Fresque des boxeurs

La fresque des boxeurs ou fresque du pugilat est une peinture murale qui ornait le mur sud de la salle B1 du bâtiment B de la colonie préhistorique d'Akrotiri, sur l'île de Théra (Santorin). La fresque mesure 2,75 m de haut sur 0,94 m de large. Sur le mur ouest de la même pièce se trouvait la fresque des antilopes.

Fresque des boxeurs

La fresque des boxeurs et celle des antilopes sont conservées au musée national archéologique d'Athènes[1].

DescriptionModifier

La fresque des boxeurs mesure 2,75 × 0,94 m. Deux jeunes enfants, paraissant âgés de 6 à 8 ans, boxent ensemble. Les enfants ne portent que des ceintures. Les corps sont rendus en rouge. L'enfant de droite semble plus jeune que l'autre. L'enfant de gauche se pare d'un collier, d'un bracelet de pierres précieuses bleues, d'un bracelet de cheville et d'une boucle d'oreille en or. Chacun porte à la main droite un gant de boxe. Ils ont la tête rasée, à l’exception de deux grandes mèches dans le dos et de deux plus petites au-dessus du front[2].

Spyridon Marinatos avait d'abord pensé qu'ils portaient des sortes de casquettes bleues[3], mais par comparaison avec d'autres peintures murales, comme celle des cueilleuses de safran, on a supposé que c'était la tête rasée elle-même qui était représentée en bleu clair. La différence dans la parure des deux enfants a été interprétée comme une indication d'un statut social différent, mais il a aussi été suggéré que l'enfant de gauche pouvait être une fille. Le fond de la fresque est blanc et rouge, représentant probablement le ciel et la terre.

La fresque des jeunes boxeurs est conservée au Musée national archéologique d'Athènes (inv. 1974 26b).

Objet Description Origine et datation
  Fresque des antilopes Akrotiri (Santorin),
XVIe siècle av. J.-C.
  Fresque des boxeurs Akrotiri (Santorin),
XVIe siècle av. J.-C.

Sources, référencesModifier

  1. Semni Karouzou, Guide illustré du musée national archéologique d'Athènes, Ekdotikè Athènôn, Athènes, 1978, p. 159 et 164.
  2. "Τοιχογραφία των "Πυγμάχων"", Ιστοσελίδα Υπουργείου Πολιτισμού
  3. Spyridon MarinatosTrésors de Théra (Θησαυροί της Θήρας), Έκδοση Εμπορικής Τράπεζας της Ελλάδος, Athènes, 1972.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • (de) Christos G. Doumas, Die aktuellsten archäologischen Funde in Akrotiri auf Thera : Manuskript eines Vortrags, Weilheim i. Obb., Verein zur Förderung der Aufarbeitung der Hellenischen Geschichte, (OCLC 163192057)
  • (de) Christos G. Doumas (trad. Werner Posselt), Thera Santorin – Das Pompeji der alten Ägäis, Berlin, Koehler & Amelang, coll. « Kulturhistorische Reihe » (no 100), , 159 p. (ISBN 3-7338-0050-8 et 978-3-733-80050-5, OCLC 75237433)
  • (en) Phyllis Young Forsyth, Thera in the Bronze Age, New York, Peter Lang, coll. « American university studies / IX History » (no 187), , 201 p. (ISBN 0-8204-3788-3 et 978-0-820-43788-0, OCLC 36746394)
  • (de) Nanno Marinatos, Kunst und Religion im alten Thera : Zur Rekonstruktion einer bronzezeitlichen Gesellschaft, Athènes, Mathioulakis, , 128 p. (ISBN 978-960-7310-26-2 et 9-607-31026-8, OCLC 311729570)
  • (en) Lyvia Morgan, The Miniature Wall Paintings of Thera, Cambridge, Cambridge University Press, coll. « Cambridge classical studies », , 234 p. (ISBN 0-521-24727-6 et 978-0-521-24727-6, OCLC 14967081)
  • (en) Clairy Palyvou, Akrotiri Thera : An architecture of affluence 3500 years old, Philadelphie, INSTAP Academic Press, , 209 p. (ISBN 1-931534-14-4 et 978-1-931-53414-7, OCLC 860621714)
  • (en) Panayiota Sotirakopoulou, « The Early Bronze Age Stone Figurines From Akrotiri on Thera and Their Significance for the Early Cycladic Settlement », The Annual of the British School at Athens, vol. 93,‎ (ISSN 0068-2454)

Articles connexesModifier

Références externesModifier