramaturge, esthète et historien allemand
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Friedrich Schiller
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Schiller par Anton Graff (1785).
Nom de naissance Johann Christoph Friedrich Schiller
Naissance
Marbach am Neckar
duché de Wurtemberg
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Décès (à 45 ans)
Weimar, duché de Saxe-Weimar
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Activité principale
Poète, dramaturge et écrivain
Auteur
Langue d’écriture allemand
Mouvement Sturm und Drang, classicisme de Weimar
Genres
essai, poésie, théâtre, roman

Œuvres principales

Compléments

Johann Christoph Friedrich (von) Schiller est un poète, écrivain et théoricien de l'esthétique allemand, né le à Marbach am Neckar et mort le à Weimar.

Il fait partie des grands classiques allemand[1]. D'abord célèbre pour ses pièces de théâtre, il est aussi l'auteur de nombreux poèmes et balades devenus des incontournables du patrimoine littéraire allemand. À cette œuvre poétique et théâtrale s'ajoute des essais philosophiques traitant de question esthétiques et sociales, en partilucier La Grâce et la Dignité et les Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme, qui influenceront l'idéalisme tout autant que le romantisme allemand[2]. Il enseignera aussi l'histoire, mettant en avant d'idée d'une "histoire universelle"[3]. Son amitié avec de Johann Wolfgang von Goethe, autre figure centrale de la culture allemande, marquera fortement la fin de sa vie et de son œuvre[4].

Sommaire

BiographieModifier

Johann Christoph Friedrich Schiller[5] est né en 1759 à Marbach am Neckar, en Allemagne, d’un père militaire dans les armées du Wurtemberg. Quelques années plus tard, vers 1766 sa famille s’installe à Ludwigsbourg et y reste jusqu’en 1780. Bien qu’il passe son enfance et sa jeunesse dans une certaine pauvreté, il attire l’attention du duc de Wurtemberg, Charles-Eugène, qui lui propose d'intégrer les rangs dans l'établissement qu'il a créé, la Karlsschule. En 1773, Schiller commence à étudier le droit puis à partir de 1775 la médecine.

En 1780, il écrit son Diplomarbeit (mémoire de fin d’études) et devient médecin militaire à Stuttgart. En 1781, il publie Les Brigands anonymement. En 1782, Schiller, médecin militaire, se retrouve en détention quelques jours à Asperg pour cause d’éloignement non autorisé (presque de la désertion). Il était allé assister à Mannheim à la représentation de sa pièce Les Brigands sans autorisation.

En 1783, il travaille comme bibliothécaire et obtient un contrat jusqu’en 1785 comme poète de théâtre à Mannheim. Pendant quelques années, il déménage souvent (Leipzig, Dresde, Weimar) et rencontre pour la première fois Goethe en 1788. À la fin de cette année, il décroche une place de professeur d’histoire et philosophie à Iéna où il s’installe l’année suivante. Il écrit des œuvres historiques. Il sympathise alors avec un autre personnage célèbre de son temps : Wilhelm von Humboldt.

 
Schiller sur son lit de mort, par Ferdinand Jagemann.
 
Charlotte von Lengefeld

En 1790, il épouse Charlotte von Lengefeld. En 1791, il devient pensionnaire du prince Frédéric-Christian d’Augustenborg. En 1794, Goethe le pousse à écrire pour le journalisme satirique. Le 26 août 1792, la France de la Révolution française lui donne la citoyenneté française[6], à la suite de ses nombreux écrits contre les tyrans ; il ne l’apprend qu’en 1798. En 1799, il retourne à Weimar où Goethe le convainc d’écrire de nouvelles pièces de théâtre. Il prend avec Goethe la direction du théâtre de la Cour grand-ducale qui se place très vite à la pointe de la scène théâtrale allemande, permettant une renaissance du genre dramatique. En 1802, il est anobli : la particule von est ajoutée à son nom. Il reste à Weimar jusqu’à sa mort de la tuberculose, à l’âge de 45 ans.

Depuis 1934, l'université de Iéna porte le nom de Friedrich-Schiller.

ŒuvresModifier

 
Monument en souvenir de Goethe et Schiller à Weimar.

PoésieModifier

EssaisModifier

 
Kleinere prosaische Schriften. 1 (1792)

ThéâtreModifier

 
Édition originale de Guillaume Tell illustrée par Georg Melchior Kraus

TraductionsModifier

RécitsModifier

  • 1786 : Le Criminel par infamie

HistoireModifier

CorrespondanceModifier

  • Lettres à Körner, Guillaume de Humboldt, Goethe, etc.

RéceptionModifier

 
Johann Christoph Friedrich Schiller

Les problèmes que traite l’œuvre de Schiller, qu’ils soient politiques, éthiques ou tout simplement esthétiques, ont contribué de façon majeure à l’avancée des idées à la fin du XVIIIe siècle. Plus encore que Goethe, il a influencé le romantisme allemand. Dans les dernières années de sa vie, Schiller a voulu doter l’Allemagne d’un « classicisme » qu’elle n’avait pas connu. Il traduit la Phèdre de Racine pour Weimar, et emprunte des méthodes dramatiques à la tragédie grecque. D’où son double statut de classique et de romantique, et sa place centrale dans la littérature allemande et européenne.

Parmi les grands admirateurs de Schiller, on trouve Fiodor Dostoïevski mais aussi Ludwig van Beethoven, Giuseppe Verdi, Thomas Mann ainsi que Victor Hugo.

CitationsModifier

  • « Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain. » dans Die Jungfrau von Orléans (1801)
  • « Les grands arrêteront de dominer quand les petits arrêteront de ramper »

Notes et référencesModifier

  1. Encyclopædia Universalis, « FRIEDRICH VON SCHILLER », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 19 novembre 2018)
  2. (de) Rüdiger Safranski, Schiller: oder Die Erfindung des Deutschen Idealismus, Carl Hanser Verlag, (ISBN 9783446205482, lire en ligne), p.590 et p.808
  3. (de) Rüdiger Safranski, Schiller: oder Die Erfindung des Deutschen Idealismus, Carl Hanser Verlag, (ISBN 9783446205482, lire en ligne), p. 549
  4. Safranski, Rüdiger., Goethe und Schiller : Geschichte einer Freundschaft, C. Hanser, (ISBN 9783446233263 et 3446233261, OCLC 430887964, lire en ligne)
  5. La particule n'a été ajoutée qu'en 1802.
  6. Décret du 26 août 1792.

FilmographieModifier

BibliographieModifier

SourcesModifier

  • Pierre-Aubin Paillart, Étude littéraire sur les tragédies de Schiller (traduction en vers de M. Th. Braun), par M. Paillart, 1867.

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Voir aussiModifier